Compte rendu du Comité Central d’Entreprise du 30 octobre 2017

Publié le par CFE-CGC Métiers de l'Emploi

Cette séance  a débuté par un échange sur les propos tenus par Laurent WAUQUIEZ sur le laxisme supposé des conseillers de Pôle emploi. Ces propos ont donné lieu à deux déclarations liminaires de la CGT-FO et de la CFDT. La CFE-CGC s’est associée à la réprobation exprimée par les Organisations Syndicales et à la demande d’une réponse de la DG face à ces propos particulièrement mal venus au moment où l’on recommence à entendre une « petite musique » négative concernant l’efficacité de Pôle emploi.

Interrogé sur ce même sujet, plus tard au cours de la séance, le DG a indiqué qu’il ne souhaitait pas donné plus de poids à ces propos qu’ils n’en méritent.

  1. Information et consultation sur l’évolution de la fiche emploi de Référent(e) Réglementaire Applicatif
    (avec la participation de Françoise INIZAN, pour la DG)

Ce sujet vient devant le CCE après le travail conduit dans le cadre de l’Observatoire National des Métiers (ONM), le tout s’inscrivant dans le contexte de la négociation sur la classification.

Informations / Explications DG :

  • L’idée est de faire apparaître de quelle manière un RRA peut évoluer vers un emploi autre que managerai.
  • A travers l’évolution de la dénomination, la notion de de référent « métier » se substituer à la notion de référent « règlementaire et applicatif ».
  • Il appartient à l’ELD mais n’a pas de responsabilité managériale.
  • Parmi ses missions, il assure toujours l’interface entre les agences et les services d’appuyées fonctions support en charge de l’offre de services de Pôle emploi.
  • Selon la taille des agences, le référent métier peut contribuer aux activités de supervision de l’accueil sur délégation de l’ELD.
  • L’emploi de référent métier pourrait être amené à davantage se développer et pourra être occupé par des conseillers, quelle que soit leur provenance.

Intervention CFE-CGC :

  • La CFE-CGC partage les alertes exprimées concernant le nombre de RRA et leurs activités de supervision de l’accueil. Attention au fait que les RRA jouent sauvent le rôle de « bouche-trou » à l’accueil.

Informations / Explications DG :

  • Les référents métiers devront être formés en lien avec l’évolution de leur emploi (parcours de perfectionnement en cours de définition). Les formations UM portant sur les compétences d’animation fonctionnelle leur seront accessibles.
  • Leur parcours de carrière pourra se faire à 2 niveaux : E (agents de maîtrise, comme maintenant) et F (cadres).
  • La DG ne souhaite pas nommer le nombre de référents métiers : certaines agences ont 2 RRA, d’autres 3. Plus de RRA doit toujours être envisagé dans une optique d’équilibrage des ressources sein de l’agence, sans traduction par une spécialisation indemnisation /emploi.
  • La dénomination « référent expert métiers » n’a pas été retenue pour éviter toute confusion avec les experts métiers. Par contre, cette notion d’expertise pourrait apparaître avec cette formulation : « placé sous l’autorité hiérarchique directeur d’agence, le RRA est membre de l’ELD sans responsabilité managériale. Il mobilise et coordonne un ensemble d’expertises. ».

Recueil d’avis sur la fiche modifiée avec mise en œuvre au 1/12/2017: la fiche

  • 19 votants ; 12 votes positifs (5 CFDT, 2 CFTC, 2 CFE-CGC, 2 SNAP, 1 SNU) et 7 votes négatifs (2 CGT et 5 CGT-FO).
  1. Consultation sur les évolutions de procédure de recrutement externe
    (avec la participation de Françoise INIZAN et Priscilla GRANMAIRE, pour la DG)

Informations / Explications DG :

  • PE s’appuiera bien sur un prestataire externe qui propose notamment une plate-forme de délivrance de tests. Lorsque des tests feront appel à des situations de PE, c’est bien PE qui construira ces situations. Les tests de logique et de raisonnement sont achetés.
  • PE attend de ce processus et de l’ingénierie mise en place une homogénéisation des méthodes de recrutement qui sont très hétérogènes
  • Un diagnostic a eu lieu montrant que la déconcentration est allée trop loin en matière de recrutement. Le recrutement des CDD est trop souvent laissé à la main des managers. Or 90% des CDI recrutés sont des CDD.
  • L’ingénierie concernera les nouveaux recrutés (pas les CDD en cours).
  • Dans l’attente de la mise en place du portail de recrutement, les offres seront diffusées sur pole-emploi.fr. Toute offre en CDI continuera à être diffusée sur la BDE.
  • Le sourcing des conseillers ne sera pas abandonné.
  • Il n’y a pas d’opposition entre la MRS et le dispositif proposé : c’est de la MRS sous forme digitale.
  • Le CDI reste le mode normal de recrutement (1200 personnes par an).
  • Pour le recrutement des cadres dirigeants et des cadres supérieurs, PE opte pour un regard croisé (externe/interne).
  • PE a lancé un appel d’offres avec un cahier des charges public.

Recueil d’avis :

  • 19 votants ; 11 abstentions (5 CFDT, 2 CFTC, 2 CFE-CGC, 2 SNAP) et 8 votes négatifs (2 CGT, 5 CGT-FO, 1 SNU).

Explication vote CFE-CGC :

  • les enjeux et objectifs sont partagés, mais le timing interroge : une expérimentation plus longue avec consultation du CCE dans un deuxième temps aurait été préférable.

 

  1. Consultation sur les Orientations Stratégiques de Pôle emploi formulées dans la feuille de route 2018
    (avec la participation de Jean BASSERES, DG, et Paul BAZIN, DSAI)

Informations / Explications DG :

  • Le document n’a pas la prétention d’envisager tout ce qui se passera en 2018. Mais 2 éléments majeurs impacteront PE : le Plan d’Investissement sur les Compétences (PIC) et les réformes de l’Assurance-chômage et de la Formation professionnelle.
  • Cette feuille de route s’inscrit clairement dans le mouvement initié en 2012. On a quitté le modèle de la polyvalence pour s’engager dans un mouvement de spécialisation.
  • 2 points importants ressortent de cette feuille de route : le renforcement des synergies dans l’agence et l’évolution de la modalité « suivi » (renforcement de l’animation à distance et mise en œuvre d’un réseau social).
  • 2018 doit marquer la volonté de poursuivre la personnalisation (personnalisation de l’indemnisation, expérimentation du conseiller référent indemnisation, montée en puissance du CEP, gestion des moments clés, traitement des réclamations, projets PES pour les intermittents, etc.)
  • Pour en faire toujours plus pour ceux qui en ont le plus besoin, la feuille de route 2018 apporte 3 éléments nouveaux : amélioration du conseil en formation, montée en puissance de l’accompagnement global et expérimentation TPE.
  • Pour accentuer la présence digitale de PE, 4 éléments majeurs sont contenus dans la feuille de route : bilan personnalisé, notion de profil de compétences, développement des API pour les offres d’emploi et, pour les conseillers, MAP et télétravail.
  • Le mouvement de déconcentration sera poursuivi : rôle rénové des DT, « nouveau pari de la confiance » (un sujet pour les 30 prochaines années !). La question des marges de manuelle est essentielle.
  • 2018 sera aussi l’année d’affirmation d’ambitions fortes (agence de demain, RSO) et l’année de la future convention tripartite avec une large association du réseau et la nécessité de mieux faire connaître PE et ses résultats.

Interventions CFE-CGC :

  • La fourniture d’un bilan à date mettant en perspective la feuille de route est une bonne chose. Il en va de même pour l’affirmation d’un cap maintenu, à la veille d’échéances très importantes pour PE (renégociation de la convention tripartite et réformes à venir).
  • Les orientations stratégiques de PE s’inscrivent dans un contexte de fin de cycle avec une première baisse d’effectifs et des pressions très fortes pour que d’autres suivent.
  • Attention à ne pas entretenir un climat de course permanente aux résultats mesurés par les indicateurs.
  • S’agissant de la trajectoire GDD, plus de prudence serait nécessaire afin de préserver l’expertise de PE, compte tenu des réformes en préparation (assurance-chômage notamment).
  • La qualité des formations prescrites par PE aux DE suscite de vraies interrogations auxquelles des réponses devront être apportées.
  • La méthode privilégiée pour faire émerger les propositions du terrain à la veille de la renégociation de la « tripartite » n’est pas clairement explicitée ; de même, le rôle de la représentation du personnel dans ce mouvement n’est pas évoqué.

Recueil d’avis :

  • 19 votants ; 11 abstentions (5 CFDT, 2 CFTC, 2 CFE-CGC, 2 SNAP) et 8 votes négatifs (2 CGT, 5 CGT-FO, 1 SNU).

Eléments de commentaires / vote CFE-CGC :

  • La manière dont le dossier des orientations stratégiques a été présenté au CCE cette année, est un vrai progrès ; il en va de même pour la qualité du débat.
  • Par contre, nous n’avons pas été entendus sur différents points, notamment notre appel à la prudence concernant la trajectoire GDD.
  • Enfin, nous restons dubitatifs concernant le rôle que joueront les instances représentatives du personnel dans la concertation interne qui va se mettre en place dans la perspective de la future « tripartite ».

Publié dans CCE

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