Réunion NAO du 28 septembre 2017

Publié le par CFE-CGC Métiers de l'Emploi

Comme convenu durant la NAO de début d'année, une clause prévoyait une réunion supplémentaire en septembre. Cette réunion s'est tenue le jeudi 28 septembre 2017.

 

La première partie de la réunion a abordé un autre point que la NAO mais qui touche directement les salaires (la hausse de la CSG et les conséquences pour les salaires des agents de Pôle Emploi avec leurs spécificités selon les statuts et les niveaux).

 

Si le projet gouvernemental est clairement annoncé comme accompagné d'une hausse du pouvoir d'achat pour les actifs, dans les faits, tous les actifs ne sont pas concernés de la même façon et en particulier chez nous, à Pôle Emploi.

 

Si, en dehors de Pôle Emploi, les salariés du privé peuvent espérer que la compensation de la hausse de 1,7% de la CSG, par la baisse (plus importante mais étalée) de certaines cotisations apportera bien un gain salariale à ces salariés, les fonctionnaires eux semblent ne pouvoir espérer qu'une stricte compensation aboutissant à une absence de gain.

 

A Pôle Emploi nous n'avons pas une mais trois situations :

  1. Les agents de statut public
    => la direction nous répond que la méthode qui sera décidée pour les fonctionnaires sera celle appliquée aux agents sous statut public à Pôle Emploi. Donc aucun gain de pouvoir d'achat !
     
  2. Les agents sous statut privé au-dessus du seuil et donc soumis à la contribution exceptionnelle de solidarité.
    => si les taux (+1,7% pour la CSG, suppression maladie/maternité/inv/décès-0,75) et de la contribution exceptionnelle de solidarité (1%)) montre une baisse plus importe que la hausse (0,05%), ces taux s'appliquent à des bases différentes qui nous laissent penser que cela induit au final une baisse de revenu. La Direction nous dit que la différence sera compensée. Donc aucun gain de pouvoir d'achat !
     
  3. Les agents sous statut public sous le seuil et non soumis à la contribution exceptionnelle de solidarité.
    => Comme il n'est pas possible de compenser par la suppression de cette contribution, la compensation promise par l'employeur sera plus importante mais là encore, aucun gain de pouvoir d'achat !

 

La difficulté est que pour le deuxième et le troisième cas, la situation d'un même agent peut fluctuer autours du seuil déclenchant cette contribution. La difficulté pour l'employeur, sera de trouver un mécanisme pouvant s'adapter à une situation qui ne sera pas nécessairement figée dans le temps ! 

 

En conclusion, sur la mesure "CSG", si l'employeur cherche comment compenser pour qu'il n'y ait pas de perte de pouvoir d'achat, il ne cherche par contre pas à atteindre l'objectif du gain salarial promis par le Président de la République.

 

Sinon, parce que c'était tout de même l'objet de la réunion, quid de la NAO ?

L'employeur n'a laissé aucune place au suspens en disant tout de suite qu'il n'avait rien pour accompagner une augmentation généralisée des salaires, donc 0 pour cette séance de revoyure. 2017 en restera donc au 0,5% d'avril !

 

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