ASC : communiqué de presse confédéral

Publié le par CFE-CGC Métiers de l'Emploi

Modification du régime social des Activités Sociales et Culturelles des Comités d’entreprise.

 

La CFE-CGC dénonce un processus législatif inutilement anxiogène.

 

La CFE-CGC a découvert avec grand étonnement le vote en première lecture à l’Assemblée Nationale d’un amendement au PLFSS 2019 visant à plafonner les exonérations sociales sur les prestations des Activités Sociales et Culturelles (ASC) des Comités d’établissement ou d’entreprise (CE).

 

Présenté au prétexte de clarifier le régime social applicable aux prestations d’ASC, il induit l’application de cotisations sociales sur la plus grande partie des aides prises en charges par les CE pour les activités sociales (aide au départ en vacances, en colonies de vacances pour les enfants, à la pratique sportive…) et culturelles, conduisant mécaniquement à réduire fortement leur volume pour les salariés.

 

Accompagné d’aucune étude d’impact et discuté trop rapidement pour que les députés présents puissent en apprécier la portée, cet amendement de franc-tireur a généré une forte inquiétude et une grande incompréhension chez les salariés et leurs représentants en charge de la gestion des CE.

 

La CFE-CGC est fermement opposée à cette mesure : les ASC sont en effet un moyen de permettre aux salariés de pratiquer des activités qu’ils ne pourraient pas exercer sans cette aide et sont souvent le ciment de la cohésion sociale d’un établissement.

 

La CFE-CGC note que le projet sous-tendu par l’amendement repose sur la volonté de ne pas faire baisser les prestations d’ASC. Sa lecture juridique n’étant pas conforme à l’esprit affiché, la CFE-CGC demande que l’amendement soit annulé dès le début de la discussion du PLFSS au Sénat. Elle mobilisera ses réseaux et ses militants pour que les ASC soient préservées.

 

La CFE-CGC s’inquiète par ailleurs de la dégradation du processus législatif qui vise à voter des dispositions avant d’en comprendre la portée et d’en analyser les conséquences. Cela n’est clairement pas le signe d’un processus efficace. Nos concitoyens attendent un meilleur fonctionnement de nos institutions démocratiques.

 

 

 

 

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Compte-rendu CCE du 23 octobre 2018

Publié le par CFE-CGC Métiers de l'Emploi

Comité central d’entreprise du 23 octobre 2018

 

 

 

1 - Approbation du PV de la réunion du 29 juin 2018 et du PV de la réunion du 19 juillet 2018

 

Approbation des PV à l’unanimité

 

2 - Information, sur la base du projet de loi de finances, des perspectives budgétaires et des effectifs de Pôle emploi pour 2019

 

Ce point sera aussi évoqué lors de la présentation du plan stratégique et la politique sociale.

Effort à ce stage de 400 ETPT pour 2019 contre 297 ETPT en 2018.

Il est aussi demandé un effort budgétaire sur le fonctionnement.

 

Présentation du projet de loi de finance 2019 : volet Pôle Emploi

 

La subvention pour charge de service public est en baisse de 84,7Millions d’euros.

Parallèlement la contribution de l’UNEDIC de 103 millions d’euros est en hausse, soit 3%.

Cela garantie que les moyens ne diminueront pas en 2019 pour l’accompagnement des demandeurs d’emploi.

Lors des échanges avec les tutelles, Pôle Emploi a fait valoir la charge qui pèse sur l’établissement et qui a permis d’obtenir une baisse du plafond d’emploi beaucoup plus réaliste.

 

Présentation des charges nouvelles et des gains :

 

Les charges nouvelles :

 

  • les démissionnaires PE considère qu’en année pleine la fourchette est entre 17000 et 30000 qui est la marche haute, la médiane étant de 23500 avec une montée en charge progressive , cela concernerait donc une 100ETP 51/3 GDD, 2/3 conseil)
  • Les indépendants : 30000, la partie indemnisation PES, la partie accompagnement le réseau, la montée en charge sera progressive avec un impact 100ETPT en 2019 (1/3 sur indemnisation, ce tiers pourra être pris en charge par le gain suite à la mise en place de la DSN. En tout état de cause l’effort ETPT ne devra pas être pris sur l’activité GDD.

 

Les autres Gains :

 

  • La dématérialisation et l’amélioration de la production en plateforme sur les items suivant : la mise en place de flux d’information  automatique entre la DGFIP et PE.
  • Montée en charge de KEROS qui réduit le traitement des flux papiers
  • Baisse des appels téléphoniques en plateforme
  • La mise en place du télépaiement
  • Dématérialisation des fichiers ASP
  • Dématérialisation du contentieux géré en plateforme (fin 2019)
  • Concernant les fonctions support, la DG a demandé à chaque région de travail sur le domaine des fonctions supports, pas de gains adossé sur ces fonctions mais ce sera un gains parmi d’autres.

 

Révolution digitale :

 

  • Pôle Emploi a accompli une première étape extrêmement importante.
  • Demain, l’accompagnement collectif digital en réseau devra voir le jour.
  • Poursuite de la différenciation de l’accompagnement pour les demandeurs d’emploi.

 

 

Jean-Yves Cribier précise qu’il y aura aussi des gains de productivité par le biais de la réforme CSE avec moins de représentants du personnel.

 

  • 200 ETPT année plein
  • 100 ETPT 2019

 

Il revient sur les chiffres:

 

  • S’agissant des chiffres, la déclaration du ministre dans son communiqué du 24 septembre est claire, il s’agit bien de la suppression de 400 ETPE et non pas 800.
  • La contrainte juridique  qui est portée par l’article 44 est aussi très claire avec la suppression de 400 ETPT.
  • Pourquoi 400 et pas plus comme cela a pu être évoqué dans la presse.
  • Parce que l’argument de la baisse de la DEFM n’est pas entendable. On ne constate pas de baisse de la DEFM pour le moment. 400 ETPT correspond donc uniquement aux efforts de productivité réalisés et à venir.
  • La recherche d’efficience est quelque chose de permanent, rendre le meilleur service au moindre coût, nous sommes dans cette logique.
  • La baisse sera à la main de chaque établissement quant à la répartition locale.

 

 

3 - « Mon Assistant Personnel » (MAP) : présentation du bilan de la phase pilote et information sur les modalités de généralisation

 

 

La CFE-CGC Métiers de l’Emploi est particulièrement intervenue sur 2 points :

 

  • la mise en place et plus particulièrement sur les tirs qui sont normalement à la main des agences mais en pratique ils semblent être imposés par les DR.
  • La question du changement de posture que cela implique et comment la DG comptait accompagner cela.

 

Réponses de la direction

 

 

Enjeu et de remettre le conseiller au cœur de la relation avec le demandeur et redonne toute sa noblesse à l’emploi de conseiller.

Le changement de posture, cela porte plus sur l’évolution du métier, certains sont monté sur ces changements avant que Aude ne le demande, d’autres sont plus en difficultés sur ces changements. Il y a un dispositif de déploiement inédit qui laisse la main au local aux ELD en lien avec leur DT pour décider du moment où ils vont choisir le pas en fonction de plusieurs critères.

D’abord mesurer la marche l’effort qu’il va falloir consentir en matière d’appropriation de ce nouvel environnement. Même si l’environnement est intuitif cela demande un changement de posture. Ce temps d’appropriation va être différent d’un agent à l’autre. C’est pour cela que l’accompagnement doit s’inscrire dans la durée, il s’agit d’une trajectoire de montée en compétence, découvrir l’environnement, comprendre le sens métier et progressivement acquérir une aisance avec ce nouvel environnement professionnel.

Le national rappellera que chaque agence peut choisir son tir

Le national a conscience du besoin d’accompagnement des conseillers.

 

 

 

3 - Déclinaison de l’accord QVT du 17 mars 2017 :

 

  • Point d’étape sur le dispositif de réduction des échanges de courriels hors temps de travail

 

  • Mise à dispo d’un message d’absence.
  • Désactivation répondre à tous
  • Formation d’accompagnement à la déconnexion

 

  • Information et consultation sur les modalités de suivi des temps de repos des agents bénéficiant du forfait cadre

 

Présentation du dispositif par la direction.

Rappel il s’agit d’une obligation légale à laquelle l’employeur doit se conformer.

 

Vote

POUR : CFE-CGC  Métiers de l’Emploi, CFDT, CFTC, SNAP

CONTRE : CGT

ABSTENTION : FO, SNU

 

 

4 - Titres restaurant : point d’étape sur la dématérialisation et perspectives de dématérialisation

 

La CFE-CGC Métiers de l'Emploi est tout d’abord intervenue sur le sujet pour comprendre pourquoi la direction venait présenter à cette séance, un projet de dématérialisation total du chèque restaurant.

 

La CFE-CGC Métiers de l'Emploi a rappelé qu’il n’y a aucune obligation légale comme tend à le faire croire la direction et parfois même les prestataires de chèque restaurant.

 

Nous avons clairement exprimé notre opposition totale à la mis en en place de la carte restaurant pour tous les agents de Pôle Emploi, pour plusieurs raison :

  • Le dispositif est très contraignant sur l’utilisation des titres restaurants.
  • Le dispositif fonctionne très mal sur le territoire, beaucoup de commerce ne sont pas équipés pour les utiliser, d’autres qui sont équipés refusent de les prendre car le coût est trop important pour eux. En conséquence beaucoup de salariés se retrouvent avec des cartes restaurant abondées avec des sommes qu’ils ne peuvent pas utiliser, en clair pour la CFE-CGC Métiers de l'Emploi c’est une perte de pouvoir d’achat qui est inacceptable pour nous.

 

 

 

5 - Information sur l’expérimentation « Office 365 »

 

Présentation d’office 365 par la direction.

 

La CFE-CGC Métiers de l’Emploi est intervenue pour avoir des informations sur le coût, la mise en œuvre et les garanties en matières de sécurité des données des agents.

Le moins que l’on puisse dire est que les réponses de la direction ne sont pas très convaincantes.

 

 

6 - Questions diverses

 

Mayotte :

Date de création de Mayotte, d’après le ministère, fin du 1er trimestre 2019.

La DG recherche un directeur régional car il y aura une nomination dès qu’il s’agira d’une DR.

Il aura dans un premier temps les fonctions d’un préfigurateur et en prendra la responsabilité dès sa création. Cela se fera dans les prochaines semaines voir même ans les prochains jours.

 

Inondation dans l’Aude.

Un gros travail d’accompagnement a été mis en place, la demande de dons de congés doit être étudiée par le DR et la réponse sera donnée par la DR.

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La CFE-CGC Métiers de l'Emploi : L'EXIGENCE DU PRAGMATISME

Publié le par CFE-CGC Métiers de l'Emploi

Le Projet de Loi de Finances 2019 a été présenté le 24 septembre 2018. Le parlement va maintenant l’examiner et statuer en y apportant d’éventuels correctifs

Comme en 2018, et comme cela avait été évoqué avant l’été, Pôle Emploi en sa qualité d’opérateur Public est mis une fois de plus à contribution par le gouvernement en s’appuyant sur une bien hypothétique baisse du chômage.

Après une réduction d’effectif de 297 Equivalents Temps Plein Travaillés en 2018, le PLF 2019 prévoit une réduction supplémentaire de 400 Equivalents Temps Plein Travaillés (voir annexes budgétaires ), en l’état actuel du projet.

 

 

Il s’agit là d’une décision sortie tout droit du Ministère du Budget dans le cadre de la réduction des déficits budgétaires.

 

 

La CFE-CGC Métiers de l’Emploi réaffirme haut et fort que :

  • la question des postes à Pôle Emploi ne peut se réduire à une simple équation mathématique et une seule approche comptable,
  • il est impossible de statuer sur cette question sans tenir compte du bilan réel charges/ressources.

 

Nous savons tous que la suppression des 4OO ETPT risque fort de se solder par  le non remplacement de certains collègues qui partent en retraite (estimation à 1200-1300 / an) et non  par un vaste plan de licenciements comme certains voudraient nous le faire croire.

 

Depuis maintenant 10 ans, Pôle Emploi est en perpétuel mouvement : pas un jour, pas un mois, pas une année, sans une réorganisation, une modernisation, une digitalisation, une fusion… !

Pendant ces 10 années, le personnel de Pôle Emploi a toujours été au rendez-vous de chaque évolution.

 

Aujourd’hui, l’annonce de ces suppressions de postes inquiète. Comment continuer de bien faire son travail et comment faire face aux nouvelles activités avec moins de moyens ?

 

La direction évoque des gains de productivité, mais où et à quel prix :

 

  • Toujours plus de pression, d’indicateurs, d’objectifs, de reporting,
  • L’augmentation du travail déporté,
  • L’augmentation des injonctions paradoxales,
  • La perte du sens au travail,
  • Un sentiment grandissant de déshumanisation du travail.

 

Face à ces constats, la CFE-CGC Métiers de l’Emploi  fait le choix du réalisme et de la vérité.

Elle refuse le choix de la facilité et n’appelle pas à la grève du 20 novembre dont les résultats lui semblent bien aléatoires et qui risque fort d’être facteur d’inutiles tensions et de frustrations.

 

 

Plus que jamais, notre volonté est de défendre les salariés de Pôle Emploi en participant et faisant vivre le dialogue social.

 

 

Ainsi la CFE-CGC Métiers de l’Emploi demande t-elle à la direction de Pôle Emploi :

  • La plus grande transparence et sincérité sur ce dossier,
  • La mise en place d’un véritable dialogue avec les ELD sur la question des effectifs,
  • L’inscription au CCE d’un point trimestriel sur le suivi des effectifs PLF 2019,
  • La mise en place d’un plan d’accompagnement du PLF 2019 afin d’estimer, d’anticiper et d’accompagner les impacts que les non remplacements de départs à la retraite pourraient avoir dans les agences et les structures,
  • La mise en place, dans les établissements, d’une commission locale de suivi des effectifs PLF 2019.
  • Le réexamen de la trajectoire GDD à l’aune de ce contexte nouveau de baisse d’effectifs annoncée.

 

 

Enfin, la CFE-CGC Métiers de l’Emploi alerte avec force la Direction sur l’état d’épuisement de l’encadrement, charnière précieuse et indispensable de l’accompagnement de tous les changements.

 

A force de subir des transformations perpétuelles, des injonctions paradoxales, l’exigence de faire toujours plus, toujours mieux, toujours plus vite avec moins, l’encadrement de Pôle Emploi, entre le marteau et l’enclume, souffre.

 

Cette souffrance est le plus souvent silencieuse et difficile à avouer. Les alertes que nous recevons, de plus en plus nombreuses et fortes, doivent rapidement être entendues et prises en considération par la Direction.

 

 

Plus que jamais, la CFE-CGC Métiers de l’Emploi, syndicat responsable, garde son  cap, celui d’une  3ème voie syndicale, celle du pragmatisme, de l’exigence et de la défense réfléchie des agents.

 

Communication à télécharger

Ordre du jour CCE du 23 octobre 2018

Publié le par CFE-CGC Métiers de l'Emploi

  1. Approbation du PV de la réunion du 29 juin 2018 et du PV de la réunion du 19 juillet 2018
     

  2. Information, sur la base du projet de loi de finances, des perspectives budgétaires et des effectifs de Pôle emploi pour 2019
     

  3. « Mon Assistant Personnel » (MAP) : présentation du bilan de la phase pilote et information sur les modalités de généralisation
     

  4. Point d’étape sur le dispositif de réduction des échanges de courriels hors temps de travail

    • Déclinaison de l’accord QVT du 17 mars 2017

    • Information et consultation sur les modalités de suivi des temps de repos des agents bénéficiant du forfait cadre
       

  5. Titres restaurant : point d’étape sur la dématérialisation et perspectives de dématérialisation
     

  6. Information sur l’expérimentation « Office 365 »
     

  7. Information sur les expérimentations (Missions locales : éléments de méthode à destination des Direccte et des DR de Pôle emploi)
     

  8. Questions diverses

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Compte-rendu CCE extraordinaire du 20 juillet 2018

Publié le par CFE-CGC Métiers de l'Emploi

  1. Etat des lieux des charges / ressources des services et missions de Pôle emploi en lien avec les charges de travail des agents de Pôle emploi.

 

 

Cette séance extraordinaire est organisée sur la demande des membres du CCE, suite à l’adoption d’une motion au mois de mai.

Une réunion extraordinaire sur l’ « Etat des lieux des charges et ressources des services et missions de Pôle emploi en lien avec la charge de travail des agents de Pôle emploi » a donc été programmée.

Le document présenté propose d’investiguer :

 

  • L’environnement de Pôle emploi depuis 2015 (chiffres du chômage, DE indemnisés, Offres collectées et DPAE),
  • Les moyens de Pôle emploi évolution des effectifs depuis 2015 (Effectifs et moyens RH),
  • L’activité de Pôle emploi placement, indemnisation et accompagnement des entreprises.

 

En annexe, un document avec la répartition des ressources sous l’angle de la comptabilité analytique a également été ajouté en annexe.

 

Jean-Yves CRIBIER  précise que l’exercice se limitera à l’observation d’une photographie au jour J des moyens et charges de Pôle emploi ; tant que la Loi de finance n’est pas votée, tant que la Convention tripartite n’a pas été négocié, il est difficile de réaliser des projections. La Convention tripartite définira l’offre de service de demain.

 

Quel impact d’une éventuelle baisse du chômage sur les moyens en effectif de Pôle emploi, la DG avance qu’il travaille avec Bercy pour que cette baisse, si elle est effective, se fasse sur un constat réel et non pas en anticipation. Le ministère de tutelle est a priori sur la même longueur d’onde.

 

La CFE-CGC Métiers de l'Emploi intervient en rappelant le Pourquoi de cette réunion. Les annonces portées par les médias ont généré bon nombre d’émotion, inquiétude et questions. La CFE-CGC Métiers de l’Emploi est lucide et a bien conscience que toute décision de diminution des effectifs dépasserait les compétences du CCE, et revêtirait d’abord un caractère éminemment politique.

Notre organisation était demandeuse de ce point d’étape. Pour autant, nous sommes frustrés, d’une part, si une baisse d’effectif intervient, la décision se prendra en un autre lieu que le CCE mais dans la sphère politique, sous le prisme de la réduction budgétaire voulue par l’Etat.

De plus, autre limite du dossier, nous n’avons aucun élément sur certaines activités, notamment celle décidées comme la gestion des démissionnaires, les indépendants, le contrôle de la recherche d’emploi. La CFE-CGC Métiers de l’Emploi suppose que des simulations ont d'ores et déjà été réalisées. Pourtant, le dossier de présentation ne comporte aucune information de cette nature.

 

Jean-Yves Cribier précise que le DG vient devant les représentants du personnel lors des moments stratégiques, où il peut leur apporter des informations certaines. Tel n’est pas le cas aujourd’hui.

Le projet de loi de finances sort le premier mardi du mois d’octobre.  Avant cette date, il n’est possible d’avoir des certitudes sur ce qui va se passer pour Pôle Emploi.

 

Jean-Yves Cribier conçoit la frustration exprimée, sur certaines données, il en profite pour rappeler que ce n’est pas lui qui a demandé cette réunion, ni lui qui a formulé la question, il ne fait donc que répondre à la demande express des OS !

 

Jean-Yves Cribier explique que la DG travaille à l’élaboration des budgets tout en anticipant les objectifs à venir et dans la perspective d’une nouvelle réduction du budget de fonctionnement, même si elle fait tout pour préserver les emplois.

 

Monsieur OHIER apporte des précisions sur les gains de productivité qui sont de 3types :

  • l’automatisation et la dématérialisation de tâches à faible valeur ajoutée,
  • l’adaptation de l’organisation par la réallocation de ressources transfert d’une activité subie vers une activité programmée,
  • l’externalisation d’activités comme l’assistance inscription  Pôle emploi.

 

Mickael OHIER présente certains indicateurs :

  • depuis un an ou deux, on note une intensification du dépôt d’offre d’emploi ; risque de tension sur les offres,
  • accroissement important de l’activité réduite > 78 heures (catégorie C)
  • les DE restent inscrits plus longtemps,
  • la DELD sur les catégories ABC est plus importante,
  • risque récurrent du chômage structurel (inadéquation entre compétences disponibles et sollicitées).

 

Sur le sujet des démissionnaires, une estimation prévoit un volume de 25 à 30.000 en année pleine. Le volume est donc maîtrisable. Des charges placement et indemnisation seront générées. La DG estime à 200 ETP la ressource nécessaire.

Sur les indépendants, on les estime à 30.000 bénéficiaires. En année pleine, on estime la ressource nécessaire à 180 ETP.

400 agents ETP sont prévus pour le CRE sur l’année 2019.

 

Nouvelle intervention de la CFE-CGC Métiers de l’Emploi.

 

Nous avons le sentiment que cette réunion est une première sur le sujet, et que les données importantes qui nous ont été apportées ce jour sont à compléter. Cette « boîte à outil » nous permettra dans le temps de pouvoir évaluer et comparer la question des charges-ressources.

Nous souhaitons par ailleurs que ce sujet continue à être suivi lors de nos futurs échanges car nous le devons aux personnels que nous représentons.

Nous actons et partageons l’idée que tant que la Loi de finance n’est pas votée, tant que la Convention tripartite n’est pas signée, il est compliqué de se projeter sur la charge qui pèsera sur nos effectifs ; l’exercice est donc délicat à mener aujourd’hui mais la CFE-CGC Métiers de l’Emploi restera dans une vigilance accrue dans les mois qui arrivent.

 

Publié dans CCE

Compte-rendu CCE ordinaire du 19 juillet 2018

Publié le par CFE-CGC Métiers de l'Emploi

  1. Approbation du PV du CCE ordinaire du 24 mai 2018.

 

APPROUVE à l’unanimité.

 

  1. Point d’étape sur la vérification de l’effectivité de la baisse de charge dans le cadre de la trajectoire des activités GDD

 

Intervention de Mickael OHIER.

La DG nous explique que la baisse de charge est estimée à – 32 % entre le 4ème trimestre

2015 et le 1er trimestre 2018 (contre – 27 % notée à fin 2017).

 

Monsieur CRIBIER, DGA RH précise que l’effectif cible GDD a ainsi été revu à la hausse puisque d’une baisse de – 41 %, on arrive à avril 2018 à une diminution de 30 % (soit un passage de 9407 agents GDD à 6607).

 

Intervention de la CFE-CGC MÉTIERS DE L’EMPLOI :

 

La trajectoire d’évolution de l’activité indemnisation par la DG peut se résumer par un syllogisme :

Toutes les activités des conseillers indemnisations s’automatisent,

Or, l’automatisation diminue la charge de travail,

Donc l’activité des conseillers indemnisation diminue.

 

Une vision  parfois parcellaire par la direction des activités assumées par les agents indemnisation conduit à sous-estimer la charge réelle de travail. Les indicateurs ne reflètent ni la qualité du service rendu, ni la charge de travail induite.

 

Le document présenté fait part que :

- Au 4ème  trimestre 2015 : 99% des dossiers traités manuellement

- Au mois de mai 2018, 53% des dossiers ont été liquidés automatiquement

 

La CFE-CGC Métiers de l’Emploi considère que la direction ne mesure pas le temps passés par les agents à redresser les anomalies des dossiers traités automatiquement, ni la nature de ces dossiers.  Donc sur ces 53% combien doivent être repris dès le départ, mais aussi par la suite, lorsqu’une nouvelle information rentre par flux.

 

Il est de plus remonté que « Le volume total de DAL liquidés a diminué de 4,6% », mais cela n’a pas fait diminuer la charge de travail. Est-ce que les rechargements et les DRV sont pris en compte ? Pour la CFE-CGC Métiers de l’Emploi, rien n’est moins sûr. La convention d’assurance chômage évolue et les modalités de traitement s’intensifient. Le traitement des AIF est-il pris en compte par exemple... ?

 

Le dossier informe que le taux d’AE, ou périodes de travail saisies par Pôle emploi, n’est plus que de 30%. Idem, la DG ne mesure pas le travail induis en cas d’erreur de saisies et le traitement induit des DPC générés automatiquement.  A ce jour rien n’est automatique, il y a toujours à la base une personne qui saisit les données. Que cela soit le prestataire ou l’employeur, les erreurs sont possibles et fréquentes.

        

D’après le dossier, le volume de GDC reste stable : la CFE-CGC Métiers de l’Emploi observe qu’il n’est pas rare que l’agent ne puisse pas prendre de plage GDC sur ordre ou faute de temps.

 

La DG avance une baisse de - 38% du nombre de visites en ARC entre 2015 et 2018 : pour la CFE-CGC Métiers de l’Emploi, la direction ne mesure pas la densité et la complexité de ces visites. De plus, certaines régions ont déjà supprimé l’ARC GDD, ce qui fausse complétement l’analyse au niveau national.

 

« Les flux téléphoniques entrant traités en agence ont connu une augmentation de +3.75% entre T4 2017 et T1 2018 »

La CFE-CGC Métiers de l’Emploi alerte la Direction sur ce point : Comment peut-elle réaliser ce calcul, au vu des chiffres indiqués sur le tableau, c’est une augmentation de 58% des appels qui est constatée !

Nous notons qu’il faut également intégrer à cette estimation les évolutions d’organisation sur le 3949, notamment avec la suppression progressive des plateformes téléphonique.

 

Les mail.net quant à eux ont augmentés de 320 %, nécessitant des temps de traitement long, pour la CFE-CGC Métiers de l’Emploi, la charge n’a pas baissé mais a changé de forme.

 

La DG nous parle toujours de double compétent sur RDVA ??? Sauf erreur les seuls doubles compétents ont été conservés sur un très faible nombre de sites.

 

Concernant les ressources qui interviennent sur les activités GDD, à avril 2018, le document affiche qu'il n'y a plus d'agents planifiés autre que les conseillers GDD ou Double compétents. Pour la CFE-CGC Métiers de l’Emploi, cette affirmation est erronée puisqu'on retrouve encore de nombreux agents ex indemnisation, DAPE, REP et Référents métiers qui interviennent sur l'activité sur du temps "résiduels" non négligeable.

 

La CFE-CGC Métiers de l’Emploi s’interroge également sur la répartition du travail différencié sur l’activité indemnisation selon les régions et alerte sur le risque d’une trop grande spécialisation des agents. (Exemple sur le traitement des AIF traité en plateforme et plus du tout en agence).

Le métier de techniciens en indemnisation doit rester un métier riche et diversifié.

 

La DG avance que les changements organisationnels concernant l’activité GDD en régions sont dictés par la réalité du terrain, pour exemple sur les territoires où les flux sur l’ARC Indemnisation sont très faible, il a été décidé d’arrêter leurs planifications.

 

Lors d’un précédent CCE, la CFE-CGC Métiers de l’Emploi avait avancé que le jour où les appels 3949 GDD seraient transférés vers le réseau, les ARC indemnisation disparaîtront, pour la CFE-CGC Métiers de l’Emploi c’est un simple effet « mécanique » qui se vérifie aujourd’hui ; la problématique qui demeure est que les agents GDD ne peuvent se démultiplier pour couvrir l’ensemble des tâches à réaliser !

 

Suite à la technique de Monsieur Ohier qui consiste à ne pas répondre aux questions, mais renvoyer systématiquement vers les régions, nous ré intervenons, pour lui dire que ce n’est pas la première fois qu’en CCE il nous fait remarquer que nous ne sommes pas dans un CE et qu’on n’a pas à traiter de problématiques locales…

Pourtant nous sommes ici les porteurs de la parole des élus en région. La CFE-CGC Métiers de l’Emploi considère que les remontées doivent être pris en compte, d’autant plus quand, dans certaines régions, on constate que rien ne bouge suite aux alertes des élus ! Il est ainsi normal que notre délégation dans ce CCE évoque auprès de la Direction en charge de ce dossier les dysfonctionnements locaux pour être intégrés à une réflexion globale.

 

 

  1. Information sur le dispositif d’auto diagnostic des compétences et connaissances digitales des agents de Pôle emploi.

 

L’autodiagnostic des compétences digitales (sur volontariat) va être réalisé en avance de phase sur la région Ile de France au sein des DT de Paris et du Val d’Oise du 20 août au 7 septembre 2018.

 

Une formation avec 14 modules va être mise en œuvre pour consolider les compétences digitales des agents. Ils seront mobilisables à « la carte ».

 

Les managers locaux disposeront de statistiques globales à l’issue du test d’autodiagnostic des agents pour organiser le développement de compétences grâce à divers leviers (tutorat, atelier, échange de pratique, offre de formation accessible via SIRHUS…).

La DG estime que les managers auront ainsi une meilleure idée de la maturité digitale de leurs agents.

 

Il est prévu une généralisation de cet auto diagnostic France entière entre le 26 novembre et le 24 décembre.

 

Intervention de la CFE-CGC Métiers de l’Emploi :

 

Nous accueillons favorablement cette initiative ; la CFE-CGC Métiers de l’Emploi  regrette cependant que cette proposition arrive aussi tardivement d’autant plus que notre organisation syndicale alerte depuis longtemps tant au niveau régional que national du risque de fracture numérique en interne.

 

Au-delà de la formation, les agents comme les Conseillers entreprises, les chargés de partenariats, etc…auront-ils les supports (tablettes…) pour pouvoir communiquer sur nos services digitaux ?

 

Un plan de développement du WIFI en agence est prévu pour 2019.

La DG a décidé de doter l’ensemble des Conseillers entreprises de tablettes.

 

Concernant l’inscription aux formations sur SIRHUS, quelle est l’articulation pour la mise en œuvre ?

Pas de réponse de la Direction.

 

Comment certains POC, tel Maskott en ARA, vont être intégrés à Digit’@ll ?

Le retour d’expérience en ARA sera évidemment pris en compte.

 

  1. Présentation de la responsabilité sociale et environnementale développée à Pôle emploi.

 

La Direction Générale informe que 69 % de nos sites ouverts au public sont accessibles aux personnes à mobilité réduite (Loi 2005 sur l’accessibilité). L’objectif de 100 % est visé à fin 2018.

On constate une diminution de 16 % des émissions de CO2 depuis 2009.

Notre taux d’emploi légal d’employés en situation de handicap est de 8,04 % (supérieur aux objectifs réglementaires).

41 % des marchés notifiés supérieurs à 200.000 euros comportent des clauses sociales.

La DG propose des axes d’amélioration au regard des meilleures pratiques afin d’être plus en phase avec les attentes des parties prenantes, que la RSO soit mobilisatrice à tous les niveaux de l’organisation et d’être d’avantage orienté sur les résultats avec un pilotage renforcé.

 

Pôle emploi a pris 10 engagements RSE sur 2018 et prépare une politique spécifique dans un plan entre 2019 et 2022.

 

Les 10 engagements tournent autour des notions de Service public responsable, d’Organisation responsable, d’Acheteur responsable et du Pilotage et Mobilisation.

Pour exemple, on peut citer la Promotion de la MRS (outil de lutte contre les discriminations à l’embauche), la Généralisation du papier 100 % recyclé et le recyclage des déchets ou encore Tenir l’engagement en termes de recrutement de cadres femmes.

Publié dans CCE

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