289 articles avec cce

Ordre du jour CCE du 19 et 20 décembre 2017

Publié le par CFE-CGC Métiers de l'Emploi

  1. Approbation des PV du CCE ordinaire du 3 & 4 octobre, du CCE extraordinaire du 3 octobre et du CCE extraordinaire du 23 octobre.
     
  2. Consultation sur la démarche Agence De Demain (ADD).
     
  3. Information sur la concertation générale en vue de la convention tri-partite.
     
  4. 3ème Information trimestrielle sur la vérification de l'effectivité de la baisse de charge dans le cadre de la trajectoire d'évolution des activités indemnisation.
     
  5. "Mon assistant personnel" : point d'étape sur la phase pilote et information sur son extension (incluant une démonstration).
     
  6. Information en vue d’une consultation sur le processus mis en œuvre à PE concernant les lanceurs d’alerte.
     
  7. Point d’étape de SIRHUS : fonctionnalités mises en œuvre en janvier 2018.
     
  8. Application de l’article 48 du projet de loi de finances 2018 concernant le jour de carence des agents publics.
     
  9. Information sur les modalités de retenue et de la compensation de la CSG-CRDS (en l’état des textes publiés).
     
  10. Questions diverses.

Publié dans CCE

Compte-rendu du CCE du 23 novembre 2017

Publié le par CFE-CGC Métiers de l'Emploi

 

La CFE-CGC souhaite porter à l’ordre du jour la question de la hausse de la CSG à venir. Où en est la direction sur les travaux quelle nous a annoncé en septembre lors de la réunion NAO pour compenser la hausse de la CSG afin qu’aucun agent de Pôle Emploi n’ai de baisse de salaire dès janvier 2018.

Jean-Yves Cribier explique qu’ils sont en attente des textes pour la fonction publique qui d’après lui devraient peut-être pouvoir s’appliquer à tout le monde.

Il précise que tant que les textes ne sont pas publiés il ne peut rien faire et que si cela n’est pas mis en œuvre en janvier, il y aurait alors une mesure rétroactive.

La DG s’engage à revenir au plus tôt auprès du CCE pour information, avant la fin de l’année.

La CFE-CGC Métiers de l’emploi intervient par la voie de sa présidente, Suzie PETIT, Représentante syndicale au CCE, pour faire remarquer qu’il est hors de question qu’en janvier les agents aient une diminution de leur salaire net, c’est un engagement du Président de la République ; contrairement à la CFDT, nous ne prenons pas acte de ce premier niveau d’information, cela ne nous suffit pas. Pour la CFE-CGC, le mécanisme de compensation doit être mis en œuvre dès janvier comme s’y était engagé Jean-Yves Cribier dès septembre.

 

  1. Approbation des PV du 19 juillet, du 4 & 5 septembre et du 22 septembre 2017.

PV du 4 et 5 septembre 2017

  • Abstention : CFE-CGC  (car absent le 4) et CGT
  • Pour CFDT, CFTC, SNAP, FO et SNU

PV du 22 septembre 2017

  • Approbation à l’unanimité

 

  1. Bilan à fin octobre 2017 du réseau social POLE.

Intervention de Reynald CHAPUIS et Aude VILLE pour la DG.

Pour rappel, le réseau interne POLE a pour objectif :

  • de contribuer à fournir aux conseillers l’information nécessaire à leur activité Nous sommes aujourd’hui à 11 mois de l’accès par l’ensemble des agents de POLE.
  • de contribuer à l’acculturation numérique des collaborateurs de Pôle emploi par ses deux vocations

Selon une dernière étude de l’Observatoire des réseaux sociaux d’entreprises, seulement 10% des réseaux sociaux d’entreprise fonctionne aujourd’hui, dont celui de Pôle Emploi.

Les derniers chiffres montrent que par jour, on dénombre 3.500 visites ; 48 952 agents ont validé les conditions générales d’utilisation. + 1 523 nouveaux connectés en Octobre ; 20 000 visiteurs uniques / mois et 81 479 Visites en octobre 2017.

C’est particulièrement des communautés liées à des sujets métiers qui sont les plus consultés.

Top 10 des espaces les plus visités :

  • Entreprise Le réseau
  • 2 - Digital !
  • 3 - MRS L'espace national
  • 4 - Indemnisation
  • 5 - Animer les Ateliers internes 2016 "Orientation et Formation" "Recherche d'emploi" et "création d'entreprise"
  • 6 - Bilan personnalisé des compétences - déploiement
  • 7 - CEP Démarche d'accompagnement Communauté CPR, AR et équipe projet nationale
  • 8 - PACA On the Rode Again
  • 9 - Campus Ouest Boite à outil du formateur
  • 10 - la communauté des utilisateurs

 

La CFE-CGC intervient pour interroger la Direction sur :

  • 49.000 profils ouverts, mais combien sont actifs et  utilisés régulièrement ?
  • Sur quels critères s’appuie la DG pour évaluer cet outil ?
  • Qu’est-ce  qui  fait aujourd’hui dire à la DG que POLE fonctionne bien ?

Reynald CHAPUIS répond que « C’est un franc succès au titre de l’usage » de POLE, quant au nombre de profils ouverts…Un peu court comme argument pour la CFE-CGC.

Sur notre question du nombre de récurrence et de profils réellement actifs régulièrement, la DG déclare ne pas avoir les chiffres, que cette mesure ne peut être réalisée…

  • Quelle réelle plus-value et complémentarité par rapport aux autres outils et techniques d’informations et de communications ?

R. CHAPUIS ne réponds pas à notre interrogation.

  • Que prévoyez-vous pour éviter une « fracture » numérique et-ou un certain isolement des agents qui n’isolerait pas cet outil ?

La DG, là encore, ne nous apporte pas de réponse précise.

Nous alertons également la Direction sur le manque d’ergonomie de l’outil et surtout sur le fait que beaucoup d’agents sont inscrits « directement » sur certaines communautés sans acte volontaire de leur part ? Il nous avait pourtant bien été précisé lors de la première présentation que l’utilisation de POLE n’était pas obligatoire et ne se substituait pas à d’autres canaux de communication, ce qui n’est aujourd’hui pas le cas sur le terrain dans de nombreuses situations.

Reynald CHAPUIS approuve la nécessité de faire évoluer l’ergonomie de l’outil.

Il rajoute que de la pédagogie est encore à faire quant à l’utilisation de POLE afin d’éviter certaines dérives comme l’inscription « automatique » d’agent sur des communautés, en oubliant le caractère volontaire de son utilisation.

La CFE-CGC précise que, si la DG déclare que l’outil n’est pas obligatoire, certaines pratiques et utilisations (base de données, dépôt de documents…) le rendent de facto obligatoire ! Attention à ces dérives, nous demandons qu’une réflexion soit réalisée sur ce point. L’employeur a une responsabilité importante dans l’utilisation qui en est faite et le rend parfois incontournable, obligatoire.

Nous ne pouvons accepter que cet outil soit vu comme permettant « de rompre l’isolement » ; dans ce cas là nous sommes face à un réel échec de l’Etablissement ! Où sont les échanges physiques en face à face, le lien social, la relation humaine ?

Pour la CFE-CGC, POLE n’est qu’un simple outil, complémentaire ; nous attendons une vraie vigilance de l’Etablissement sur le sujet du risque de deshumanisation introduit par l’utilisation de la multiplication d’outils virtuels.

 

  1. Agence de demain : retour sur le test et information en vue d'une consultation sur la démarche.

Le projet « agence de demain » est identifié dans les priorités stratégiques PE 2020.

Ce projet a débuté fin 2016 et s’est poursuivi cette année avec une phase de tests ; pour 2018, il est envisagé un déploiement sur 100 agences : 1 agence par territoire en trois vagues.

L’intention du projet est de proposer un lieu qui allie l’expertise de Pôle emploi et l’interaction personnalisée avec les usagers.

  • Une agence adaptée à tous les publics
  • Penser l’agence de demain en fonction de ses spécificités

Ce test concerne 12 agences sur 9 régions avec des profils très hétérogènes (publics DE et E, organisations, environnements, effectifs…).

 

  1. Information sur l'accord du 22/11/2017 relatif à la classification des emplois et à la révision de certains articles de la CCN de Pôle emploi, sous réserve de sa validité.

 

Les éléments à retenir :

 

  • Date d’effet pour les agents au 1er juillet 2018.
  • Nous sommes dans le cadre d’un Accord valide (car signé par 4 OS qui représente plus de 50 % d’audience à l’issue du dernier processus électoral).
  • Phase d’information et de dialogue social en région.
  • Information des agents à partir de décembre
  • Les RH seront formées dès la mi-décembre, et jusqu’à la fin janvier.
  • De mi-janvier à la fin avril, les managers seront formés à l’UM
  • Les agents seront reçus dans le cadre des EPA à partir du 1er février 2018.
  • Les notifications SIRH de repositionnement seront envoyées à partir de mi-juin.
  • Lors d’une première commission de suivi de l’Accord, les documents de communications à destination des agents seront présentés. Les managers bénéficieront sur leur espace réservé sous INTRA, de supports et guides spécifiques.

Il est prévu que dans les 3 mois, une concertation va être organisée avec les Délégués Syndicaux Centraux.

Une première séquence de travail aura lieu le 15 décembre.

 

  1. Présentation du bilan d’activité des services de contrôle de la recherche d’emploi.

Le DGA RH, Jean-Yves Cribier précise qu’aucun document ne sera fourni. La DG réfléchit sur le sujet dans un contexte de réflexion plus globale que mène le gouvernement actuellement sur l’Offre raisonnable d’emploi et la Réforme de l’UNEDIC.

Le CA de PE a reçu hier un premier bilan du dispositif.

200 conseillers affectés dans 32 équipes depuis novembre 2015, près de 12.000 contrôles ont été déclenchés.

Il est rappelé qu’il y a 3 types de contrôles : aléatoires, ciblés, suite à un signalement d’un collègue.

14% des contrôles donnent lie in fine à des radiations.

Il a été annoncé au CA que sur le 1er semestre 2018, une étude sera réalisée et communiquée.

Publié dans CCE

Compte rendu du Comité Central d’Entreprise du 30 octobre 2017

Publié le par CFE-CGC Métiers de l'Emploi

Cette séance  a débuté par un échange sur les propos tenus par Laurent WAUQUIEZ sur le laxisme supposé des conseillers de Pôle emploi. Ces propos ont donné lieu à deux déclarations liminaires de la CGT-FO et de la CFDT. La CFE-CGC s’est associée à la réprobation exprimée par les Organisations Syndicales et à la demande d’une réponse de la DG face à ces propos particulièrement mal venus au moment où l’on recommence à entendre une « petite musique » négative concernant l’efficacité de Pôle emploi.

Interrogé sur ce même sujet, plus tard au cours de la séance, le DG a indiqué qu’il ne souhaitait pas donné plus de poids à ces propos qu’ils n’en méritent.

  1. Information et consultation sur l’évolution de la fiche emploi de Référent(e) Réglementaire Applicatif
    (avec la participation de Françoise INIZAN, pour la DG)

Ce sujet vient devant le CCE après le travail conduit dans le cadre de l’Observatoire National des Métiers (ONM), le tout s’inscrivant dans le contexte de la négociation sur la classification.

Informations / Explications DG :

  • L’idée est de faire apparaître de quelle manière un RRA peut évoluer vers un emploi autre que managerai.
  • A travers l’évolution de la dénomination, la notion de de référent « métier » se substituer à la notion de référent « règlementaire et applicatif ».
  • Il appartient à l’ELD mais n’a pas de responsabilité managériale.
  • Parmi ses missions, il assure toujours l’interface entre les agences et les services d’appuyées fonctions support en charge de l’offre de services de Pôle emploi.
  • Selon la taille des agences, le référent métier peut contribuer aux activités de supervision de l’accueil sur délégation de l’ELD.
  • L’emploi de référent métier pourrait être amené à davantage se développer et pourra être occupé par des conseillers, quelle que soit leur provenance.

Intervention CFE-CGC :

  • La CFE-CGC partage les alertes exprimées concernant le nombre de RRA et leurs activités de supervision de l’accueil. Attention au fait que les RRA jouent sauvent le rôle de « bouche-trou » à l’accueil.

Informations / Explications DG :

  • Les référents métiers devront être formés en lien avec l’évolution de leur emploi (parcours de perfectionnement en cours de définition). Les formations UM portant sur les compétences d’animation fonctionnelle leur seront accessibles.
  • Leur parcours de carrière pourra se faire à 2 niveaux : E (agents de maîtrise, comme maintenant) et F (cadres).
  • La DG ne souhaite pas nommer le nombre de référents métiers : certaines agences ont 2 RRA, d’autres 3. Plus de RRA doit toujours être envisagé dans une optique d’équilibrage des ressources sein de l’agence, sans traduction par une spécialisation indemnisation /emploi.
  • La dénomination « référent expert métiers » n’a pas été retenue pour éviter toute confusion avec les experts métiers. Par contre, cette notion d’expertise pourrait apparaître avec cette formulation : « placé sous l’autorité hiérarchique directeur d’agence, le RRA est membre de l’ELD sans responsabilité managériale. Il mobilise et coordonne un ensemble d’expertises. ».

Recueil d’avis sur la fiche modifiée avec mise en œuvre au 1/12/2017: la fiche

  • 19 votants ; 12 votes positifs (5 CFDT, 2 CFTC, 2 CFE-CGC, 2 SNAP, 1 SNU) et 7 votes négatifs (2 CGT et 5 CGT-FO).
  1. Consultation sur les évolutions de procédure de recrutement externe
    (avec la participation de Françoise INIZAN et Priscilla GRANMAIRE, pour la DG)

Informations / Explications DG :

  • PE s’appuiera bien sur un prestataire externe qui propose notamment une plate-forme de délivrance de tests. Lorsque des tests feront appel à des situations de PE, c’est bien PE qui construira ces situations. Les tests de logique et de raisonnement sont achetés.
  • PE attend de ce processus et de l’ingénierie mise en place une homogénéisation des méthodes de recrutement qui sont très hétérogènes
  • Un diagnostic a eu lieu montrant que la déconcentration est allée trop loin en matière de recrutement. Le recrutement des CDD est trop souvent laissé à la main des managers. Or 90% des CDI recrutés sont des CDD.
  • L’ingénierie concernera les nouveaux recrutés (pas les CDD en cours).
  • Dans l’attente de la mise en place du portail de recrutement, les offres seront diffusées sur pole-emploi.fr. Toute offre en CDI continuera à être diffusée sur la BDE.
  • Le sourcing des conseillers ne sera pas abandonné.
  • Il n’y a pas d’opposition entre la MRS et le dispositif proposé : c’est de la MRS sous forme digitale.
  • Le CDI reste le mode normal de recrutement (1200 personnes par an).
  • Pour le recrutement des cadres dirigeants et des cadres supérieurs, PE opte pour un regard croisé (externe/interne).
  • PE a lancé un appel d’offres avec un cahier des charges public.

Recueil d’avis :

  • 19 votants ; 11 abstentions (5 CFDT, 2 CFTC, 2 CFE-CGC, 2 SNAP) et 8 votes négatifs (2 CGT, 5 CGT-FO, 1 SNU).

Explication vote CFE-CGC :

  • les enjeux et objectifs sont partagés, mais le timing interroge : une expérimentation plus longue avec consultation du CCE dans un deuxième temps aurait été préférable.

 

  1. Consultation sur les Orientations Stratégiques de Pôle emploi formulées dans la feuille de route 2018
    (avec la participation de Jean BASSERES, DG, et Paul BAZIN, DSAI)

Informations / Explications DG :

  • Le document n’a pas la prétention d’envisager tout ce qui se passera en 2018. Mais 2 éléments majeurs impacteront PE : le Plan d’Investissement sur les Compétences (PIC) et les réformes de l’Assurance-chômage et de la Formation professionnelle.
  • Cette feuille de route s’inscrit clairement dans le mouvement initié en 2012. On a quitté le modèle de la polyvalence pour s’engager dans un mouvement de spécialisation.
  • 2 points importants ressortent de cette feuille de route : le renforcement des synergies dans l’agence et l’évolution de la modalité « suivi » (renforcement de l’animation à distance et mise en œuvre d’un réseau social).
  • 2018 doit marquer la volonté de poursuivre la personnalisation (personnalisation de l’indemnisation, expérimentation du conseiller référent indemnisation, montée en puissance du CEP, gestion des moments clés, traitement des réclamations, projets PES pour les intermittents, etc.)
  • Pour en faire toujours plus pour ceux qui en ont le plus besoin, la feuille de route 2018 apporte 3 éléments nouveaux : amélioration du conseil en formation, montée en puissance de l’accompagnement global et expérimentation TPE.
  • Pour accentuer la présence digitale de PE, 4 éléments majeurs sont contenus dans la feuille de route : bilan personnalisé, notion de profil de compétences, développement des API pour les offres d’emploi et, pour les conseillers, MAP et télétravail.
  • Le mouvement de déconcentration sera poursuivi : rôle rénové des DT, « nouveau pari de la confiance » (un sujet pour les 30 prochaines années !). La question des marges de manuelle est essentielle.
  • 2018 sera aussi l’année d’affirmation d’ambitions fortes (agence de demain, RSO) et l’année de la future convention tripartite avec une large association du réseau et la nécessité de mieux faire connaître PE et ses résultats.

Interventions CFE-CGC :

  • La fourniture d’un bilan à date mettant en perspective la feuille de route est une bonne chose. Il en va de même pour l’affirmation d’un cap maintenu, à la veille d’échéances très importantes pour PE (renégociation de la convention tripartite et réformes à venir).
  • Les orientations stratégiques de PE s’inscrivent dans un contexte de fin de cycle avec une première baisse d’effectifs et des pressions très fortes pour que d’autres suivent.
  • Attention à ne pas entretenir un climat de course permanente aux résultats mesurés par les indicateurs.
  • S’agissant de la trajectoire GDD, plus de prudence serait nécessaire afin de préserver l’expertise de PE, compte tenu des réformes en préparation (assurance-chômage notamment).
  • La qualité des formations prescrites par PE aux DE suscite de vraies interrogations auxquelles des réponses devront être apportées.
  • La méthode privilégiée pour faire émerger les propositions du terrain à la veille de la renégociation de la « tripartite » n’est pas clairement explicitée ; de même, le rôle de la représentation du personnel dans ce mouvement n’est pas évoqué.

Recueil d’avis :

  • 19 votants ; 11 abstentions (5 CFDT, 2 CFTC, 2 CFE-CGC, 2 SNAP) et 8 votes négatifs (2 CGT, 5 CGT-FO, 1 SNU).

Eléments de commentaires / vote CFE-CGC :

  • La manière dont le dossier des orientations stratégiques a été présenté au CCE cette année, est un vrai progrès ; il en va de même pour la qualité du débat.
  • Par contre, nous n’avons pas été entendus sur différents points, notamment notre appel à la prudence concernant la trajectoire GDD.
  • Enfin, nous restons dubitatifs concernant le rôle que joueront les instances représentatives du personnel dans la concertation interne qui va se mettre en place dans la perspective de la future « tripartite ».

Publié dans CCE

Compte-rendu du CCE du 22 septembre 2017

Publié le par CFE-CGC Métiers de l'Emploi

Préalablement à l’ouverture du CCE, lecture de déclarations préalables par la CFDT, la CFTC, le SNAP et la CFE-CGC Métiers de l’emploi.

 

Déclaration CFE-CGC Métiers de l’Emploi

Entre coupes drastiques et dégraissage budgétaire: ou va Pôle emploi ?

 

Par voie de presse, la question de Pôle Emploi est encore une fois propulsée sur le devant de la scène. Ainsi, évoque-t-on de nouveau la « nécessité » d’une baisse budgétaire, avec comme corollaire un dégraissage annoncé des effectifs, notamment sur les postes d’encadrement que certains qualifient « d’armée mexicaine » !

 

Encore une fois, on stigmatise et on caricature ! Pôle Emploi couterait trop cher et devrait être dégraissé.

 

Non, le personnel de Pôle Emploi et son encadrement ne peuvent servir de variable d’ajustement à une politique erratique qui semble menée au jour le jour !

 

Ni fainéants, ni cyniques, ni nantis, le personnel de Pôle Emploi n’a pas à avoir honte de l’accomplissement de ses missions !

 

Non, Pôle emploi n’a pas à rougir de son action et de ses résultats !

 

A heure où tous les efforts devraient être consacrés à la lutte contre ce fléau endémique du chômage de masse, les « visiteurs du soir de Matignon » fustigent Pôle emploi, l’institution à abattre et à dégraisser !

Au lieu de tirer tous ensemble dans la même direction, on polémique et on voudrait éparpiller pôle emploi façon puzzle.

 

On voit même resurgir le vieux fantasme de la privatisation rampante, solution à tous les problèmes.

 

Si un effort budgétaire n’est, par principe, pas interdit ; tout ne se résume pas à une seule approche comptable. L’humain et la qualité des services que nous offrons doivent plus que jamais rester au cœur de nos missions.

 

Que penser de tous ces débats qui resurgissent opportunément au moment même où se finalise le budget Pôle emploi 2018 et où s’ouvrent les négociations pour une nouvelle classification des emplois, celle-là même pour laquelle la Direction Générale nous assure- la main sur le cœur- qu’il n’y a aucune inquiétude à avoir quant à son financement ???

 

Ce qui est donné d’une main serait repris au centuple de l’autre ?

 

la CFE-CGC Métiers de l’Emploi portera ces interrogations devant toutes les instances compétentes et notamment au prochain Comité Central d’Entreprise du 22 septembre. Des réponses devront être apportées sur ces interrogations majeures quant au devenir de Pôle Emploi.

 

 

Le DGA RH, JY Cribier, déclare que la Direction a ressenti une réelle surprise à la lecture de cet article du Parisien de lundi matin.

La ministre a réagi et même démenti le jour même en précisant que ces informations étaient erronées tout comme l’a fait le ministre de l’économie, selon JY Cribier ; Jean Bassères a par la suite transmis un message à l’ensemble du personnel pour lui aussi démentir ces propos.

Sur le fond, Jean-Yves Cribier rappelle que depuis plusieurs années, PE a été épargné par les baisses de ses moyens et dotations avec même des centaines de recrutements réalisés ; pour 2018, la Direction confirme que PE est bien concerné par la demande d’effort budgétaire. Celui-ci semble se traduire également sur les effectifs à hauteur de plusieurs centaines ; JY Cribier « tente » de nous rassurer en disant que la Direction va œuvrer pour minimiser cet effort. La DG rappelle que Pôle emploi, dans la structure de son effectif, est proche de la norme d’autres grands établissements comme le nôtre avec un taux d’encadrement aux alentours de 11% et un effectif en fonction support de 13 %.

Le DGA RH déclare qu’il n’y aura pas de licenciement, pas de Plan social au sein de PE ; JY Cribier précise que chaque année, il y a environ un millier de départs naturels.

Malgré la demande des élus au CCE et des organisations syndicales représentées d’avoir le Directeur général en personne présent lors de ce CCE, JY Cribier nous informe qu’il n’est pas ce jour dans les murs mais qu’il interviendra lors du CCE du 23 octobre pour évoquer ces éléments dans le cadre de la consultation sur la Stratégie de PE.

La Direction comprend l’émoi provoqué par cet article mais JY Cribier nous invite à rester sereins et factuels ; il ne faut pas mélanger « moyens de la politique de l’emploi et moyens de PE »...

 

Plusieurs demandes de suspension de séance sont faites.

 

A la reprise, en début d’après-midi, Jean-Yves Cribier propose la réunion d’un CCE extraordinaire sur la première quinzaine du mois d’octobre pour examiner le projet de loi de finances avec impact sur les effectifs de Pôle emploi. La date sera arrêtée en fonction de la disponibilité du DG et d’éléments chiffrés précis.

Concernant l’ODJ, le DGARH considère que toutes les conditions ne sont pas remplies pour examiner les différents dossiers qui devaient l’être.

JY Cribier propose donc que les points Bilan personnalisé des compétences du DE, l’Information sur le suivi de la mise en œuvre de la trajectoire d’évolution de l’activité indemnisation et l’Evolution du processus de recrutement externe soient traités dans les prochaines semaines.

Un CCE sur début octobre va être proposé, puis suivra celui déjà planifié du 23 octobre ; en novembre un CCE sera encore proposé.

La CFE-CGC Métiers de l’Emploi prend acte de la décision de la Direction de reporter les points à l’ODJ du CCE et la remercie, considérant que le Dialogue social permettra de reprendre dans de meilleures conditions avec plus de sérénité.

Le CCE s’est prolongé par une séance de travail entre élus pour la rédaction d’un texte commun.

 

Télécharger la Déclaration CFE-CGC Métiers de l'Emploi ICI

 

Ordre du jour du CCE du 22 septembre 2017

Publié le par CFE-CGC Métiers de l'Emploi

  1. Approbation du procès-verbal du 23 juin 2017.
  2. Deuxième information trimestrielle sur la vérification de l’effectivité de la baisse de charge dans le cadre de la trajectoire d’évolution des activités indemnisation.
  3. Information en vue d’une consultation sur le recrutement externe.
  4. Information sur la nouvelle Convention de l’Assurance Chômage.
  5. Information sur le bilan personnalisé du demandeur d’emploi.
  6. Vote de la délibération suivante : « Mise en place d’une étude sur l’impact du numérique, menée par l’Observatoire National des Métiers »
  7. Questions diverses.

Publié dans CCE

Compte-rendu du CCE du 5 septembre 2017

Publié le par CFE-CGC Métiers de l'Emploi

Déclaration liminaire CFE-CGC Métiers de l’Emploi

CCE du 5 septembre 2017

 

Quel dialogue social souhaitons-nous pour Pôle Emploi après une semaine sociale intense et le jour même de la consultation en CCE sur « La politique sociale de Pôle Emploi » ?

 

Y a-t-il meilleure question à se poser, alors que la Direction Générale de Pôle Emploi a décidé d’avancer unilatéralement, sans aucune discussion possible, la date du CCE de rentrée du 5 septembre au 4 septembre ?

 

Préalablement à la réalisation du calendrier social national, la CFE-CGC Métiers de l’Emploi avait pourtant fait part, comme demandé par la direction, de ses indisponibilités fermes et donc de son indisponibilité le 4 septembre. Le calendrier social publié suite à cette réunion prévoyait alors, un CCE les 5 et 6 septembre. Cette contrainte fut confirmée, lors des échanges de fin de séance CCE du 19 juillet et suite à la sollicitation du secrétaire du CCE, le 20 juillet.

 

Pour autant, la Direction Générale a décidé très clairement d’ignorer ostensiblement l’indisponibilité de la CFE-CGC Métiers de l’Emploi, organisation syndicale représentative dans l’entreprise et la branche, en reprogrammant le CCE les 4 et 5 septembre et d’ouvrir la séance en son absence.

 

La CFE-CGC Métiers de l’Emploi dénonce fermement cette attitude et cette manière de faire qui augure vraiment mal de nos échanges à venir dans un calendrier social qui s’annonce chargé.

 

Cet évènement, lourd de signification, nous conforte encore plus dans notre conviction que la fusion des instances brandi par le gouvernement n’est en rien la solution au renouveau du dialogue social.

 

La volonté de notre organisation à participer activement à la vie des IRP ne faiblit pas. La CFE-CGC Métiers de l’Emploi est aujourd’hui telle qu’elle a toujours été, fidèle à ses valeurs : libre et indépendante, critique et constructive.

 

Mais, pour pouvoir vivre un véritable dialogue social constructif et réussi, il est aussi nécessaire que l’employeur fasse preuve de plus de respect des engagements qu’il prend ainsi que de ses interlocuteurs.

 

1 / Approbation du PV du 14 juin 2017 :

PV du 14 juin 2017 : approuvé à l’unanimité

 

2 / Consultation sur la politique sociale : 2ème partie

En résumé, ce qui a été vu lors de la séance d’hier, 4 septembre :

Concernant les thématiques Emploi, Rémunérations et charges accessoires, Conditions d’hygiène et de sécurité, autres conditions de travail :

  • Effectif : 55.910 salariés dont 4.439 en statut 2003.
  • L’âge moyen s’élève à 45 ans (en hausse depuis 2014).
  • 2/3 de l’effectif appartient à la catégorie des employés.
  • L’ancienneté moyenne s’élève à 13.9 ans.
  • 1522 CDI ont été conclus en 2016 et 7268 CDD.
  • On compte 7229 départs (dont 207 démissions).
  • 835 départs en retraite ont été enregistrés (+ 8.8 % en 1 an).
  • Près de 500 mutations interrégionales ont eu lieu.
  • Sur 2016, près de 10.200 agents ont bénéficié d’une promotion.
  • Notre taux d’emploi direct était de 7.62 % de salariés en situation de handicap en 2015, avec un taux d’emploi légal de 8.04 % (pour un taux légal d’obligation d’emploi à 6 %).
  • Le taux d’absentéisme nous apparaît toujours aussi important et atteint 8.01 %.
  • La rémunération annuelle moyenne est de 35.264 euros.
  • Le rapport entre les rémunérations les plus élevées et les moins élevées est de 2.78.
  • 30.5% des effectifs (hors CUI et CT de Pro) est à temps partiel.

Les échanges reprennent sur l’item Développement de compétences.

Pour la DG, l’ONM pourrait se saisir de la question de l’utilisation par les agents des outils numériques au sein de Pôle emploi ; une expertise pourrait être d’ailleurs mise en œuvre pour appuyer l’analyse.

Jean-Yves Cribier considère que l’adaptation du personnel aux nouveaux outils numériques représente un réel développement de compétences.

Intervention CFE-CGC Métiers de l’Emploi

Nous souhaitons revenir sur le concept de compétences.

Notre intervention fait suite à nos réflexions lors de la négociation GPEC afin de rappeler l’importance de ce sujet tant pour l’Employeur que pour le personnel.

Selon nous, il nous semblerait essentiel qu’un travail de cartographie des compétences soit enfin réalisé. Les expériences, parcours professionnels des personnels, avant et depuis la fusion, devraient être enfin identifiés et mis en valeur, notamment à la veille d’un l’éventuel Accord de classification.

Pour Jean-Yves Cribier, la question de la cartographie des compétences pose celle de l’évaluation. Les compétences développées à un temps X sont-elles toujours d’actualité à ce-jour ?  Le DGARH reconnaît qu’il y a un manque sur ce point et qu’il serait intéressant de travailler sur le sujet de l’évaluation des compétences des agents, en se référant au référentiel métier, afin d’élaborer factuellement un parcours de formation.

Le Bilan social rappelle que 3 types d’offres de formations sont conçus au national et destinés aux métiers :

  • de la filière relation de services
  • des fonctions supports
  • destinée à aux managers

6,5 % de la masse salariale de Pôle emploi est consacrée à la Formation continue (taux minimum légal de 1,6 %), soit un peu plus de 127 millions d’euros.

Sur 2016, 211 516 agents ont été formés (- 5,9 %).

Près de 358 000 jours de formation ont été réalisés (- 17,8 %).

Seulement 246 agents ont bénéficié France entière à un Congé Formation rémunéré, 26 non rémunéré ; 155 salariés se sont vus refusé un congé formation.

En 2016, on compte 84 contrats d’apprentissage.

Sur le sujet du développement des compétences Jean-Yves Cribier précise qu’il « veut » que l’échange pré et post formation de l’agent soit réalisé systématiquement…Il considère que si ce n’est pas fait, c’est un réel manque dans le processus RH.

Intervention de la CFE-CGC Métiers de l’Emploi :

« Comment un agent, qui n’a pas de visibilité sur son avenir professionnel proche, peut se projeter et exprimer un besoin de formation  auprès de son manager ? On pense notamment aux personnels des Plateformes régionales de production et aux agents double compétences. »

Jean-Yves Cribier nous « informe » de l’existence de modules adaptés dans le Plan de formation…mais ne répond pas réellement à notre question, faisant référence à la stratégie même de Pôle Emploi et à la manière dont l’établissement accompagne le changement auprès des agents évoqués plus haut.

La CFE-CGC Métiers de l’Emploi poursuit : « Nous voulions vous alerter et vous entendre sur l’appréhension de la notion de Pédagogie inversée, notamment sur le développement de compétences dans le numérique ; sachant qu’un bon nombre de Formateurs occasionnels remettent en cause cette démarche. »

Il faut, selon la Direction Générale, dépasser certain a priori… Mme Eibenberger, pour la DG, rajoute que la pédagogie inversée sera intégrée en 2018 dans le parcours de formation du formateur occasionnel.

La DG précise que 20 % de l’offre de formation (soit 600 000 heures sur les 3 millions) est à la main des régions pour individualiser la formation et ainsi répondre aux besoins détectés lors des EPA.

Jean-Yves Cribier constate que ce volume n’est pas consommé par les établissements ; si c’était le cas, il se dit prêt à faire évoluer le curseur.

CFE-CGC Métiers de l’Emploi, il s’agit d’un vœu pieu de notre DGARH et qui ne coûte pas chère…la réalité du terrain est bien autre et aucune solution n’est apportée, il suffit même de constater le niveau d’utilisation des congés de formation (rémunéré ou non…) pour 2016. On ne dénombre que 246 congés de formation rémunérés pour un établissement de plus de 50.000 salariés et 155 refus de congé de formation.

 

Concernant les formateurs occasionnels, la Direction dit qu’il y a une vraie question sur la vision du formateur et son rôle, et en particulier sur les formations numériques.  Celles-ci et les nouveaux modes d’animation bouleversent les a priori et les habitudes. La DG explique que c’est la pédagogie qui prime et non le versant numérique dans l’apprentissage. Dans l’apprentissage qui prévoit une alternance entre présentiel et Elearning, le parcours des conseillers doit s’adapter et prendre en compte la capacité d’autonomie et de développement de compétences de chacun.

Sur la question de la vision des conseillers du Plan de formation de Pôle emploi, Jean-Yves Cribier se dit confiant. Pour lui, « les conseillers ont une vision des changements et connaissent les grandes orientations de PE », et cela grâce aux messages des managers, à la mise en ligne du catalogue des formations, à l’intranet. Il rajoute que la connaissance de l’Offre de formation va s’améliorer avec SIRHUS, mais rajoute que chacun est avant tout responsable de l’évolution de ses compétences. Le DGA RH précise que « La formation est notre sujet majeur à Pôle emploi ».

 « En remarque générale sur le Bilan Social 2016 présenté, la CFE-CGC regrette cette approche exclusivement quantitative ; même si cet aspect est nécessaire, aucun élément de contexte, d’actualité et plus qualitatif n’est apporté. »

Même si Madame Blondel le reconnaît, elle ne voit pas comment formuler une analyse partagée avec le CCE sur le fond même de ce dossier.

Pour la CFE-CGC Métiers de l’Emploi, cette vision apparaît comme plutôt fermée et réductrice ; nous restons un peu sur « notre faim » quant à l’étude et les projections que la Direction pourrait en tirer.

Nous regrettons également que nos échanges et les apports qui sont apportés lors de cette instance ne soient pas intégrés à ce document de référence qu’est le Bilan Social. 

La DG, par la voie de Madame Blondel considère qu’il n’y en a pas besoin et que le PV final se suffit à lui-même.

 

Consultation sur le Bilan Social 2016 de Pôle emploi, 19 votants présents :

CONTRE : CGT / FO

ABSTENTIONS : CFE-CGC / SNAP / CFDT

 

 

Explication de vote CFE-CGC Métiers de l’Emploi

sur la politique sociale de Pôle Emploi 05/09/2017

 

Au terme  de cette consultation concernant la politique sociale de Pôle Emploi – 2ème  du genre voulu par la loi « Rebsamen », la CFE-CGC Métiers de l’Emploi ne peut s’empêcher d’avoir une impression très mitigée…

En cela, notre état d’esprit est proche de celui qui fut le nôtre, il y a près d’un an dans un contexte similaire.

 

Certes, la qualité du dossier est indéniable et nous ne pouvons que saluer le travail accompli par les équipes concernées.

 

La CFE-CGC Métiers de l’Emploi tient aussi à retenir positivement :

 

  • l’investissement fort et continu en matière de formation,
  • Un réel effort de l'établissement sur l'intégration de personnel reconnu travailleur handicapé

 

Malheureusement, de nombreux points sont pour nous encore problématiques :

 

  • un dispositif formation trop éloigné des besoins individuels qui ne permet pas un réel développement de compétences individuelles dans une logique de GPEC et de parcours tout au long de la vie,
  • une problématique concernant la politique de promotion qui est notamment mise en lumière par le volume exponentiel du nombre de recours en commission de conciliation (CPNC),
  • un taux d’absentéisme toujours important sans analyse en profondeur,
  • aucun élément permettant d’apprécier la qualité de vie au travail des managers,
  • un manque flagrant d’investissement de la part de Pôle Emploi en matière d’alternance, avec seulement 84 apprentis pour 55 000 salariés,
  • une vision du dialogue social purement quantitative qui, une fois de plus, se limite au nombre d’élus, de réunions et d’heures passées dans les IRP,

Nous regrettons très fortement d’arriver au même constat pour ce deuxième exercice :

 

Les actions, les chantiers, les expérimentations, les accords, toutes ces briques mises bout à bout ne font pas un tout en soi. Elles ne constituent pas et ne peuvent définir de fait la politique sociale.

  • Quels sont les objectifs et les intentions de la Direction en matière de politique sociale ?
  • Quelle est la ligne directrice impulsée par la Direction Générale, en dehors de définir sa politique sociale en cohérence avec le plan stratégique 2020 et en application des évolutions voulues par le législateur ?

 

La CFE-CGC Métiers de l’Emploi a décidé de s’abstenir cette année encore, eu égard à l’importance et la qualité du travail fourni.

 

Publié dans CCE

Compte-rendu CCE du 19 juillet 2017

Publié le par CFE-CGC Métiers de l'Emploi

1. Approbation du PV du 10 mai 2017 :
 

 

  • PV du 30 mai 2017 : adopté à la majorité (2 abstentions du SNAP )
  • PV du 14 juin 2017 : non encore finalisé, reporté

 

2. Note d’instruction relative à l’usage des réseaux sociaux au sein de Pôle emploi :
 

Pour la Direction, il était important de stopper tout suivi entreprise et de DE via les réseaux sociaux, mais aussi d’alerter les agents sur les risques liées à leur utilisation. 


Cette note a pour vocation de rappeler les bonnes pratiques au plus grand nombre car il y a une appétence pour les réseaux sociaux de l’ensemble des collaborateurs et il faut trouver un équilibre entre autonomie et respect des règles (confidentialité, éthique, droit à l’image, sécurisation des données…). 


Il est rappelé que les ouvertures de comptes individuels à vocation professionnelle ne peuvent se faire que sur la base du volontariat. 


La Direction précise qu’un accompagnement existe pour la bonne utilisation des réseaux sociaux, avec l’appui de la DG Communication, des services communication des établissements régionaux ainsi qu’avec la formation.


1ère Intervention de la CFE-CGC Métiers de l’Emploi

 

  • La CFE-CGC Métiers de l’Emploi considère positivement l’arrivée de cette note d’instruction pour cadrer l’utilisation des Réseaux Sociaux. Nous pensons cependant qu’il est nécessaire de la vulgariser, pour rendre ces bonnes pratiques plus accessibles. 

 

  • Y aura-t-il une communication spécifique et adaptée ?

 

  • Quant aux guides, que nous reconnaissons bien construits et intéressants, serait-il possible de les rendre plus directement accessibles, car à cet instant, il nous semble perdu dans une masse d’information sur l’intranet, parfois dans des espaces différents.

 

  • Pour notre organisation syndicale, les comptes personnels et professionnels sont souvent liés, la frontière est quelque fois très petite, il faut être vigilant sur ce point et bien rappeler de ne pas confondre les deux et de ne pas utiliser son compte personnel comme un compte professionnel.

 

  • Sur la fermeture des comptes, pour la CFE-CGC, ils ne le sont jamais réellement, contrairement à ce qui est avancé par la note. Ils sont le plus souvent suspendus, pour nous c’est un risque. Existe-t-il aujourd’hui des liens et contacts avec Facebook pour peut-être envisager un « nettoyage ». 

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  • En termes de formation, est-elle réservée à ceux qui ont des comptes ou envisage-t-on de former beaucoup plus largement le personnel ? Y aura-t-il des démultiplications ou informations en région ? 

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  • La CFE-CGC interroge la Direction Générale sur la stratégie de PE concernant les Réseaux Sociaux et sa visibilité ? Quelles sont les intentions de la Direction car dans certains établissements, il y a des incitations très fortes quant à l’ouverture de compte Facebook professionnels, on ne parle plus du tout de volontariat ?

 

Réponses DG 


La Direction de la communication réfléchit actuellement sur la question de l’accès à ces guides.


La Direction reconnait la difficulté quelques fois de discerner la dimension pro et personnel ; les collaborateurs parlent souvent de PE sur leur compte personnel.

 
L’objet de la note est de rappeler les règles et les risques encourus à confondre les deux.


La Direction confirme qu’il faut en-effet plus comprendre suspension que clôture de compte.


Cette instruction sera déployée pour une bonne prise en compte auprès du personnel. Une réflexion est en cours, dans un premier temps, en septembre, un tchat sera organisé ; une vidéo sera créée pour diffusion en réunion de service. Les relais dans les services communication joueront également leur rôle.


Jean-Yves Cribier note que ce média doit vivre, on ne peut pas ignorer ces réseaux sociaux et rester à côté sans y participer. L’idée n’est pas uniquement de faire un simple affichage mais bien d’utiliser ce nouvel outil de communication et de vérifier la réelle valeur ajoutée pour la satisfaction des demandeurs d’emploi et des entreprises.

 

2ème intervention de la CFE-CGC Métiers de l’Emploi

 

  • Est-il envisagé de créer un nouvel emploi au sein de PE, spécifique quant à l’expertise nécessaire à ce nouvel acte métier au sein de notre établissement et plus particulièrement dans les services communication des régions, un poste de « community manager ».


Le DGA RH précise qu’il n’y aura pas de création de poste de Community manager pour le moment ; c’est une charge qui repose sur le service communication avec les expertises qui existent déjà. Tant que ce média ne prend pas plus d’importance, ce choix ne sera pas fait.


La Direction informe de l’existence d’une cellule de veille nationale sur les comptes officiels des agents de Pôle emploi afin de vérifier et modérer des expressions. Pour Jean-Yves Cribier, si une agence crée un compte, elle doit être en capacité de la gérer sur le temps (veille, alimentation, réponses aux usagers…).


La Direction Générale reconnaît qu’elle manque encore de recul pour bien estimer la plus-value de ces réseaux sociaux. C’est un média complémentaire à ce que Pôle emploi existe déjà mais sans vouloir en faire un outil unique. Il est nécessaire de prendre du temps pour mesurer l’ampleur de cet engouement.

 

3ème intervention de la CFE-CGC Métiers de l’Emploi

 

  • Alerte sur l’aspect chronophage de l’utilisation de ces réseaux sociaux ; si on ouvre un compte, il est nécessaire de l’alimenter et d’assurer une veille fine, pour la CFE-CGC, il est nécessaire de bien porter cette dimension auprès des utilisateurs. Dans ce sens, nous considérons qu’il pourrait être nécessaire de renforcer les ressources des services communication. 

​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

  • Sur le point des compétences nécessaires, pour la CFE-CGC, de nouvelles compétences apparaissent : quelle valorisation, repérage, prise en compte ?

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  • Quels liens avec nos partenaires les plus proches sur le sujet, quels échanges avec les institutions proches de nous ?

 

Jean-Yves Cribier estime qu’il est trop tôt pour mesurer les « retombées » de ce nouveau média, donc les investissements humains et temps seront limités. 


Oui, la Direction reconnaît que des compétences se développent, se créent ; il est donc nécessaire de les repérer, lors des EPA et de les valoriser à terme. Elle précise pourtant, les « muscler » en compétences, oui, mais pas en moyens humains.


Concernant cette question de benchmarking, la Direction a constaté qu’une fourchette assez large existe quant à l’utilisation de ces réseaux sociaux. Ce peut être de la diffusion d’informations, de l’expression avec un cadrage fort jusqu’à une utilisation très libre, sans charte ni conseil sur de bonnes pratiques. Depuis peu, face à cette déferlante de réseaux sociaux, les entreprises ont tendance à s’organiser pour mieux cadrer, « normaliser » cette utilisation, tant en matière d’éthique que de charte graphique.

 

3. Consultation sur la Politique Sociale – séance d’information :

 

La Direction rappelle que la Politique Sociale de PE s’inscrit dans la stratégie nationale et est structurée autour du contrat social.


Jean-Yves Cribier pointe des faits marquants qui sont à noter et qui concernent la politique sociale de Pôle emploi depuis quelques années :

 

  • L’élaboration et la mise en place du référentiel métier
  • La refonte de l’offre de services en développement RH
  • La généralisation des EPA et EP
  • La mise en place des comités carrières 
  • La mise en place de programme pluriannuel de formation 
  • La création de l’Université Pôle emploi et la réorganisation des campus
  • La négociation des accords QVT et GPEC
  • L’installation d’indicateurs de performance sociale

 

Sur le second semestre de 2017, PE s’engagera sur :

 

  • Le déploiement de SIRHUS
  • La préparation d’une négociation sur le renouveau du dialogue social
  • Une nouvelle négociation de la classification des emplois
  • Une démarche relative au « nouveau pari de la confiance » 
  • La Direction Générale propose de découper cette consultation en deux parties :

 

  • 5 septembre 2017 : étude des champs emploi et compétences
  • 6 septembre : condition de travail et dialogue social suivi du recueil d’avis en fin de séance.

 

La CFE-CGC sollicite auprès de la Direction, en complément de données, les résultats 2016 du Baromètre social et de l’indicateur QVT.

 

4. Information sur la mise en œuvre de l’accueil des demandeurs d’emploi déficients auditifs :

 

L’objectif de ce projet est de permettre un meilleur accueil physique des DE déficients auditifs dans les agences et points relais de Pôle emploi grâce à la mise à disposition de dispositifs adaptés.


Les enjeux sont d’améliorer l’accessibilité de PE, de renforcer la personnalisation de nos services et de renforcer l’efficacité opérationnelle.


Comment ?


Grâce à une solution proposée par la société ACCEO (Plateforme d’opérateurs spécialisés) qui est disponible à distance pour une communication en temps réel.

 

  • Pour les personnes sourdes : utilisation d’une tablette dédiée à l’utilisation du service (mise en relation instantanée permettant l’interprétation en langue des signes française ou une transcription instantanée de la parole avec un affichage dédié).​​​​​​​

 

  • Pour les personnes malentendantes : utilisation d’une Boucle d’Induction Magnétique (BIM) portative (élimine les parasites sonores et facilite l’audition des malentendants appareillés.

 

Une phase de test est menée sur l’ensemble des agences de la région Hauts de France actuellement.


Un déploiement progressif est prévu à partir de la mi-novembre de cette année, avec une ouverture de service pour le début d’année 2018.


Un accompagnement du réseau sera réalisé, auprès de la ligne managériale, les correspondants SI, suivra une appropriation par les CLI et RRA, avec pour finir une démultiplication auprès des conseillers

 

Intervention de la CFE-CGC :

 

  • La CFE-CGC se félicite d’un tel projet en direction d’un public en difficulté. Nos questions :

 

  • Quel est le volume de DE dans cette situation de handicap ? 

 

  • Pourquoi le choix de la Plateforme ACCEO ?

 

  • Quel est le coût de cette opération ?

 

  • Quel accès à ce service pour les usagers hors métropole (DROM)? Que sera-t-il prévu dans le temps ?

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  • Pour la CFE-CGC, la formation proposée nous apparaît trop courte. Nous pensons qu’il serait nécessaire de répéter chaque année, par exemple, des formations – sensibilisations pour être à l’aise avec l’outillage.

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7 % de la population française est atteinte de ce handicap.


On peut estimer cette population de demandeur d’emploi autour de 7 à 8.000.


Coût des tablettes + accès au service (200.000 euros).


Un financement FSE pourrait être obtenu.


La Direction précise que pour le moment, le prestataire ne peut assurer le service sur l’ensemble d’une plage horaire qui serait plus étendu.


Au sein de la DSI, un service d’une douzaine d’agents connaissant ce handicap existe et utilise cette solution technique, avec une réelle satisfaction.


La Direction note notre remarque et la prend en compte.

 

5. Désignation d’un représentant CCE pour participer à la journée de sélection des agences engagées dans la démarche « Nouveau Pari de la Confiance » :

 


La Direction accepte le principe de faire participer le CCE dans la démarche en l’ouvrant finalement à 2 de ses représentants. 


La CFE-CGC réaffirme son intérêt à la démarche du « Nouveau pari de la confiance », de plus réaffirme l’importance de la présence de deux « sensibilités » différentes du CCE au sein du jury.

Un élu du SNU et de la CFDT est désigné.


 

Publié dans CCE

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