Compte-rendu du CCE extraordinaire du 28 novembre 2018

Publié le par CFE-CGC Métiers de l'Emploi

 

Consultation sur les Orientations stratégiques de Pôle emploi.

 

Le Directeur Général ouvre la séance sur le sujet de la baisse du plafond d’emploi et précise qu’elle ne remet pas en cause la réalisation de nos missions. Pour la DG, il faut tenir compte du budget global intégrant la dynamique favorable UNEDIC avec l’augmentation des cotisations et donc des moyens financiers supplémentaires qui en découlent.

 

Jean BASSERES rappelle le calendrier particulier dans lequel PE se trouve avec le mouvement social du 20 novembre, la négociation de la Convention tripartite à venir, ainsi que celle de l’assurance chômage.

 

Le DG avance qu’un nouveau document stratégique serait rédigé à la fin du 1er trimestre 2019.

Au niveau de la forme Jean BASSERES rappelle que la DG a répondu aux attentes des élus du CCE, notamment en intégrant un Bilan sur l’année écoulée.

Sur le fond ces orientations s’inscrivent dans la continuité.

Pour le DG, 2019 sera une année de consolidation sur des sujets majeurs tels que :

  • L’approche sur les compétences (pour Jean BASSERES, l’enjeu stratégique est de tout premier plan)
  • #versunmétier
  • Montée en charge du Contrôle de la recherche d’emploi

 

Il est aussi question de renforcer le positionnement de PE au sein du SPE d’abord :

  • Par le rapprochement avec CAP Emploi (rapprochement et articulation des offres de service)
  • Avec les Missions locales, le DG se dit plus « nuancé ». Une tension existe à l’interne des ML depuis les déclarations du Premier ministre quant à une éventuelle fusion. Pour la DG, on en est encore loin.
  • Avec l’APEC, poursuite et renforcement du partenariat signé l’année dernière.
  • Avec l’AFPA, avec Parcours compétences.

 

Jean BASSERES rappelle l’importance pour Pôle emploi de son implication sur le PIC, avec une volonté d’améliorer qualitativement l’orientation des demandeurs d’emploi.

Lié à la politique gouvernementale, PE est engagé sur la lutte contre l’exclusion numérique du public, sur le Plan pauvreté avec l’accompagnement global.

Lors de la négociation de convention tripartite, PE proposera la généralisation du conseiller référent indemnisation, l’XP journal de bord pour le DE.

MAP est aux yeux du DG une avancée réelle et nécessaire dans la délivrance de nos services.

 

Le Directeur général évoque également la volonté d’amélioration de notre fonctionnement collectif. L’ambition sera ici de tirer les enseignements des initiatives engagées comme les ateliers de concertation, ADD, NPC ; mieux mobiliser notre intelligence collective pour prendre du « plaisir au travail ».

 

 

Intervention de la CFE-CGC :

 

Notre OS considère comme une avancée dans la réflexion collective que l’apport du Bilan 2017. Cela étant dit, concernant les orientations stratégiques à venir, beaucoup d’incertitudes demeurent en-effet.

Concernant la Convention tripartite, comment allez-vous utiliser le produit de la concertation interne ; l’Assurance Chômage : quel impact sur nos activités et nos charges ; incertitudes liées aux décrets à venir dans le cadre de la Loi sur la Liberté de choisir son avenir professionnel ; incertitudes également concernant le PIC : quel positionnement de PE vis-à-vis des Conseils régionaux ? ces PIC feront-ils de PE un simple prestataire des régions ?

 

Monsieur le Directeur Général, la CFE-CGC souhaiterait aussi vous entendre sur le sujet de la baisse du Plafond d’emploi. Les quelques lignes portées sur le sujet nous interrogent. En quoi les orientations stratégiques préparent PE à un virage inéluctable que représente la baisse des effectifs et l’économie budgétaire voulue par les politiques.

 

 

Jean BASSERES ne partage pas notre point de vue concernant certaines de nos incertitudes notamment sur la prise qu’aura PE sur la négociation tripartite, le DG sera dans la proposition et dans la volonté de les faire aboutir.

Sur la négociation de l’Assurance Chômage, Jean BASSERES n’a pas l’impression d’un impact fort sur les charges reposant sur notre établissement ; mais il a plus d’inquiétudes concernant le maintien du budget UNEDIC en direction de PE.

Sur le PIC, Jean BASSERES ne juge pas que PE est le prestataire des régions. D’ailleurs, quand la région refuse de rentrer dans le PIC, c’est PE qui récupère l’ensemble du budget formation, preuve de la confiance de l’Etat. Le DG rappelle que nos relations sont bonnes avec les CR, des accords existent dans toutes les régions métropolitaines. Pour éviter toute régionalisation de nos missions, il faut avant tout prouver notre utilité et efficacité.

Pour Jean BASSERES, nos orientations sont claires et le DG fait le pari qu’elles seront toutes validées par la Convention tripartite.

 

 

Seconde intervention de la CFE CGC :

 

Concernant le Bilan que vous nous avez proposé : vous avez déjà répondu sur l’une de nos questions quant à la baisse de l’ICT 12, nous rajouterons cependant que les verbatim sont aussi à intégrer dans la réflexion, si les CDE font un réel travail de CDE,

Par ailleurs, vous parlez de la montée en charge progressive de la visio, quelle progression sur un plan national ? Au niveau du Profil compétences : pour la CFE-CGC, le sujet est « assez mode », comment voyez-vous PE sur ce sujet ? comment se positionne Pôle emploi, vis-à-vis des autres acteurs du marché de l’emploi ? Enfin, sur le sujet de l’accompagnement des mobilités, vous évoquez des éléments dans le bilan sans trop en dire, pouvez-vous nous apporter plus de précisions ?

 

 

Le DG nous répond :

  • Concernant la Visio, pour Jean BASSERES, ce sujet reste un mystère ? Pourquoi cela ne décolle pas alors que les agents sont pourtant formés ; a priori cela peut être d’ordre culturel en termes de pratique professionnelle.
  • Sur la Mobilité, pour la DG, 4 dimensions à envisager : améliorer notre diagnostic, passer des marchés avec des plateformes de mobilité com We mouv’, travailler aussi sur nos aides à la mobilité, favoriser la mobilité résidentielle (travail avec les collectivités locales).

 

 

Troisième intervention de la CFE-CGC :

 

Lors de notre première prise de parole, nous avions évoqué la question des ressources humaines, si l’on comprend bien votre réponse, ce sont les gains de productivité qui résolveront cette baisse du plafond ETPT. Pourtant, selon la CFE-CGC, contrairement à ce que vous pourriez avancer, ils ne sont pas inépuisables.

Quant à l’accompagnement du changement, l’encadrement a une place prépondérante ; nous voulions ici rappeler que votre texte n’apporte pratiquement aucune réponse quant à l’accompagnement de la ligne managériale elle-même, qu’avez-vous à nous dire sur ce point alors qu’elle apparaît depuis de nombreuses années totalement « pressurée » par les chantiers trop nombreux ?

Au niveau de l’évolution des IRP à venir, qu’en attendez-vous ?

 

Sur les gains de productivité, le DG pense qu’il faut les mettre en évidence et faire un point sur notre charge globale de travail, tout en observant la réalité de la baisse du chômage.

Concernant le management, Jean BASSERES estime que ce sujet est important et rajoute qu’un accompagnement de qualité est aujourd’hui réalisé.

Quant à sa vision des IRP, le DG souhaiterait qu’on parle demain plus de stratégie et moins de métier, que plus de confiance existe entre les différents acteurs du dialogue social. Jean BASSERES finit de répondre à notre question sur l’évolution des IRP en nous remerciant de l’effort que les organisations syndicales vont réaliser avec la diminution d’un tiers de leurs moyens…

 

VOTE :

4 abstentions (CFE-CGC et CFTC)

16 voix défavorables (FO-CGT, SNU, SNAP, CFDT, CGT)

 

 

Explication du vote de la CFE-CGC Métiers de l’emploi :

 

La CFE-CGC se félicite d’avoir pu avoir échanger sur les orientations stratégiques et d’avoir pu bénéficier des éléments du Bilan à date permettant d’avoir une mise en perspective d’une année sur l’autre.

Les échanges, dont on ne se lasse pas de penser qu’ils sont trop rares, ont confirmé la volonté de la DG d’inscrire PE dans une trajectoire empreinte de stabilité et de continuité.

La CFE-CGC, novatrice, décide d’exprimer lors de cette consultation une abstention de « précaution » !

Nous souscrivons à la plupart de vos orientations stratégiques et sur l’idée que de cette stratégie globale dépend notre survie.

Nous sommes conscients de l’importance du changement dans la continuité et vous savez pouvoir compter sur la mobilisation des agents et de l’encadrement pour œuvrer en faveur des demandeurs d’emploi et de Pôle emploi.

En ces temps chaotiques, prudence est mère de sûreté et nous avons conscience que certains faits sont têtus.

 

Aussi, nous vous formulons plusieurs alertes :

 

  • la déperdition en ligne susceptible d’exister entre l’ingénierie sommitale à la DG et la réalité du terrain,
  • des réserves sur la place des fonctions supports dans l’organisation de demain, avec des ressources en baisse significative
  • de la prudence sur la Trajectoire GDD avec une baisse de charge qui n’est toujours effective et un outillage SI et des façonniers loin d’être au rendez-vous
  • une crainte quant à un gain de productivité potentielle qui ne peuvent être exponentiel alors que nos marges de manœuvres sont de plus en plus restreintes
  • une schizophrénie lorsqu’on observe les positions dangereuses pour PE qu’adoptent certaines OS lors de la négociation d’assurance chômage !
  • quant au développement tant attendu par la CFE-CGC d’une réelle mesure de la QVT des managers

 

Pour 2019, la CFE-CGC appréhende une année d’incertitudes et d’inquiétudes, mais a surtout l’impression que nous allons nous revoir, Monsieur BASSERES, au premier trimestre après la négociation de la Convention tri partite comme vous l’évoquiez dans votre feuille de route.

 

Notre abstention n’est pas un blanc-seing mais bien

un vote pragmatique et de raison.

Publié dans CCE

Compte-rendu du CCE ordinaire du 27 novembre 2018

Publié le par CFE-CGC Métiers de l'Emploi

De nombreuses déclarations sont faites sur la situation à la réunion.

 

Pour mémoire des le 21 novembre, la CFE-CGC Métiers de l’Emploi interpelait la Direction générale sur la situation à la Réunion.

 

La direction a conscience de la situation à la Réunion, avec une cellule de crise nationale en plus de la cellule régionale. Dispositif de soutien pour calcul des dossiers avec l’Ile de France, ainsi que la gestion administrative assurée par le national, notamment pour la paye du personnel.

Concernant la sécurité des agents, ils ne doivent se rendre sur leur site que si cela ne menace pas leur sécurité : le directeur régional a toute latitude pour donner les consignes. Seuls les agents volontaires qui le souhaitent peuvent se rendre sur leurs sites. Ceux qui ne se rendent pas sur leur site, le salaire sera maintenu sans incidence sur leur Horoquartz.

 

 

« Motion de l’ensemble des élu(e)s et RS des organisations syndicales

 au CCE du 27 11 2018

 

                                                                                   Paris, le 27 11 2018 à 10h40

 

Au regard de la situation d’urgence sur l’Île de la Réunion, les élu(e)s et représentant(e)s des organisations syndicales au CCE réunis ce jour en CCE ordinaire exigent que la Direction Générale :

 

  • Décrète immédiatement la fermeture totale de l’ensemble des sites et structures  de Pôle emploi à La Réunion jusqu’à nouvel ordre
  • Impose à l’ensemble du personnel de Pôle emploi de ne pas se rendre sur leurs lieux de travail
  • Maintienne effectivement le salaire des agents (sans imputation d’aucun congé, RTT ou autres) empêchés de se rendre sur leur site jusqu’à nouvel ordre et régularise sur Horoquartz toutes les situations 
  • Reporte la tenue des instances jusqu’à nouvel ordre

 

Par ailleurs, nous rappelons à la direction sa responsabilité d’employeur en termes de sécurité des personnes contrairement aux propos tenus par cette dernière en appelant au libre arbitre de chacun des agents. »

Vote des élus à l’unanimité

 

 

I.     Approbation du PV de la réunion extraordinaire du 20 juillet 2018

 

 

II.    Consultation sur la politique sociale de Pôle emploi 

 

 

Note sur la politique sociale :

 

 

Préambule : La Politique sociale s’inscrit dans le cadre du contrat social. En 2017, le fait marquant a été l’installation de la nouvelle classification liée au référentiel des métiers, la GPEC et le plan de formation pluriannuel.

La DG évoque également :

 

  • la transition professionnelle des agents GDD, ainsi que
  • la poursuite du développement des compétences des collaborateurs.
  • l’accompagnement des managers avec des démarches comme Agence de demain, C’notre perf, Nouveau pari de la confiance et des pratiques managériales favorisant l’autonomie et responsabilisation des collaborateurs.

 

Sur le recrutement des managers : développement de la détection de potentiel.

Sur un plan RH : QVT, groupes d’expression des salariés, extension du télétravail à 20%, ainsi que des actions de lutte contre l’hyper connexion.

Action de digitalisation : SIRHUS développé dès janvier 2018.

Rénovation du dialogue social avec une co-construction Direction-OS : 

 

  • en page 6 : co-construction entre les parties prenantes ‘Cf. sessions Lab).  
  • séminaires de travail qui ont jeté les bases de la négociation des accords à venir d’ici fin 2018 

 

La DG rappelle que nous sommes en  attente de la convention tripartite pour la fin du 1er trimestre 2019 avec présentation au CCE en avril 2019.

En 2019, objectif d’ouvrir la e-Université en plus de l’existant.

Sur le plan de la dématérialisation, ouverture de coffres forts numériques personnels pour les bulletins de salaire et documents RH. Ouverture également de la signature électronique.

 

 

La DG aborde également la question de la baisse des effectifs en 2018, de 297 ETPT soit 0,6% par rapport à la Loi de finances 2017 ; elle explique que cette baisse est répartie entre DG, DSI, établissements régionaux et PES.

La baisse d’effectif a concerné toutes les régions avec 75% de baisse dans toutes les régions et 25% baisse p/r dynamisme des régions.

Réorganisation des DRH en Mai 2018 : pour renforcer la vision, le portage et l’appropriation, l’idée est de passer d’une logique processus RH à une logique utilisateurs/clients en renforçant la dimension de conseil.

La DG avance en complément la baisse du plafond d’emploi ETPT pour 2019 : Baisse de 400 ETPT et évoque aussi la poursuite d’actions de développement des compétences en direction des collaborateurs.

 

Sur l’emploi, la DG précise que :

 

  • nous avons un effectif stable de 92,2% agents de droit privé
  • avec 75% de femmes et 25% hommes.
  • Une pyramide des âges : Hausse de l’âge des personnes en CDI 46,1 ans contre 43,9 ans en 2013.
  • 1.531 personnes ont été recrutées contre 1642 départ en 2017
  • + 23,5% de départ à la retraite P/R à 2016
  • Faible turn over avec 3,11% en 2017
  • Nouvelle classification
  • SIRHUS : utilisation pour le recrutement externe depuis 1er juillet 2018 concerne surtout des conseillers = homogénéisation des pratiques. Depuis le 1er juillet 2018 nouveau portail www.recrute.pole-emploi.org (simulation de poste, test autoévaluation des compétences) puis entretien physique de recrutement
  • Recrutement des DE en Parcours emploi compétences (CUI PEC anciens contrats aidés) sur des postes appui administratif et appui à l’orientation en accueil + recrutement d’apprentis et de volontaires en service civique.
  • Diversité à Pôle Emploi : 8% de personnes handicapés ; instauration de la semaine de la diversité.

 

 

 

Interventions de la CFE-CGC Métiers de l’Emploi

 

 

  • Comment se répartit la diminution des effectifs et mesures prises au regard de l’absentéisme ?
  • Les CPLRC se terminent en termes de convocation. Quels sont les enseignements que l’on peut tirer ?
  • Sur le bilan social, augmentation significative de l’absentéisme de 2015 à 2017 ceci malgré les efforts mis sur la QV, comment pouvez vous expliquer cela, que comptez vous faire ?
  • Baisse des diffusions de postes donc difficultés de mobilité inter régionale des agents, quid de l’impact de la baisse des effectifs sur les mouvements du personnel ?
  • On note une augmentation des procédures disciplinaires, ainsi que des abandons de postes non justifiés, que pouvez-vous nous en dire ?
  • Demande de répartition des effectifs en diminution selon une cartographie précise géographique et des emplois.
  • Sur les CPLRC et des recours : p15 : réflexion sur les EPA qui obère la qualité de l’échange du fait de repositionnement dans l’emploi.

 

Intervention de la Direction.

 

 

  • Les gains de productivité permettent une diminution de l’effectif et l’appel aux CDD permet une souplesse de fonctionnement en réponse à l’absentéisme et aux évolutions.
  • Sur la gestion des mouvements, il est difficile de répondre à l’ensemble des mouvements demandés. Les réductions d’effectifs vont encore réduire ces possibilités de mouvements.
  • Augmentation de l’âge moyen des salariés (47 ans) et report de la date de départ en retraite.
  • Les délais d’attente sur les CPLRC sont plus courts. Un tri est fait entre les recours sur la classification et les demandes de relèvement de traitement.
  • 700 recours actuellement en CPLRC.
  • Le plafond de verre existe toujours entre hommes et femmes mais l’augmentation du nombre de femmes dans l’encadrement augmente  selon les objectifs fixés.
  • Le nombre de promotions entre hommes et femmes est proportionnel à leur présence dans l’établissement selon les catégories socioprofessionnelles.
  • Par rapport à la situation particulière au système de retraite en Mayotte, aucun élément nouveau sur le sujet par rapport à la régularisation.

 

 

 

Suspension de séance du CCE pour une demande d’expertise :

 

 

1 - le principe du recours à l'assistance d'un expert

« Le CCE souhaite recourir à l’assistance d’un expert--comptable en vue de la consultation annuelle obligatoire portant sur la politique sociale, les conditions de travail, l’emploi dans le cadre de l’article L 2323-15 du code du travail.

La mission confiée à l’expertcomptable est une mission légale régie par l’article L2325-35 »

 

 

 

2 - le choix de l’expert
« Pour réaliser cette mission, le CCE désigne le cabinet Syndex. Le cabinet Syndex prendra contact avec la direction pour organiser ses travaux et planifier la remise des informations d’ores et déjà disponibles.»

 

3 - les axes de mission confiés au cabinet Syndex

La mission confiée au cabinet Syndex se situe dans un contexte de baisse des emplois  de Pôle emploi (effective pour 2018 et prévisionnelle pour 2019). A ce titre les élus souhaitent disposer d’une analyse des éléments mis à disposition par la direction  (aussi bien les éléments de bilan que de définition d’une politique sociale) en regard des impacts en cours mais aussi prévisibles de cette baisse. L’étude cherchera à mettre en exergue les conséquences et risques encourus pour les salariés.

L’étude permettra  en particulier :

Concernant l’emploi, une analyse des effectifs et de leur évolution sur 2016-2017-2018 (pour 2018, au 30 septembre) à partir des bases de données individuelles du SIRH (et non pas du bilan social qui les traitent en termes de CSP), avec des analyses spécifiques : 

 

  •  
  • des formes de temps partiels et de l’évolution des temps partiels entre 2016 et 2018 
  • de l’évolution et de la nature des ETP externalisés (prestataires) entre 2016 et 2018  
  • des mobilités professionnelles et géographiques entre 2016 et 2018 
  • l’évolution des arrêts de travail entre 2016 et 2018

 

Concernant les métiers et les compétences,  

 

  •  
  • une cartographie des métiers à juillet 2018  
  • Une analyse de l’évolution des effectifs et des parcours par métier et par région
  • Une analyse de la pyramide des âges par métier (et notamment un calcul des départs possibles à la retraite dans les 3 ans) 
  • Une analyse de la pyramide des anciennetés par métier 

 

Concernant les conditions de travail, une analyse croisée entre l’évolution d’indicateurs sociaux (tels que l’absentéisme, l’accidentalité du travail etc.) et l’évolution de l’emploi et l’évolution de l’activité par région, dans la perspective de l’approche QVT adoptée à Pôle Emploi. Cet axe est combiné avec l’axe d’analyse des dynamiques des emplois et des métiers (ci-après). 

Concernant les dynamiques de l’emploi et des métiers en cours et à venir, une analyse du plan stratégique de services en termes d’évolution de l’organisation du travail et des conséquences sur les effectifs au cours de la période 2016-2018, en pointant en particulier : 

 

  •  
  • la méthodologie de calcul des gains de productivité déjà réalisés grâce au numérique (GED – DSN – dématérialisation des procédures – informations saisies directement par les DE) mais aussi grâce à l’amélioration des outils à destination des conseillers (outils d’aide au diagnostic etc.)  
  • les estimations faites sur les évolutions d’effectifs (outil OPERA etc.), notamment au regard de l’évolution de l’activité par région au travers de l’évolution du chômage et de l’évolution des capacités de production (effectifs retraités des absences éventuelles) 
  • L’identification des choix de gestion par Pôle Emploi pour répondre aux évolutions de l’activité et à la trajectoire des effectifs : recours à la sous-traitance, CDD, interim, mobilité interne, heures supplémentaires, recrutements externes... 
  • Une première approche des impacts sur l’activité 2019 des nouvelles activités de PE et de la trajectoire d’emploi annoncée par région , par métier, par emploi  au travers des données d’ores et déjà disponibles

 

Concernant les rémunérations, un examen de l'égalité professionnelle est demandé. »

Vote pour une expertise par les élus du CCE.

 

Cela décale la consultation en janvier 2019.

Publié dans CCE

400 ETPT en moins : la CFE-CGC Métiers de l'emploi alerte la direction de l'impact sur les conditions de travail !

Publié le par CFE-CGC Métiers de l'Emploi

  • Où en est le dossier relatif à la baisse des effectifs à Pôle emploi ?

 

 

Une confirmation et une certitude ; la baisse des effectifs est bien de 400 ETPT (Équivalents Temps Plein Travaillés).

Cette baisse est inscrite « en dur » dans le Projet de Loi de Finances (PLF) 2019 (après une première lecture 2 amendements sur le budget de Pôle Emploi ont été rejetés) : il poursuit donc son parcours en deuxième lecture en vue de son adoption par le parlement.

 

 

  • Les premières réponses fournies par la Direction Générale.

 

 

Lors de la présentation du dossier au CCE du 23 octobre, la DG a confirmé qu’il s’agissait bien d’une baisse des effectifs sous plafond à hauteur de 400 ETPT et non pas 800, 1300, 4000 ou parfois 8000 comme le bruit pouvait circuler.

 

 

La DG a aussi très clairement affirmé que cette décision ne donnerait lieu à aucun licenciement, ni Plan social à Pôle Emploi.

 

 

Le discours tenu par la DG est que cette baisse des effectifs se réalisera grâce aux départs en retraite (en moyenne 1300 par an) et des gains de productivité escomptés par le biais de la dématérialisation et l’amélioration de la production en plateforme en s’appuyant sur différents leviers.

 

 

À en croire notre DG, ces gains de productivité pourront même nous permettre de faire face aux charges nouvelles qui semblent nous être promises (prise en charge des démissionnaires et des indépendants).

 

 

En toute fin de séance, une première projection de la répartition géographique de cette baisse d’effectifs a été remise aux élus du CCE.

Elle permet de voir que certains établissements ne subiront aucune suppression de postes, d’autres verront même leurs effectifs augmenter.

Pour le reste, la suppression de postes devrait varier entre moins de 2 postes et un peu plus de 90 postes pour 1 seul établissement ; la majorité des autres établissements se situant entre 10 et moins de 30 suppressions.

 

 

  • La CFE-CGC Métiers de l’emploi est intervenue avec fermeté en CCE.

 

 

En préalable à toutes nos questions, lors du CCE du 23/10 notre organisation a demandé la production d’un bilan de la suppression des 297 postes décidés pour 2018 et d’un chiffrage des gains de productivité évoqués même si celui-ci est à la maille macro, ce qu’ils se sont engagés à faire à la suite de nos demandes !

 

 

La CFE-CGC a demandé à la direction des réponses sur les points suivants :

 

  • Quelle traduction concrète du PLF 2019 dans les établissements (site par site ; fonction par fonction) en matière de postes supprimés ?
  • Quelles sont les mesures envisagées pour faire face à cette baisse annoncée ?
  • Comment et quel dialogue mettre en place avec les ELD pour la répartition de la suppression des postes, afin de prendre en compte les problématiques de charge de travail au plus près du terrain ?

 

 

  • La CFE-CGC Métiers de l’Emploi Libre et indépendante !

 

 

La CFE-CGC Métiers de l’Emploi ne cautionne pas les choix retenus par le gouvernement alors même que le chômage est loin de baisser de façon continue et massive.

 

 

La CFE-CGC Métiers de l’Emploi est lucide et claire : la direction ne pourra pas éternellement compter sur des gains de productivité ; le jour est proche où les sources de gains vont se tarir et atteindre un prix social exorbitant. La Direction de Pôle Emploi, au regard de trajectoire GDD sait pourtant que de la théorie à la pratique, il y a un écart et que la précipitation produit des dégâts très lourds qu’il faut maintenant réparer.

À cette situation générale tendue, s’ajoute un état d’épuisement et de lassitude que nous ressentons très fortement au niveau de l’encadrement.

 

 

Ces alertes, pour la CFE-CGC Métiers de l’Emploi, doivent au plus vite être prises en considération.

 

 

La lassitude, la fatigue morale, l’épuisement des agents de Pôle Emploi

s’exprime avec force dans les baromètres sociaux qui virent au rouge.

 

La CFE-CGC Métiers de l’Emploi se bat pour que venir travailler ne soit pas une souffrance, une angoisse, pour que chacun retrouve du sens au travail, le combat est là aujourd’hui et encore plus demain, après le vote du PLF.

 

 

 

Le pragmatisme, le réalisme, le parler vrai est dans notre ADN à la CFE-CGC Métiers de l’Emploi. Il nous conduit à ne pas être suiviste et à ne pas céder aux sirènes qui appellent à un mouvement de grève qui, dans le contexte actuel, nous semble déboucher sur une impasse.

 

 

À la CFE-CGC Métiers de l’Emploi, il n’y a aucun renoncement mais l’intime conviction qu’aujourd’hui l’action syndicale et la défense des salariés doit se penser autrement que par le conflit et la grève si l’on veut obtenir des résultats

 

Télécharger la communication ICI

ASC : communiqué de presse confédéral

Publié le par CFE-CGC Métiers de l'Emploi

Modification du régime social des Activités Sociales et Culturelles des Comités d’entreprise.

 

La CFE-CGC dénonce un processus législatif inutilement anxiogène.

 

La CFE-CGC a découvert avec grand étonnement le vote en première lecture à l’Assemblée Nationale d’un amendement au PLFSS 2019 visant à plafonner les exonérations sociales sur les prestations des Activités Sociales et Culturelles (ASC) des Comités d’établissement ou d’entreprise (CE).

 

Présenté au prétexte de clarifier le régime social applicable aux prestations d’ASC, il induit l’application de cotisations sociales sur la plus grande partie des aides prises en charges par les CE pour les activités sociales (aide au départ en vacances, en colonies de vacances pour les enfants, à la pratique sportive…) et culturelles, conduisant mécaniquement à réduire fortement leur volume pour les salariés.

 

Accompagné d’aucune étude d’impact et discuté trop rapidement pour que les députés présents puissent en apprécier la portée, cet amendement de franc-tireur a généré une forte inquiétude et une grande incompréhension chez les salariés et leurs représentants en charge de la gestion des CE.

 

La CFE-CGC est fermement opposée à cette mesure : les ASC sont en effet un moyen de permettre aux salariés de pratiquer des activités qu’ils ne pourraient pas exercer sans cette aide et sont souvent le ciment de la cohésion sociale d’un établissement.

 

La CFE-CGC note que le projet sous-tendu par l’amendement repose sur la volonté de ne pas faire baisser les prestations d’ASC. Sa lecture juridique n’étant pas conforme à l’esprit affiché, la CFE-CGC demande que l’amendement soit annulé dès le début de la discussion du PLFSS au Sénat. Elle mobilisera ses réseaux et ses militants pour que les ASC soient préservées.

 

La CFE-CGC s’inquiète par ailleurs de la dégradation du processus législatif qui vise à voter des dispositions avant d’en comprendre la portée et d’en analyser les conséquences. Cela n’est clairement pas le signe d’un processus efficace. Nos concitoyens attendent un meilleur fonctionnement de nos institutions démocratiques.

 

 

 

 

Télécharger le communiqué de presse : cliquer ICI

Compte-rendu CCE du 23 octobre 2018

Publié le par CFE-CGC Métiers de l'Emploi

Comité central d’entreprise du 23 octobre 2018

 

 

 

1 - Approbation du PV de la réunion du 29 juin 2018 et du PV de la réunion du 19 juillet 2018

 

Approbation des PV à l’unanimité

 

2 - Information, sur la base du projet de loi de finances, des perspectives budgétaires et des effectifs de Pôle emploi pour 2019

 

Ce point sera aussi évoqué lors de la présentation du plan stratégique et la politique sociale.

Effort à ce stage de 400 ETPT pour 2019 contre 297 ETPT en 2018.

Il est aussi demandé un effort budgétaire sur le fonctionnement.

 

Présentation du projet de loi de finance 2019 : volet Pôle Emploi

 

La subvention pour charge de service public est en baisse de 84,7Millions d’euros.

Parallèlement la contribution de l’UNEDIC de 103 millions d’euros est en hausse, soit 3%.

Cela garantie que les moyens ne diminueront pas en 2019 pour l’accompagnement des demandeurs d’emploi.

Lors des échanges avec les tutelles, Pôle Emploi a fait valoir la charge qui pèse sur l’établissement et qui a permis d’obtenir une baisse du plafond d’emploi beaucoup plus réaliste.

 

Présentation des charges nouvelles et des gains :

 

Les charges nouvelles :

 

  • les démissionnaires PE considère qu’en année pleine la fourchette est entre 17000 et 30000 qui est la marche haute, la médiane étant de 23500 avec une montée en charge progressive , cela concernerait donc une 100ETP 51/3 GDD, 2/3 conseil)
  • Les indépendants : 30000, la partie indemnisation PES, la partie accompagnement le réseau, la montée en charge sera progressive avec un impact 100ETPT en 2019 (1/3 sur indemnisation, ce tiers pourra être pris en charge par le gain suite à la mise en place de la DSN. En tout état de cause l’effort ETPT ne devra pas être pris sur l’activité GDD.

 

Les autres Gains :

 

  • La dématérialisation et l’amélioration de la production en plateforme sur les items suivant : la mise en place de flux d’information  automatique entre la DGFIP et PE.
  • Montée en charge de KEROS qui réduit le traitement des flux papiers
  • Baisse des appels téléphoniques en plateforme
  • La mise en place du télépaiement
  • Dématérialisation des fichiers ASP
  • Dématérialisation du contentieux géré en plateforme (fin 2019)
  • Concernant les fonctions support, la DG a demandé à chaque région de travail sur le domaine des fonctions supports, pas de gains adossé sur ces fonctions mais ce sera un gains parmi d’autres.

 

Révolution digitale :

 

  • Pôle Emploi a accompli une première étape extrêmement importante.
  • Demain, l’accompagnement collectif digital en réseau devra voir le jour.
  • Poursuite de la différenciation de l’accompagnement pour les demandeurs d’emploi.

 

 

Jean-Yves Cribier précise qu’il y aura aussi des gains de productivité par le biais de la réforme CSE avec moins de représentants du personnel.

 

  • 200 ETPT année plein
  • 100 ETPT 2019

 

Il revient sur les chiffres:

 

  • S’agissant des chiffres, la déclaration du ministre dans son communiqué du 24 septembre est claire, il s’agit bien de la suppression de 400 ETPE et non pas 800.
  • La contrainte juridique  qui est portée par l’article 44 est aussi très claire avec la suppression de 400 ETPT.
  • Pourquoi 400 et pas plus comme cela a pu être évoqué dans la presse.
  • Parce que l’argument de la baisse de la DEFM n’est pas entendable. On ne constate pas de baisse de la DEFM pour le moment. 400 ETPT correspond donc uniquement aux efforts de productivité réalisés et à venir.
  • La recherche d’efficience est quelque chose de permanent, rendre le meilleur service au moindre coût, nous sommes dans cette logique.
  • La baisse sera à la main de chaque établissement quant à la répartition locale.

 

 

3 - « Mon Assistant Personnel » (MAP) : présentation du bilan de la phase pilote et information sur les modalités de généralisation

 

 

La CFE-CGC Métiers de l’Emploi est particulièrement intervenue sur 2 points :

 

  • la mise en place et plus particulièrement sur les tirs qui sont normalement à la main des agences mais en pratique ils semblent être imposés par les DR.
  • La question du changement de posture que cela implique et comment la DG comptait accompagner cela.

 

Réponses de la direction

 

 

Enjeu et de remettre le conseiller au cœur de la relation avec le demandeur et redonne toute sa noblesse à l’emploi de conseiller.

Le changement de posture, cela porte plus sur l’évolution du métier, certains sont monté sur ces changements avant que Aude ne le demande, d’autres sont plus en difficultés sur ces changements. Il y a un dispositif de déploiement inédit qui laisse la main au local aux ELD en lien avec leur DT pour décider du moment où ils vont choisir le pas en fonction de plusieurs critères.

D’abord mesurer la marche l’effort qu’il va falloir consentir en matière d’appropriation de ce nouvel environnement. Même si l’environnement est intuitif cela demande un changement de posture. Ce temps d’appropriation va être différent d’un agent à l’autre. C’est pour cela que l’accompagnement doit s’inscrire dans la durée, il s’agit d’une trajectoire de montée en compétence, découvrir l’environnement, comprendre le sens métier et progressivement acquérir une aisance avec ce nouvel environnement professionnel.

Le national rappellera que chaque agence peut choisir son tir

Le national a conscience du besoin d’accompagnement des conseillers.

 

 

 

3 - Déclinaison de l’accord QVT du 17 mars 2017 :

 

  • Point d’étape sur le dispositif de réduction des échanges de courriels hors temps de travail

 

  • Mise à dispo d’un message d’absence.
  • Désactivation répondre à tous
  • Formation d’accompagnement à la déconnexion

 

  • Information et consultation sur les modalités de suivi des temps de repos des agents bénéficiant du forfait cadre

 

Présentation du dispositif par la direction.

Rappel il s’agit d’une obligation légale à laquelle l’employeur doit se conformer.

 

Vote

POUR : CFE-CGC  Métiers de l’Emploi, CFDT, CFTC, SNAP

CONTRE : CGT

ABSTENTION : FO, SNU

 

 

4 - Titres restaurant : point d’étape sur la dématérialisation et perspectives de dématérialisation

 

La CFE-CGC Métiers de l'Emploi est tout d’abord intervenue sur le sujet pour comprendre pourquoi la direction venait présenter à cette séance, un projet de dématérialisation total du chèque restaurant.

 

La CFE-CGC Métiers de l'Emploi a rappelé qu’il n’y a aucune obligation légale comme tend à le faire croire la direction et parfois même les prestataires de chèque restaurant.

 

Nous avons clairement exprimé notre opposition totale à la mis en en place de la carte restaurant pour tous les agents de Pôle Emploi, pour plusieurs raison :

  • Le dispositif est très contraignant sur l’utilisation des titres restaurants.
  • Le dispositif fonctionne très mal sur le territoire, beaucoup de commerce ne sont pas équipés pour les utiliser, d’autres qui sont équipés refusent de les prendre car le coût est trop important pour eux. En conséquence beaucoup de salariés se retrouvent avec des cartes restaurant abondées avec des sommes qu’ils ne peuvent pas utiliser, en clair pour la CFE-CGC Métiers de l'Emploi c’est une perte de pouvoir d’achat qui est inacceptable pour nous.

 

 

 

5 - Information sur l’expérimentation « Office 365 »

 

Présentation d’office 365 par la direction.

 

La CFE-CGC Métiers de l’Emploi est intervenue pour avoir des informations sur le coût, la mise en œuvre et les garanties en matières de sécurité des données des agents.

Le moins que l’on puisse dire est que les réponses de la direction ne sont pas très convaincantes.

 

 

6 - Questions diverses

 

Mayotte :

Date de création de Mayotte, d’après le ministère, fin du 1er trimestre 2019.

La DG recherche un directeur régional car il y aura une nomination dès qu’il s’agira d’une DR.

Il aura dans un premier temps les fonctions d’un préfigurateur et en prendra la responsabilité dès sa création. Cela se fera dans les prochaines semaines voir même ans les prochains jours.

 

Inondation dans l’Aude.

Un gros travail d’accompagnement a été mis en place, la demande de dons de congés doit être étudiée par le DR et la réponse sera donnée par la DR.

Publié dans CCE

La CFE-CGC Métiers de l'Emploi : L'EXIGENCE DU PRAGMATISME

Publié le par CFE-CGC Métiers de l'Emploi

Le Projet de Loi de Finances 2019 a été présenté le 24 septembre 2018. Le parlement va maintenant l’examiner et statuer en y apportant d’éventuels correctifs

Comme en 2018, et comme cela avait été évoqué avant l’été, Pôle Emploi en sa qualité d’opérateur Public est mis une fois de plus à contribution par le gouvernement en s’appuyant sur une bien hypothétique baisse du chômage.

Après une réduction d’effectif de 297 Equivalents Temps Plein Travaillés en 2018, le PLF 2019 prévoit une réduction supplémentaire de 400 Equivalents Temps Plein Travaillés (voir annexes budgétaires ), en l’état actuel du projet.

 

 

Il s’agit là d’une décision sortie tout droit du Ministère du Budget dans le cadre de la réduction des déficits budgétaires.

 

 

La CFE-CGC Métiers de l’Emploi réaffirme haut et fort que :

  • la question des postes à Pôle Emploi ne peut se réduire à une simple équation mathématique et une seule approche comptable,
  • il est impossible de statuer sur cette question sans tenir compte du bilan réel charges/ressources.

 

Nous savons tous que la suppression des 4OO ETPT risque fort de se solder par  le non remplacement de certains collègues qui partent en retraite (estimation à 1200-1300 / an) et non  par un vaste plan de licenciements comme certains voudraient nous le faire croire.

 

Depuis maintenant 10 ans, Pôle Emploi est en perpétuel mouvement : pas un jour, pas un mois, pas une année, sans une réorganisation, une modernisation, une digitalisation, une fusion… !

Pendant ces 10 années, le personnel de Pôle Emploi a toujours été au rendez-vous de chaque évolution.

 

Aujourd’hui, l’annonce de ces suppressions de postes inquiète. Comment continuer de bien faire son travail et comment faire face aux nouvelles activités avec moins de moyens ?

 

La direction évoque des gains de productivité, mais où et à quel prix :

 

  • Toujours plus de pression, d’indicateurs, d’objectifs, de reporting,
  • L’augmentation du travail déporté,
  • L’augmentation des injonctions paradoxales,
  • La perte du sens au travail,
  • Un sentiment grandissant de déshumanisation du travail.

 

Face à ces constats, la CFE-CGC Métiers de l’Emploi  fait le choix du réalisme et de la vérité.

Elle refuse le choix de la facilité et n’appelle pas à la grève du 20 novembre dont les résultats lui semblent bien aléatoires et qui risque fort d’être facteur d’inutiles tensions et de frustrations.

 

 

Plus que jamais, notre volonté est de défendre les salariés de Pôle Emploi en participant et faisant vivre le dialogue social.

 

 

Ainsi la CFE-CGC Métiers de l’Emploi demande t-elle à la direction de Pôle Emploi :

  • La plus grande transparence et sincérité sur ce dossier,
  • La mise en place d’un véritable dialogue avec les ELD sur la question des effectifs,
  • L’inscription au CCE d’un point trimestriel sur le suivi des effectifs PLF 2019,
  • La mise en place d’un plan d’accompagnement du PLF 2019 afin d’estimer, d’anticiper et d’accompagner les impacts que les non remplacements de départs à la retraite pourraient avoir dans les agences et les structures,
  • La mise en place, dans les établissements, d’une commission locale de suivi des effectifs PLF 2019.
  • Le réexamen de la trajectoire GDD à l’aune de ce contexte nouveau de baisse d’effectifs annoncée.

 

 

Enfin, la CFE-CGC Métiers de l’Emploi alerte avec force la Direction sur l’état d’épuisement de l’encadrement, charnière précieuse et indispensable de l’accompagnement de tous les changements.

 

A force de subir des transformations perpétuelles, des injonctions paradoxales, l’exigence de faire toujours plus, toujours mieux, toujours plus vite avec moins, l’encadrement de Pôle Emploi, entre le marteau et l’enclume, souffre.

 

Cette souffrance est le plus souvent silencieuse et difficile à avouer. Les alertes que nous recevons, de plus en plus nombreuses et fortes, doivent rapidement être entendues et prises en considération par la Direction.

 

 

Plus que jamais, la CFE-CGC Métiers de l’Emploi, syndicat responsable, garde son  cap, celui d’une  3ème voie syndicale, celle du pragmatisme, de l’exigence et de la défense réfléchie des agents.

 

Communication à télécharger

Ordre du jour CCE du 23 octobre 2018

Publié le par CFE-CGC Métiers de l'Emploi

  1. Approbation du PV de la réunion du 29 juin 2018 et du PV de la réunion du 19 juillet 2018
     

  2. Information, sur la base du projet de loi de finances, des perspectives budgétaires et des effectifs de Pôle emploi pour 2019
     

  3. « Mon Assistant Personnel » (MAP) : présentation du bilan de la phase pilote et information sur les modalités de généralisation
     

  4. Point d’étape sur le dispositif de réduction des échanges de courriels hors temps de travail

    • Déclinaison de l’accord QVT du 17 mars 2017

    • Information et consultation sur les modalités de suivi des temps de repos des agents bénéficiant du forfait cadre
       

  5. Titres restaurant : point d’étape sur la dématérialisation et perspectives de dématérialisation
     

  6. Information sur l’expérimentation « Office 365 »
     

  7. Information sur les expérimentations (Missions locales : éléments de méthode à destination des Direccte et des DR de Pôle emploi)
     

  8. Questions diverses

Publié dans CCE

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