Compte-rendu CCE extraordinaire du 20 juillet 2018

Publié le par CFE-CGC Métiers de l'Emploi

  1. Etat des lieux des charges / ressources des services et missions de Pôle emploi en lien avec les charges de travail des agents de Pôle emploi.

 

 

Cette séance extraordinaire est organisée sur la demande des membres du CCE, suite à l’adoption d’une motion au mois de mai.

Une réunion extraordinaire sur l’ « Etat des lieux des charges et ressources des services et missions de Pôle emploi en lien avec la charge de travail des agents de Pôle emploi » a donc été programmée.

Le document présenté propose d’investiguer :

 

  • L’environnement de Pôle emploi depuis 2015 (chiffres du chômage, DE indemnisés, Offres collectées et DPAE),
  • Les moyens de Pôle emploi évolution des effectifs depuis 2015 (Effectifs et moyens RH),
  • L’activité de Pôle emploi placement, indemnisation et accompagnement des entreprises.

 

En annexe, un document avec la répartition des ressources sous l’angle de la comptabilité analytique a également été ajouté en annexe.

 

Jean-Yves CRIBIER  précise que l’exercice se limitera à l’observation d’une photographie au jour J des moyens et charges de Pôle emploi ; tant que la Loi de finance n’est pas votée, tant que la Convention tripartite n’a pas été négocié, il est difficile de réaliser des projections. La Convention tripartite définira l’offre de service de demain.

 

Quel impact d’une éventuelle baisse du chômage sur les moyens en effectif de Pôle emploi, la DG avance qu’il travaille avec Bercy pour que cette baisse, si elle est effective, se fasse sur un constat réel et non pas en anticipation. Le ministère de tutelle est a priori sur la même longueur d’onde.

 

La CFE-CGC Métiers de l'Emploi intervient en rappelant le Pourquoi de cette réunion. Les annonces portées par les médias ont généré bon nombre d’émotion, inquiétude et questions. La CFE-CGC Métiers de l’Emploi est lucide et a bien conscience que toute décision de diminution des effectifs dépasserait les compétences du CCE, et revêtirait d’abord un caractère éminemment politique.

Notre organisation était demandeuse de ce point d’étape. Pour autant, nous sommes frustrés, d’une part, si une baisse d’effectif intervient, la décision se prendra en un autre lieu que le CCE mais dans la sphère politique, sous le prisme de la réduction budgétaire voulue par l’Etat.

De plus, autre limite du dossier, nous n’avons aucun élément sur certaines activités, notamment celle décidées comme la gestion des démissionnaires, les indépendants, le contrôle de la recherche d’emploi. La CFE-CGC Métiers de l’Emploi suppose que des simulations ont d'ores et déjà été réalisées. Pourtant, le dossier de présentation ne comporte aucune information de cette nature.

 

Jean-Yves Cribier précise que le DG vient devant les représentants du personnel lors des moments stratégiques, où il peut leur apporter des informations certaines. Tel n’est pas le cas aujourd’hui.

Le projet de loi de finances sort le premier mardi du mois d’octobre.  Avant cette date, il n’est possible d’avoir des certitudes sur ce qui va se passer pour Pôle Emploi.

 

Jean-Yves Cribier conçoit la frustration exprimée, sur certaines données, il en profite pour rappeler que ce n’est pas lui qui a demandé cette réunion, ni lui qui a formulé la question, il ne fait donc que répondre à la demande express des OS !

 

Jean-Yves Cribier explique que la DG travaille à l’élaboration des budgets tout en anticipant les objectifs à venir et dans la perspective d’une nouvelle réduction du budget de fonctionnement, même si elle fait tout pour préserver les emplois.

 

Monsieur OHIER apporte des précisions sur les gains de productivité qui sont de 3types :

  • l’automatisation et la dématérialisation de tâches à faible valeur ajoutée,
  • l’adaptation de l’organisation par la réallocation de ressources transfert d’une activité subie vers une activité programmée,
  • l’externalisation d’activités comme l’assistance inscription  Pôle emploi.

 

Mickael OHIER présente certains indicateurs :

  • depuis un an ou deux, on note une intensification du dépôt d’offre d’emploi ; risque de tension sur les offres,
  • accroissement important de l’activité réduite > 78 heures (catégorie C)
  • les DE restent inscrits plus longtemps,
  • la DELD sur les catégories ABC est plus importante,
  • risque récurrent du chômage structurel (inadéquation entre compétences disponibles et sollicitées).

 

Sur le sujet des démissionnaires, une estimation prévoit un volume de 25 à 30.000 en année pleine. Le volume est donc maîtrisable. Des charges placement et indemnisation seront générées. La DG estime à 200 ETP la ressource nécessaire.

Sur les indépendants, on les estime à 30.000 bénéficiaires. En année pleine, on estime la ressource nécessaire à 180 ETP.

400 agents ETP sont prévus pour le CRE sur l’année 2019.

 

Nouvelle intervention de la CFE-CGC Métiers de l’Emploi.

 

Nous avons le sentiment que cette réunion est une première sur le sujet, et que les données importantes qui nous ont été apportées ce jour sont à compléter. Cette « boîte à outil » nous permettra dans le temps de pouvoir évaluer et comparer la question des charges-ressources.

Nous souhaitons par ailleurs que ce sujet continue à être suivi lors de nos futurs échanges car nous le devons aux personnels que nous représentons.

Nous actons et partageons l’idée que tant que la Loi de finance n’est pas votée, tant que la Convention tripartite n’est pas signée, il est compliqué de se projeter sur la charge qui pèsera sur nos effectifs ; l’exercice est donc délicat à mener aujourd’hui mais la CFE-CGC Métiers de l’Emploi restera dans une vigilance accrue dans les mois qui arrivent.

 

Publié dans CCE

Compte-rendu CCE ordinaire du 19 juillet 2018

Publié le par CFE-CGC Métiers de l'Emploi

  1. Approbation du PV du CCE ordinaire du 24 mai 2018.

 

APPROUVE à l’unanimité.

 

  1. Point d’étape sur la vérification de l’effectivité de la baisse de charge dans le cadre de la trajectoire des activités GDD

 

Intervention de Mickael OHIER.

La DG nous explique que la baisse de charge est estimée à – 32 % entre le 4ème trimestre

2015 et le 1er trimestre 2018 (contre – 27 % notée à fin 2017).

 

Monsieur CRIBIER, DGA RH précise que l’effectif cible GDD a ainsi été revu à la hausse puisque d’une baisse de – 41 %, on arrive à avril 2018 à une diminution de 30 % (soit un passage de 9407 agents GDD à 6607).

 

Intervention de la CFE-CGC MÉTIERS DE L’EMPLOI :

 

La trajectoire d’évolution de l’activité indemnisation par la DG peut se résumer par un syllogisme :

Toutes les activités des conseillers indemnisations s’automatisent,

Or, l’automatisation diminue la charge de travail,

Donc l’activité des conseillers indemnisation diminue.

 

Une vision  parfois parcellaire par la direction des activités assumées par les agents indemnisation conduit à sous-estimer la charge réelle de travail. Les indicateurs ne reflètent ni la qualité du service rendu, ni la charge de travail induite.

 

Le document présenté fait part que :

- Au 4ème  trimestre 2015 : 99% des dossiers traités manuellement

- Au mois de mai 2018, 53% des dossiers ont été liquidés automatiquement

 

La CFE-CGC Métiers de l’Emploi considère que la direction ne mesure pas le temps passés par les agents à redresser les anomalies des dossiers traités automatiquement, ni la nature de ces dossiers.  Donc sur ces 53% combien doivent être repris dès le départ, mais aussi par la suite, lorsqu’une nouvelle information rentre par flux.

 

Il est de plus remonté que « Le volume total de DAL liquidés a diminué de 4,6% », mais cela n’a pas fait diminuer la charge de travail. Est-ce que les rechargements et les DRV sont pris en compte ? Pour la CFE-CGC Métiers de l’Emploi, rien n’est moins sûr. La convention d’assurance chômage évolue et les modalités de traitement s’intensifient. Le traitement des AIF est-il pris en compte par exemple... ?

 

Le dossier informe que le taux d’AE, ou périodes de travail saisies par Pôle emploi, n’est plus que de 30%. Idem, la DG ne mesure pas le travail induis en cas d’erreur de saisies et le traitement induit des DPC générés automatiquement.  A ce jour rien n’est automatique, il y a toujours à la base une personne qui saisit les données. Que cela soit le prestataire ou l’employeur, les erreurs sont possibles et fréquentes.

        

D’après le dossier, le volume de GDC reste stable : la CFE-CGC Métiers de l’Emploi observe qu’il n’est pas rare que l’agent ne puisse pas prendre de plage GDC sur ordre ou faute de temps.

 

La DG avance une baisse de - 38% du nombre de visites en ARC entre 2015 et 2018 : pour la CFE-CGC Métiers de l’Emploi, la direction ne mesure pas la densité et la complexité de ces visites. De plus, certaines régions ont déjà supprimé l’ARC GDD, ce qui fausse complétement l’analyse au niveau national.

 

« Les flux téléphoniques entrant traités en agence ont connu une augmentation de +3.75% entre T4 2017 et T1 2018 »

La CFE-CGC Métiers de l’Emploi alerte la Direction sur ce point : Comment peut-elle réaliser ce calcul, au vu des chiffres indiqués sur le tableau, c’est une augmentation de 58% des appels qui est constatée !

Nous notons qu’il faut également intégrer à cette estimation les évolutions d’organisation sur le 3949, notamment avec la suppression progressive des plateformes téléphonique.

 

Les mail.net quant à eux ont augmentés de 320 %, nécessitant des temps de traitement long, pour la CFE-CGC Métiers de l’Emploi, la charge n’a pas baissé mais a changé de forme.

 

La DG nous parle toujours de double compétent sur RDVA ??? Sauf erreur les seuls doubles compétents ont été conservés sur un très faible nombre de sites.

 

Concernant les ressources qui interviennent sur les activités GDD, à avril 2018, le document affiche qu'il n'y a plus d'agents planifiés autre que les conseillers GDD ou Double compétents. Pour la CFE-CGC Métiers de l’Emploi, cette affirmation est erronée puisqu'on retrouve encore de nombreux agents ex indemnisation, DAPE, REP et Référents métiers qui interviennent sur l'activité sur du temps "résiduels" non négligeable.

 

La CFE-CGC Métiers de l’Emploi s’interroge également sur la répartition du travail différencié sur l’activité indemnisation selon les régions et alerte sur le risque d’une trop grande spécialisation des agents. (Exemple sur le traitement des AIF traité en plateforme et plus du tout en agence).

Le métier de techniciens en indemnisation doit rester un métier riche et diversifié.

 

La DG avance que les changements organisationnels concernant l’activité GDD en régions sont dictés par la réalité du terrain, pour exemple sur les territoires où les flux sur l’ARC Indemnisation sont très faible, il a été décidé d’arrêter leurs planifications.

 

Lors d’un précédent CCE, la CFE-CGC Métiers de l’Emploi avait avancé que le jour où les appels 3949 GDD seraient transférés vers le réseau, les ARC indemnisation disparaîtront, pour la CFE-CGC Métiers de l’Emploi c’est un simple effet « mécanique » qui se vérifie aujourd’hui ; la problématique qui demeure est que les agents GDD ne peuvent se démultiplier pour couvrir l’ensemble des tâches à réaliser !

 

Suite à la technique de Monsieur Ohier qui consiste à ne pas répondre aux questions, mais renvoyer systématiquement vers les régions, nous ré intervenons, pour lui dire que ce n’est pas la première fois qu’en CCE il nous fait remarquer que nous ne sommes pas dans un CE et qu’on n’a pas à traiter de problématiques locales…

Pourtant nous sommes ici les porteurs de la parole des élus en région. La CFE-CGC Métiers de l’Emploi considère que les remontées doivent être pris en compte, d’autant plus quand, dans certaines régions, on constate que rien ne bouge suite aux alertes des élus ! Il est ainsi normal que notre délégation dans ce CCE évoque auprès de la Direction en charge de ce dossier les dysfonctionnements locaux pour être intégrés à une réflexion globale.

 

 

  1. Information sur le dispositif d’auto diagnostic des compétences et connaissances digitales des agents de Pôle emploi.

 

L’autodiagnostic des compétences digitales (sur volontariat) va être réalisé en avance de phase sur la région Ile de France au sein des DT de Paris et du Val d’Oise du 20 août au 7 septembre 2018.

 

Une formation avec 14 modules va être mise en œuvre pour consolider les compétences digitales des agents. Ils seront mobilisables à « la carte ».

 

Les managers locaux disposeront de statistiques globales à l’issue du test d’autodiagnostic des agents pour organiser le développement de compétences grâce à divers leviers (tutorat, atelier, échange de pratique, offre de formation accessible via SIRHUS…).

La DG estime que les managers auront ainsi une meilleure idée de la maturité digitale de leurs agents.

 

Il est prévu une généralisation de cet auto diagnostic France entière entre le 26 novembre et le 24 décembre.

 

Intervention de la CFE-CGC Métiers de l’Emploi :

 

Nous accueillons favorablement cette initiative ; la CFE-CGC Métiers de l’Emploi  regrette cependant que cette proposition arrive aussi tardivement d’autant plus que notre organisation syndicale alerte depuis longtemps tant au niveau régional que national du risque de fracture numérique en interne.

 

Au-delà de la formation, les agents comme les Conseillers entreprises, les chargés de partenariats, etc…auront-ils les supports (tablettes…) pour pouvoir communiquer sur nos services digitaux ?

 

Un plan de développement du WIFI en agence est prévu pour 2019.

La DG a décidé de doter l’ensemble des Conseillers entreprises de tablettes.

 

Concernant l’inscription aux formations sur SIRHUS, quelle est l’articulation pour la mise en œuvre ?

Pas de réponse de la Direction.

 

Comment certains POC, tel Maskott en ARA, vont être intégrés à Digit’@ll ?

Le retour d’expérience en ARA sera évidemment pris en compte.

 

  1. Présentation de la responsabilité sociale et environnementale développée à Pôle emploi.

 

La Direction Générale informe que 69 % de nos sites ouverts au public sont accessibles aux personnes à mobilité réduite (Loi 2005 sur l’accessibilité). L’objectif de 100 % est visé à fin 2018.

On constate une diminution de 16 % des émissions de CO2 depuis 2009.

Notre taux d’emploi légal d’employés en situation de handicap est de 8,04 % (supérieur aux objectifs réglementaires).

41 % des marchés notifiés supérieurs à 200.000 euros comportent des clauses sociales.

La DG propose des axes d’amélioration au regard des meilleures pratiques afin d’être plus en phase avec les attentes des parties prenantes, que la RSO soit mobilisatrice à tous les niveaux de l’organisation et d’être d’avantage orienté sur les résultats avec un pilotage renforcé.

 

Pôle emploi a pris 10 engagements RSE sur 2018 et prépare une politique spécifique dans un plan entre 2019 et 2022.

 

Les 10 engagements tournent autour des notions de Service public responsable, d’Organisation responsable, d’Acheteur responsable et du Pilotage et Mobilisation.

Pour exemple, on peut citer la Promotion de la MRS (outil de lutte contre les discriminations à l’embauche), la Généralisation du papier 100 % recyclé et le recyclage des déchets ou encore Tenir l’engagement en termes de recrutement de cadres femmes.

Publié dans CCE

Compte-rendu du CCE du 29 juin 2018

Publié le par CFE-CGC Métiers de l'Emploi

  1. Approbation des PV du CCE ordinaire du 19 avril et 24 mai 2018.

 

  • PV du 19 avril 2018

Sous réserve des corrections formulées par la CFE-CGC, résultat du vote pour le PV du 19 avril 2018 :

 

Vote :

Abstention: CGT-FO, CGT et SNU

Favorable: CFE-CGC, CFDT, CFTC, SNAP

 

  • PV du 24 mai 2018

Vote reporté

 

  1. Consultation sur les art. 34 et 36, chapitre 3 du titre II du projet de loi « liberté de choisir son avenir professionnel ».

 

Une fois cette loi votée, une information-consultation du CCE sera réalisée sur la mise en œuvre.

 

Vote :

Défavorable : CFDT,  FO, CGT, SNU

Abstention : CFE-CGC, SNAP, CFTC

 

 

Explication de vote de la CFE-CGC Métiers de l’emploi :

 

Cette demande de consultation sur cette nouvelle Loi, faite par le Conseil d’Etat, nous apparaît comme un exercice très « particulier ».

Pour la CFE-CGC, ce n’est pas le rôle du CCE de donner un avis sur une loi, cette responsabilité revient à la chambre des députés. Pour cela, nous avons décidé de s’abstenir lors du vote même si nous nous engagerons pleinement sur le dossier quand il sera présenté en CCE pour les aspects techniques et métiers.

 

 

  1. Retour sur la concertation interne.

 

4.500 ateliers ont été organisés, 27.000 agents ont participé à cette opération.

La DG fait part de la « richesse » des contributions relevées, plusieurs dizaines de milliers de contributions sont remontées et un très important effort de synthèse a été fait tant en DG que sur les DR.

La DG précise qu’une totale transparence a contribué à ce projet.

Concernant les pistes stratégiques, elles ont été travaillées au National et en tout il y a 6 thèmes et 17 propositions qui ont servi à alimenter la concertation.

 

Des points de vigilances et de réussites sont ainsi ressortis de la concertation suite aux remontées des agents Pôle emploi.

Sur l’ensemble des contributions, 50 propositions émanant des collègues ont été retenues et seront travaillées.

A la suite, une concertation externe a été réalisée en direction des usagers, ces remontées seront utilisées pour alimenter les orientations stratégiques de la future Convention Tripartite Pôle emploi.

 

Intervention CFE-CGC Métiers de l’Emploi

 

La CFE-CGC intervient pour s’interroger sur la réelle et bonne utilisation des propositions faites par les agents de Pôle emploi ? Même si elles sont riches d’intérêt, seront-elles vraiment prises en considération dans cette future négociation ? Notre organisation syndicale s’interroge sur comment Pôle Emploi portera les retours des agents !

 

 

Jean-Yves Cribier précise que l’objectif de la démarche était de « construire quelque chose ensemble », de faire des propositions, de permettre aux agents de s’exprimer et à aucun moment d’obtenir de leur part une adhésion potentielle à la future Convention Tripartite.

 

  1. Présentation du prélèvement à la source PAS (pour les agents de PE et pour les DE).

 

Interlocuteurs : Michel COTURAT et Éric CHEVALIER

 

Le PAS démarre au 1er janvier 2019.

Pôle Emploi est concerné comme employeur mais également comme établissement en charge du versement des allocations aux demandeurs d’emploi.

Le montant de l’impôt prélevé mensuellement est fonction d’un taux de prélèvement communiqué par l’administration fiscale.

Concernant les DE, comme des agents, le seul responsable du PAS quant au montant ou au taux de prélèvement est la DIRECTION GENERALE DES FINANCES PUBLIQUES ; c’est l’unique interlocuteur en cas de question des usagers.

 

 

Intervention CFE-CGC Métiers de l’Emploi

 

La CFE-CGC intervient pour s’inquiéter des réactions négatives et risques de conflits avec les demandeurs d’emploi dans les accueils des agences.

De plus, une charge de travail supplémentaire pourrait reposer sur nos effectifs, est-elle évaluée ?

Pour les agents, nous demandons que le modèle du futur bulletin de salaire des agents nous soit communiqué pour information en CCE.

 

 

La question de la charge de travail des conseillers concernant le PAS a été interrogé par la DG. Celle-ci est jugée par la DG comme très limitée et elle n’existera que pendant les premiers mois. Selon la DG, la DGFPI réalise une importante campagne de communication. Un renfort de vigilance et de moyen, au 3949, sera peut-être nécessaire sur ces premiers mois. La charge pour les conseillers ne se limite qu’à répondre seulement à quelques questions et à renvoyer si besoin les DE vers l’administration fiscale.

Une campagne de communication dans l’intranet Pôle emploi sera réalisée à partir de septembre, ainsi que la diffusion d’un flyer, d’une FAQ mis à disposition sur cette réforme, une sensibilisation sur l’arrivée du prélèvement à la source à l’occasion de l’actualisation de novembre pour les DE et avec le BS dubdit mois.

 

 

Intervention CFE-CGC Métiers de l’Emploi

 

La CFE-CGC réintervient pour alerter sur les risques d’incompréhension forte et d’inquiétude des collègues de Pôle emploi, et nous demandons qu’une attention particulière soit prise quant à une communication renforcée.

 

 

Le montant de ce Prélèvement à la source sera DIFFERENT de celui du prélèvement mensualisé.

 

  1. Retour sur les représentants du CCE de la 2ème rencontre du Nouveau Parid e la Confiance, les 16 et 17 avril 2018.

 

Intervention des 2 représentants du CCE.

 

  1. Information sur SIRHUS.

 

Intervention de madame Gabrielle SARAZIN pour présenter un point d’étape sur le

déploiement du projet SIRHUS.

A ce-jour, sous SIRHUS, la partie socle RH est disponible depuis janvier 2018 avec les

modules formation et entretiens individuels.

Le module recrutement et mobilité est disponible depuis le 25 juin dernier pour les fonctions

RH (ouverture à tous début janvier).

A venir, le module Promotions puis Gestion des carrières et GPEC, en mars

2019.

 

Le module Recrutement et Mobilité comprend les périmètres suivants :

  • Offres d’emploi
  • Candidatures
  • Embauches
  • Intégration
  • Pilotage opérationnel

 

Un planning d’accompagnement et de communication est prévu avec un dispositif support

dédié au niveau de chaque région. Un relais SIRHUS sur chaque établissement sera donc

les interlocuteurs de proximité. Une cellule d’assistance nationale est mise en œuvre.

Les autres supports d’accompagnement pour la montée en compétences des utilisateurs

sont :

  • un guide utilisateur RH
  • une vidéo de démonstration
  • des supports de réunion
  • un e-learning manager et agent
  • des fiches synthèses pour une meilleure appropriation
  • des pages Intra manager et Agent

 

 

 

Intervention CFE-CGC Métiers de l’Emploi

 

Sur le circuit entre RH et management de proximité, la CFE-CGC intervient pour alerter sur le risque d’alourdissement de l’activité des managers sur le versant administratif, nouveau transfert de charge des fonctions RH vers l’encadrement.

 

Publié dans CCE

Mise à jour du calendrier social national (1er semestre 2018)

Publié le par CFE-CGC Métiers de l'Emploi

Suite à la dernière mise à jour du calendrier social national, vous trouverez dans la colonne de gauche une mise à jour des dernières dates du 1er semestre 2018 (dernières modifications en rouge).

 

Le prochain calendrier social sera élaboré durant la réunion du 4 juillet 2018.

Les effectifs de Pôle Emploi dans le viseur des comptables ministériels

Publié le par CFE-CGC Métiers de l'Emploi

Lors du CCE extraordinaire du 24 mai 2018, le sujet principal a bien évidemment été celui de la suppression possible de 4000 postes évoqués par la Ministre du Travail dans la presse début mai.

Dès les premières discussions du projet de loi de finance 2018, à l’automne 2017, le ton avait été donné, le nouveau gouvernement en place a clairement affiché son intention de supprimer des postes à Pôle Emploi sous couvert de réalisation d’économie sur le budget du service public. Cela s’est alors traduit très vite par la suppression de 297 postes et le non renouvellement de 1370 contrats aidés.

Tout cela se fait dans une logique assez simpliste et strictement comptable de réduction des déficits publics.

Alors que le chômage n’a eu cesse d’augmenter, alors que la priorité des Français mais aussi des gouvernements successifs était l’emploi, aucun effort financier n’a jamais été fait à la hauteur de l’enjeu, Pôle Emploi a toujours contribué à la réduction des déficits publics. En 2018, nous avons, pour la première fois, passé un cap, après les efforts financiers, les coupes dans le budget, nous sommes passés au stade des suppressions de postes : 297 !

L’argument qui tend à dire que le chômage baisse et qu’en conséquence, il serait logique que des postes soient supprimés à Pôle Emploi dans les 4 ans à venir à hauteur d’environ peut-être 4000 (cela correspondrait aux 2 vagues de création de postes qui ont eu lieu pour renforcer les équipes) est terriblement simpliste.

 

  • Le chômage baisse-t-il durablement ?

À ce jour, NON.

  • Le chômage baisse-t-il durablement sur toutes les catégories et pas seulement la catégorie A ?

Encore, NON.

  • Qui sont les demandeurs d’emploi qui bénéficient en premier d’une potentielle reprise économique, les plus en difficultés ?

NON, ce sont encore et toujours ceux qui sont les plus autonomes.

  • Les gains de productivité évoqués par la Ministre, du fait de la dématérialisation sont-ils avérés et suffisants pour justifier des suppressions de postes au regard des nouvelles activités que va devoir gérer Pôle Emploi : la gestion des dossiers des démissionnaires, des dossiers des indépendants et l’accroissement du contrôle de la recherche d’emploi …?

Bien évidemment, NON.

 

  • La question des postes à Pôle Emploi ne peut se réduire à une simple équation mathématique qui consisterait à considérer que X demandeurs d’emploi en moins implique X suppressions de postes.

Ce n’est pas parce que le chômage baisse, que la charge de travail est moins importante. Si le chômage change, les besoins et les attentes des demandeurs d’emploi et des employeurs évoluent aussi et Pôle Emploi se doit d’en tenir compte dans l’application de ses missions.

Cette seule approche mécanique et comptable va à l’encontre de la volonté pourtant maintes fois affirmée de faire toujours plus pour ceux qui en ont le plus besoin !

 

  • Nous avons besoin de manière extrêmement urgente de travailler sur le sujet des charges et des moyens au sein de Pôle Emploi et sur la mise en place d’un outil de calcul des charges qui soit transparent et partagé par tous, en prenant en compte les missions que nous exerçons dans toutes leurs composantes (demandeurs, employeurs).
  • La CFE-CGC Métiers de l’Emploi condamne fermement cette méthode qui consiste à faire des annonces dans la presse sans se soucier de l’impact que cela peut avoir sur nos collègues et de l’anxiété que cela peut générer. Il s’agit d’une méthode assez sordide qui souvent n’a comme objectif premier des annonceurs que de tester la capacité à réagir !

Les agents de Pôle Emploi ne sont pas des données statistiques, mais des hommes et des femmes qui mènent chaque jour,  sans relâche, avec professionnalisme et sens du service public, le combat contre le chômage.

 

La CFE-CGC Métiers de l’Emploi, comme elle l’a toujours fait, entend bien défendre les salariés de Pôle Emploi, nos missions, la place de notre établissement comme acteur central, majeur et incontournable, en maintenant et faisant vivre le dialogue avec la Direction.

La CFE-CGC Métiers de l’Emploi sera telle qu’elle a toujours été : libre et indépendante, critique et constructive, réaliste et inventive. Nous répondrons toujours présents pour participer à un dialogue constructif tout en restant déterminés à défendre les intérêts des agents.

 

Communication à télécharger ICI

Accord QVT : assouplissement sur la 2ème vague pour télétravail

Publié le par CFE-CGC Métiers de l'Emploi

C’est cette semaine que les régions devraient communiquer aux agents qui en ont fait la demande s’ils pourront bénéficier à partir de la rentrée du télétravail et du travail de proximité, ceci en application de l’accord QVT.

 

 

En effet, dans son article 2.1.15 (modalités de mise en œuvre du dispositif), l’accord prévoit des pourcentages pour la première, la deuxième et la troisième année d’application de l’accord.

 

 

Si certains ont voulu lire ce paragraphe comme un maximum fixé par l’accord, une simple relecture de ce texte apporte une compréhension beaucoup plus simple puisqu’il est dit « Le dispositif pourra permettre d‘atteindre 10% de télétravailleurs pour chaque établissement la première année, puis 15% pour la 2ème année et, en fonction du bilan de mi-parcours, d’atteindre 20% la dernière année de l’accord, en tenant compte des éléments d’évaluation examinés par la commission de suivi. ». Il n’y a donc pas eu de quotas fixés mais plutôt des objectifs pour une montée en charge progressive.

 

 

Face au retour plus que positif de la première année de mise en œuvre du télétravail dans le cadre de cet accord (à ne pas confondre avec la modalité concernant le handicap), et face à l’augmentation des demandes pour la deuxième année, le Directeur Général a souhaité ne pas se fixer de barrière. En agissant ainsi, et dans le respect des contraintes que fixe l’accord (nécessités de services, éligibilité des activités...) cela permet d’éviter l’écueil de la rotation du bénéfice du dispositif. En effet, face au très fort constat de satisfaction, et dans le souci de la Qualité de Vie au Travail, il aurait été surprenant de dire à un agent satisfait qu’il faut arrêter pour laisser sa place à son collègue.

 

 

Les organisations syndicales signataires de l’accord (CFE-CGC, CFDT et CFTC) ont été préalablement consultées la semaine dernière avant que l’information ne soit donnée aux régions.

 

 

À cette occasion, la CFE-CGC Métiers de l’Emploi a posé plusieurs conditions :

 

  • Que la question du retrait des PO imposé aux sites ne se reproduise plus. La direction s’engage à ce que la question ne soit plus posée aux DR (certains avaient refusé le retrait pour la première vague) mais aux sites, au plus près de la problématique. Nous éviterons ainsi les situations absurdes que pouvaient créer ces retraits parfois amplifiés par des agents en travail de proximité se retrouvant sans PO.

 

  • Que les freins plus ou moins virtuels de l’accès au télétravail des encadrants ne se reproduisent plus. Les blocages culturels de certaines directions pratiquant le refus systématique doit cesser. Preuve a été faite qu’un encadrant en télétravail (rappelons-le, sur ½ ou 1 journée par semaine seulement ! ), ne met pas en péril son site/service et y trouve enfin un peu de calme pour traiter ce qu’il n’arrive à faire lorsqu’il est sollicité à longueur de journée.

 

  • Comme en commission de suivi, la CFE-CGC Métiers de l’Emploi, rappelle la revendication des encadrants : qu’il puisse eux aussi bénéficier, comme tous les agents, des bénéfices de l’accord QVT et qu’ils ne soient pas vu que comme les garants de la mise en œuvre de l’accord... pour les autres.

 

  • Que le travail de proximité soit réellement étudié et apprécié et non refusé souvent systématiquement. Les grèves SNCF ont révélé que cette modalité est une vraie solution.

 

 

Travail d’analyse en cours :

 

Un travail est en cours à la Direction Générale suite à la consultation des agents ayant bénéficié du télétravail et du travail de proximité sur la première vague. Cette consultation concernait aussi les encadrants de ces agents. Sur les premiers éléments que nous avons pu voir, la satisfaction est très importante sur les bénéficiaires. On pourrait même parler de quasi-unanimité.

Si du côté des encadrants d’agents en télétravail ou en travail de proximité, la satisfaction globale est forte, il en demeure pas moins quelques points à regarder de plus près comme, par exemple, la cohésion d’équipe, la répartition du travail ou la communication entre les agents. Rien de dramatique, mais il va falloir être vigilant sur ces éléments. Tout cela sera vu une fois le travail d’analyse terminé lors d’une prochaine réunion de suivi de l’accord.

 

 

Pour rappel :

 

Contrairement à la première année, la possibilité de télétravailler était ouverte pour cette campagne aux activités par téléphone des agents du 3949 et du 3995.

 

Publié dans QVT

Compte-rendu CCE ordinaire du 24 mai 2018

Publié le par CFE-CGC Métiers de l'Emploi

  1. Approbation du PV du 27 février 2018

 

PV Approuvé à l’unanimité

 

  1. Consultation sur les orientations en matière d’organisation des activités d’appui-gestion en plateformes et en agences

Vote :

Favorable : CFTC

Défavorable : SNU, CFDT, FO, CGT

Abstention : CFE-CGC, SNAP

 

Explication de vote CFE-CGC Métiers de l’Emploi sur les orientations en matière d’organisation des activités d’appui-gestion en plateformes et en agences

 

Le projet concernant les principes organisationnels des activités d'appui gestion en agences et en plateformes était attendu et interrogeait beaucoup les collègues.

 

Les réponses apportées aux questions de la CFE-CGC Métiers de l’Emploi  sur le dossier de la réorganisation des activités appui gestion en plateformes et en agences, nous font craindre :

 

  • Une augmentation de la charge sur les agents du réseau pour la partie indemnisation car la mutualisation téléphonique permettait de diviser par 2 le nombre de conseillers au téléphone pour la file indemnisation, or les agences sont déjà en tension sur le sujet du fait de la trajectoire GDD,
  • Une dévalorisation du poste de chargé d'accueil et d'information en plateforme.

 

Nous notons aussi certains points positifs comme par exemple :

 

  • L’anticipation des activités en décroissance,
  • La prise en compte des évolutions des métiers et de nos missions,
  • La personnalisation de la relation avec le demandeur concernant l'accueil téléphonique. 

 

Nous souhaitons à nouveau attirer votre attention sur :

 

  • Le manque de formation spécifique pour les agents des PF dans le catalogue national,
  • L’absence de volet spécifique sur le contentieux et sur la récupération des indus ainsi que sur l'évolution de ces services si automatisation des contraintes. 

 

En conséquence, la CFE-CGC Métiers de l’Emploi a décidé de s’abstenir concernant « les orientations en matière d’organisation des activités d’appui gestion en plateformes et en agences ».

 

 

 

  1. Consultation sur le projet de renforcement des équipes de contrôle de la recherche d’emploi

 

 

Déclaration commune des OS aux CCE

 

« La Direction de Pôle emploi présente au CCE de ce jour un projet de renforcement des équipes de Pôle emploi dédiées au contrôle de la recherche d’emploi avec une mise en œuvre dès le deuxième semestre 2018. Ce dossier est directement la traduction de la commande du pouvoir exécutif, alors que celui-ci a décidé la baisse du plafond d’emploi de notre établissement pour l’année 2018 et annonce une accentuation de cette trajectoire à partir de 2019.

C’est en cohérence  avec la demande formulée par  l’ensemble des élus de convoquer une réunion extraordinaire du CCE sur l’état des  charges et moyens de notre établissement que les élus , à l’unanimité, vous demandent l’abandon de ce projet, qui ne pourra se traduire que par une baisse des moyens affectés à l’indemnisation et à l’accompagnement des demandeurs d’emploi. »

 

Jean-Yves Cribier refuse d’abandonner le projet « Renforcement du Contrôle de la Recherche d’Emploi » et considère que la délibération vaut consultation et clos le point à l’ordre du jour.

 

 

Déclaration  CFE-CGC Métiers de l’Emploi sur le projet de renforcement des équipes de contrôle de la recherche d’emploi

 

 

Lors du CCE du 19 avril 2018, nous avons été informés sur le dossier concernant le renforcement des équipes de contrôle de la recherche d’emploi.

 

La CFE-CGC Métiers de l’Emploi, comme elle l’a déjà exprimé, tient a rappeler qu’elle  n’est pas opposée au contrôle de la recherche d’emploi.

 

Pour la CFE-CGC Métiers de l’Emploi, cela peut être un moyen de redémarrer les actes de recherche d’emploi pour des demandeurs qui avaient baissé les bras et totalement décroché face à leur situation et la difficulté de leur recherche dans le contexte actuel. De ce point de vue, les retours des premières expérimentations sont d’ailleurs intéressants.

 

 

Les réponses apportées par la DG de Pôle Emploi aux questions de la CFE-CGC Métiers de l’Emploi lors du CCE du 19 avril concernant notamment les effectifs consacrés à ce dispositif, la seconde montée en charge évoquée par la Ministre, la prise en compte du report de charge, les modalités de recrutement des conseillers CRE, les critères de répartition des conseillers et des managers dans les établissements ont pour conséquences que la CFE-CGC Métiers de l’Emploi soit défavorable au déploiement de ce projet comme proposé par l’établissement.

 

Pour la CFE-CFC Métiers de l’Emploi il est inacceptable d’envisager de renforcer un tel dispositif sans aucun effectif supplémentaire et sans aucune prise en compte du transfert de charge des activités  vers les autres collègues qui plus est dans un contexte annoncé de baisse des effectifs.

 

 

 

  1. Information sur la désignation du délégué à la protection des données personnelles dans le cadre du règlement général sur la protection des données (RGPD)

 

Présentation du dossier par la DG.

 

  1. Questions diverses

 

La CFE-CGC Métiers de l’Emploi demande à la direction si elle a eu connaissance des commentaires violents, insultants, parfois nominatifs que n’importe qui peut faire sur les sites de Pôle Emploi sur Google, sachant que ces commentaires peuvent mettre en danger les personnels et les sites.

Que compte-faire la direction auprès de Google ?

Réponse de la direction : Elle n’avait pas connaissance de ces commentaires, elle en prend connaissance en séance suite à notre intervention, elle découvre la violence de certains commentaires. Elle va voir comment faire retirer tous les commentaires nominatifs

Publié dans CCE

Compte-rendu CCE Extraordinaire du 24 mai 2018

Publié le par CFE-CGC Métiers de l'Emploi

Toutes les organisations syndicales interpellent la direction sur les propos tenus dans la presse par la Ministre et le DG concernant la possible suppression de 4000 postes à Pôle Emploi.

 

Déclaration des OS :

Les élus et représentants syndicaux du CCE de Pôle emploi (CFDT / CFE-CGC / CFTC / CGT / CGT-FO / SNAP/  SNU / STC) tiennent à réaffirmer solennellement leur opposition à toute suppression de postes à Pôle emploi. Aucun poste n’est de trop à Pôle emploi.

Nous demandons au directeur général de Pôle emploi en personne  d’expliciter aux représentants du personnel au CCE de Pôle emploi les propos qu’il a tenus dans les médias et en interne au sujet des suppressions de postes à Pôle emploi.

 

Jean-Yves Cribier répond en lieu et place du DG sur ce sujet.

Il s’agit d’une intervention de JB lors du séminaire nouveau pari de la confiance du 16 et 17 avril qui dans le cadre d’une question réponse a indiqué que dans le cadre de la préparation de la convention tri partite, il y aurait des discussions sur les moyens de pôle emploi et que les 4000 qui nous ont été octroyé en 2012 pourrait être remis en question.

Madame PENICAUT en réponse à un auditeur  lors d’une interview dit que si le chômage baisse significativement il serait logique qu’il y ait moins d’accompagnement.

C’est dans le cadre de la convention tri partite que ces sujets seront traités.

Pour Pôle Emploi il faut prendre en compte 4 paramètres :

  1. Les charges nouvelles de Pôle Emploi
  • Les démissionnaires, environ 20 000 dossiers par an
  • Les indépendants, environ aussi 20 000 dossiers par an
  • L’évolution du contrôle de la recherche d’emploi
  1. La capacité de Pôle Emploi à dégager des gains de productivité

Depuis 6 ans nous avons dégagé des gains de productivité et nous les avons en permanence redéployé notamment  sur l’accompagnement DE et la relation entreprise.

  1. L’évolution de nombre de DE
  2. Les objectifs qui seront fixés à Pôle Emploi en termes de missions, de niveau de qualité de service et de niveau de performance.

La convention tri partite est sur 4 ans, si un effort doit être fait, il sera demandé sur 4 ans soit 2019, 2020, 2021, 2022.

Le DGARH nous informe qu’il y a une mission IGN / IGAS qui est mobilisée avec 8 inspecteurs qui démarre à temps sur le sujet à partir de cette semaine.

Les travaux sur la convention tripartite vont durer sur l’été, jusqu’à septembre, ensuite la rédiger et la soumettre à la signature des 3 parties Unedic / Etat / Pôle Emploi et ensuite derrière il faudra en tirer les conséquences sur le projet de loi de finance soit sur Septembre / Octobre.

Le DGARH s’engage à informer régulièrement le CCE dès qu’ils auront des informations sur le sujet.

De plus le DGARH prend l’engagement qu’il y aura une consultation sur la  stratégie de l’établissement pour les 4 années à venir une fois la convention tripartite signée et derrière nous aurons la consultation sur la politique sociale, la DG travaille déjà sur le calendrier social pour articuler les différents éléments.

Concernant les effectifs et ce que défend la Direction Générale auprès de ses interlocuteurs (Ministère du Travail et Bercy), la DG demande que soit pris en compte et mesuré l’évaluation des charges générées par les nouvelles missions, que la capacité de Pôle Emploi de faire de nouveaux gains de productivité soit évalué, concernant la baisse du chômage et le gain potentiel la DG demande est que si il y a une baisse de chômage et que cela doit se traduire sur les effectifs que cela soit bien sur une baisse constatée des cat A, B et C car la catégorie A n’est pas représentative de l’ensemble des charges de Pôle Emploi.

La position de la Direction générale est claire, quand on parle de baisse du chômage, on parle de baisse constatée du chômage sur les catégories A, B et C.

La DG demande que dans le cadre de la mission IGN et IGAS qui s’engage, on définisse et on débatte d’une méthode de calcul de l’impact de la baisse des DE sur le calcul des charges de travail.

Pour la DG, il faut définir sur quoi on mesure la baisse du chômage.  Il parait important pour la Dg que ce ne soit pas simplement une règle arithmétique mais que l’on soit bien sur une analyse plus fine et prenne en compte le profil des demandeurs d’emploi qui restent à Pôle Emploi de façon à continuer à agir dans les meilleures conditions vers les demandeurs d’emploi qui en auront le plus besoin même avec la reprise économique.

JYC dit que oui il y a des déclarations et oui il y a des hypothèses, oui la DG acte que si il y a une baisse constatée du chômage elle pourrait se traduire dans les effectifs.

En complément JYC explique que  si le chiffre des 4000 était confirmé cela voudrait dire 1000 par an. Aujourd’hui nous avons à Pôle Emploi 1300 départs naturels par an, bien évidemment cela ne suffit pas car nous avons des postes qu’il nous faut impérativement remplacer. Il faut aussi tenir compte de la réalité de ces départs naturels par établissements et la capacité de Pôle Emploi à traduire cela de façon opérationnelle.

 

Délibération vote CCE Extraordinaire

 « Au regard des prérogatives du CCE sur la gestion et la marche générale de l'entreprise et sur les mesures de nature à affecter le volume des effectifs,

Et suite à l’annonce de la Ministre du Travail,  relayée par le Directeur Général,  sur le projet de suppression de 4 000 postes  à pôle Emploi sur les prochaines années,

Les élus et représentants syndicaux du CCE Pole Emploi demandent la tenue d’un CCE extraordinaire avant la mi-juillet  portant sur :
un état des lieux des charges/ressources des services et missions de Pôle Emploi en lien avec les charges de travail des agents de Pôle emploi. »

Les élus votent à l’unanimité la programmation d’un CCE extraordinaire en juillet.

 

Vers 12h15 la CGT, le SNU, FO, SNAP, la  CFTC et STC quittent la séance.

La séance se poursuit avec la présentation du contexte du point 1.

 

1. Information en vue d’une consultation sur les articles 34 à 36, chapitre 3 du titre II du projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel s’agissant des dispositions relatives au transfert de la compétence des décisions de suppression du revenu de remplacement et au recouvrement de la pénalité administrative d’une part, les nouvelles modalités de définition de l’offre raisonnable d’emploi d’autre part.

Il a été demandé à Pôle Emploi de consulter les organisations syndicales sur le sujet.

La CFE-CGC fait part de son étonnement quant à ce mode de fonctionnement. La loi prend actuellement la forme d’un projet. Il est compliqué de rendre un avis sur un projet de loi dont le contenu peut encore changer. Il serait plus pertinent que Pôle Emploi s’engage à présenter la mise en œuvre de la loi au sein de Pôle Emploi et les conséquences de celle-ci.

Jean-Yves Cribier s’y engage.

Fin de la séance

Publié dans CCE

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 > >>