Compléments variables de rémunération : la CFE-CGC ne signe pas

Publié le par CFE-CGC métiers de l'emploi

Pour vous expliquer la position de la CFE-CGC concernant ce texte, nous avons pensé que vous mettre en copie le courrier adressé au Directeur Général de Pôle Emploi était le plus simple :

 

Monsieur le Directeur Général,


La CFE-CGC métiers de l'emploi vous informe qu'elle ne signera pas l'accord sur les compléments variables de rémunération.

Cette décision, prise à la majorité de notre conseil d'administration est principalement motivée par le fait que, dès le départ, nous n'avons pas pu entrer dans une véritable négociation. Si nous pouvons comprendre votre motivation d'appliquer un dispositif uniforme, cette négociation aurait du être l'occasion de revoir le dispositif public qui a été quasi intégralement repris sans volonté de corriger ses défauts.

La CFE-CGC aurait ainsi voulu plus d'objectivité, de transparence et de sécurisation dans le processus de définition des primes collectives et individuelles ce qui a été continuellement refusé au cours des négociations.

N'oubliez pas que ce dispositif, s'il est connu par une partie du personnel, est nouveau pour une autre et arrive dans un contexte différent. La prime de performance, qui coté public était un élément de base de la réforme statutaire pour la filière management, est ici un élément complémentaire au dispositif de rémunération. Compte tenu de la situation actuelle dans les établissements pour les agents et pour les encadrants dont les conditions de travail se sont fortement dégradées, un tel dispositif ne doit pas uniquement être regardé sous l'angle du gain salarial. L'étude de son impact éventuel sur les conditions de travail et les mesures de sécurisation pour y faire face auraient dû faire parti du dispositif.

Cette décision de la CFE-CGC métiers de l'emploi, qui est une décision lourde et grave est aussi un signal d'alerte que nous vous adressons sur la façon dont vous menez actuellement les négociations. D'autres sujets comme le handicap aujourd'hui et la classification demain pourraient suivre un chemin similaire et nous amener aussi à un échec si vous n'écoutez pas plus nos demandes et si vous nous enfermez dès le départ dans des conditions de négociation trop limitatives. Nous avons l'ambition d'être une organisation syndicale sérieuse autour de la table de négociation mais il nous faut pour cela des règles justes et équitables.

En tant que signataire de la CCN ayant la volonté que l'article 16 puisse s'appliquer au plus vite et compte tenu du résultat de cette négociation, nous vous demandons l'ouverture de nouvelles négociations démarrant sur de nouvelles bases et prenant en compte les raisons de cet échec.

 

Cordialement,


Suzie PETIT et Frédéric-Paul MARTIN

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :