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Plan de reprise d’activité à Pôle Emploi : Retour sur l’information consultation au niveau national

Publié le par CFE-CGC Métiers de l'Emploi

Compte-rendu CSE Extraordinaire information en vue d’une consultation

sur le Plan de Reprise Progressive d’Activité à Pôle Emploi  7 et 12 mai 2020

 

CSEC du 7 mai

Jeudi 7 mai le CSEC a ouvert sa séance pour entamer l’information consultation du dossier national « Plan de reprise d’activité progressive «  dans le cadre du dé confinement.

Le dossier a été introduit par le DGARHRS, une délibération intersyndicale (FO, CGT et STC) a été lue, le SNU a annoncé avoir une délibération en vue d’une expertise à lire et puis le CSEC s’est interrompu pour cause technique.

Reprise du CSEC le 12 mai

Le contexte à l’ouverture :

  • La délibération lue le 7 mai est à nouveau lue ; demande une modification du processus avec l’information-consultation nationale puis une info-consultation sur chaque CSE et enfin une dernière phase de consultation par le CSEC, avec l’éclairage de l’ensemble des CSE des établissements. De plus, la délibération fait état d’un possible recours à une expertise.
  • Vote : Pour 9 élus, les autres élus ne prennent pas part au vote.
  • Déclaration de la CGT qui demande à ce que le CSEC du 7 mai ne soit pas considéré et se positionne contre la reprise et envisage de saisir l’inspection du travail.
  • Déclaration CFDT qui demande une meilleure prise en compte des délais concernant la saisine des instances à l’avenir.
  • Nouvelle intervention FO suite au vote qui exige que le CSEC ne se tienne pas.
  • Réponse du DGARHRS : la délibération porte sur un calendrier qui a déjà eu lieu ; les CSE ont eu lieu ; le cadre national s’impose, pas d’adaptation locale. Nous maintenons la procédure et proposons de rentrer le dossier.

Intervention de la Direction

Le calendrier :

  • Consultation du CSEC le 15 mai
  • CSCCTC : 13 mai réunion complémentaire de la dernière réunion

Présentation des 1ers  travaux de la CSSCTC par le secrétaire de la CSSCTC.

Présentation du document par la délégation employeur.

Le cadre général :

  • Le document soumis à consultation porte sur la période des mois de mai et juin. Un point  d'étape sur la base d'un premier retour d'expérience sera réalisé fin mai/tout début juin et un second, fin juin. Cela permettra de s’adapter aussi aux évolutions des décisions gouvernementales.
  • Seul l’établissement de Mayotte n’est pas intégré à ce plan pour le moment compte-tenu du report du dé confinement.

Le télétravail :

  • Le principe du Télétravail demeure, le nombre de télétravailleur est passé à 30.000. Les télétravailleurs bénéficient d’une prime de 10 euros/mois.
  • Les agents vulnérables eux-mêmes (ou vivant dans une famille avec cas COVID-19 détecté) seront dotés le plus rapidement possible d’un ordinateur portable.

Volet RH :

  • Report au 31 décembre des soldes de congés.
  • Avenant CET pas valablement signé donc pas de déplafonnement, ni de possibilité de monétisation supplémentaire sur 2020.
  • Le badgeage est possible sur le poste de travail pendant cette période de crise.
  • Maintien de l’aide financière (remboursement des frais de déplacement) pour les agents qui prennent leur véhicule personnel pour se rendre sur leur lieu de travail à la place des transports en commun.
  • La campagne de promotion est reportée au 31 octobre 2020.
  • Enfin, maintien des réunions IRP à distance sur la période 

Formation / Développement des compétences :

  • Concernant le développement des compétences; reprise en particulier de formation pour les agents GDD afin de faire face au contexte actuel.
  • Reprise des campus/ Université du management : pas de date précise car question sur l’hébergement, restauration et transport.
  • Définition des formations prioritaires : nouveaux entrants, formations service civique, agents GDD, formations TAC si maintien ; plus développement des modules en distanciel.

Questions sanitaires :

  • Les DU sont en cours d’actualisation dans tous les sites.
  • Désinfection des agents en arrivant sur site : chaque agent se verra doté de 2 flacons de gel et de masques.
  • Visière : La visière sera individualisée et les conseillers pourront avoir une visière pour les visites en entreprise.
  • Référents sanitaires : Installation de Référents sanitaires sur chaque site, un binôme ou un trinôme sous la responsabilité du DAPE ou chef de service qui peuvent être aussi référent sanitaire eux-mêmes. si un jour, absence de celui-ci, c’est le responsable du site qui fera office et oui un DAPE peut être référent sanitaire
  • Un fichier de passage sera tenu sur chaque site et pourrait être consultable par les autorités sanitaires afin d’assurer un suivi, un traçage des cas et des risques de contacts, de diffusion du virus.
  • Le signalement des cas : isolement des personnes, mobilisation des SST, identification des signes de gravité ; si oui, appel au 15 ; le service de santé au travail est informé ; si le cas est confirmé, les cas contacts sont interrogés (la liste des DE présents, visiteurs avec nom, prénom, tél + nom du contact PE)
  • Renouvellement d’air : consensus scientifique (l’air intérieur n’est pas un vecteur du virus), la recommandation du ministère : aération des locaux ; le référent sanitaire devra vérifier que les différentes entrées d’air ne sont pas obstruées

Semaine du 11 au 15 mai :

  • Préparation en vue de la réouverture.
  • Le GO – NO GO est décidé au local avec validation DT, cette décision se fait sur des critères prérequis essentiels et nécessaire à cette réouverture, les critères de cette check liste sont réinterrogés chaque jour afin d’évaluer la capacité d’ouverture du site.
  • OK pour que le GO – NO GO soit transmis aux représentants du personnel.

Nouvelle organisation

  • Une rotation du personnelle sera organisée afin que tout le monde reviennent sur leur lieu de travail. il est important d’inscrire le principe de la rotation pour tous.
  • Les agents GDD participent à la rotation.
  • Service civiques : pas de spécialisation d’une activité : point sanitaire, accompagnement en AZLA ; il est recommandé qu’il y ait un manager d’accueil
  • Prise en charge à l’extérieur : la prise en charge PE se fait à partir du vidéo portier ; la question devra être traitée par l’équipe de préparation ; l’intervention devra être faite par le manager d’accueil.
  • En cas de conflit et de débordement, les forces de l’ordre pourront être mobilisées comme auparavant.
  • PILA : c’est l’usager qui le manipulera en toute autonomie sans intervention des VSC et conseillers, ceux-ci pourront les accompagner en respectant les distances sanitaires ; le demandeur d’emploi aura des consommables pour nettoyer l’outil utilisé.
  • La notion d’urgence, elle est à la main du conseiller qui fait l’accueil
  • L’ARC, quand il n’existe pas, la réponse peut être apportée en différé
  • La gestion des rendez-vous : si le DE ne venait pas seul ; si la capacité maximale de l’agence le permet, les personnes peuvent entrer ; si pas possible, proposition d’un entretien à distance
  • L’espace d’attente sécurisé : il est recommandé qu’il n’y ait pas de file d’attente; la personne en charge du point sanitaire devra veiller à ce que les personnes ne se croisent pas.

Les réunions

  • Les réunions doivent se poursuivre à distance, si obligation d’une réunion en physique, respect de la distance d’1,5 m entre les collaborateurs et nettoyage à la suite.
  • La reprise des rdv collectifs interviendra quand la gestion des entretiens individuels sera stabilisée.

Intervention de la CFE-CGC :

Nous saluons la qualité du travail fourni par les équipes pour la production de ce document national dans un laps de temps si court. Les kits sont d’une facture tout autant qualitative.

En revanche, nous souhaitons vous alerter une nouvelle fois sur la situation des managers de proximité.

L'épidémie de Covid-19 a changé nos vies du jour au lendemain. Elle a complétement bouleversé nos organisations de travail et nos repères professionnels. Cette crise génère du stress, de l’anxiété et elle a certainement des impacts psychologiques chez nos collègues, qu’ils aient été exposées ou non directement à cette situation traumatique.

Avec le dé confinement et la reprise progressive d’activité, il va falloir réapprendre à travailler ensemble tout en faisant face à de nouvelles peurs.

Pour la CFE-CGC, il est extrêmement important que tout soit mis en œuvre pour protéger l’ensemble du personnel du stress, et des angoisses durant cette nouvelle phase.

Nous vous avons alerté sur la situation d’épuisement et de stress que vivent les managers de proximité. Après avoir été dans l’obligation de tout réorganiser pendant le confinement, ils doivent maintenant déployer le Plan de Reprise d’Activité, réorganiser le travail, réorganiser les sites,  tout en étant accompagnant et répondant aux doutes et aux craintes de leurs agents.

Les responsables et les managers sont confrontés eux aussi aux mêmes facteurs de stress que leurs agents et aux mêmes doutes. Ils ont les mêmes craintes mais surtout ils ont une pression supplémentaire due à leur niveau de responsabilité. 

Il est donc extrêmement important :

  • De mettre en place de réelles mesures d’accompagnement à la mise en œuvre du PRA et à la décision, d’identifier les personnes ressources dans les régions.
  • De ne pas multiplier les reportings, les tableaux et autres suivis d’activité le matin pour le midi mais de se concentrer sur l’essentiel avec le respect du temps de chacun.
  • De prévoir un dispositif d’écoute pour répondre aux inquiétudes sur la situation, permettant ainsi à chacun d’exprimer ses sentiments mais aussi poser des questions sur la gestion des équipes.

La CFE-CGC Métiers de l’emploi veillera à ce que les managers ne soient pas les oubliés de cette période qui exige plus que jamais courage et cohésion.

En complément des questions déjà envoyées, 3 points complémentaires, à notre sens,  demande des précisions :

  • Le rôle des professionnels de santé présents sur site ; dans le cas où l’on détecte des agents atteint par le COVID-19, nous demandons ici plus de détails quant à leur rôle et intervention ;
  • Concernant les prestataires externes intervenant dans nos locaux, demande de clarification sur la responsabilité de PE en la matière et d’avoir les moyens de prévention suffisants s’ils n’en sont pas dotés (masques, gants …) ; cela demandant une adaptation dans la gestion de ces consommables ;
  • Les sites peuvent être en gestion co-locative, nous souhaiterions plus d’éléments quant au processus qui permettra d’installer des mesures de sécurité pour les parties communes ;

Le DGARHRS nous répond que :

  • le rôle des managers est essentiel sur cette nouvelle période ; il rappelle qu’un accompagnement spécifique est en cours, avec des outils disponibles et un soutien apporté au niveau DG et DR.
  • des précisions seront effectivement apportées suite à notre intervention, concernant les professionnels de santé et leur rôle.
  • les prestataires et les entreprises avec qui nous travaillons sont destinataires de l’actualisation de notre plan de prévention, et celui-ci s’impose également à leurs salariés. C’est à ces employeurs de fournir le matériel sanitaire nécessaire, exceptionnellement il pourrait leur être remis un kit.
  • Pour les espaces inter-entreprises, chacune est responsable de ses espaces quant à la protection et aux aménagements à réaliser.

Retour sur le contexte en fin de séance

  • FO quitte le CSE central, estimant qu’il y a un manque total de volonté de la Direction de mener un véritable dialogue social.
  • Après une interruption de séance, la délibération lue par le SNU pour engager une expertise par le cabinet SECAFI est soumise au vote.
  • Le vote de la délibération du SNU pour demander une expertise est réalisé mais est rejeté par le CSE faute d’une majorité favorable, sur 18 votants :
    • 5 votes pour : SNU
    • 7 abstentions : CFDT et SNAP
    • 3 contres : CFE-CGC
    • 2 NPPV : CGT

La DG enregistre cette décision du CSEC, la CSSCTC du 13 mai est maintenue ainsi que la consultation du CSE Central vendredi 15 mai.

La CFE-CGC intervient pour expliquer son vote contre cette expertise.

Il y a plusieurs raisons à ce vote :

  • Tout d’abord, le travail et la qualité du dossier complété par les KITS de déploiement pour accompagner la reprise progressive de l’activité au sein de Pôle emploi.
  • Ensuite, un dossier qui s’inscrit complétement dans le document concernant la reprise du travail dans le cadre du dé confinement réalisé par le Ministère du travail et qui reprend de nombreux éléments de fiches métiers qui se rapprochent de nos activités.
  • Enfin, les échanges, les réponses aux questions des OS, la prise en compte par la Direction des propositions faites par les OS permettent d’aller parfois encore plus loin et montre l’existence d’un dialogue social en ces temps tourmentés.

En plus de ces éléments, nous pensons que les représentants du personnel ont tout leur rôle à jouer dans le cadre de cette reprise d’activité, qu’à ce jour existe-t’ il un cabinet d’expertise qui peut dire savoir plus de chose sur ce virus, comment gérer et organiser le travail que tous les outils et conseils mis à disposition par le ministère de la santé, le conseil scientifique, les agences de santé.

Un suivi régulier et complet de la  reprise progressive sera fait auprès des CSE et des CSEC tout au long de cette première phase et en vue de la phase suivante. Nos représentants et élus seront extrêmement vigilants mais aussi réactifs pour résoudre les problèmes qui pourraient faire jour face à une situation inédite pour nous tous, expert ou pas !

Compte-rendu CSE Extraordinaire consultation

sur le Plan de Reprise Progressive d’Activité à Pôle Emploi 15 mai 2020

 

Point sur la consultation dans les établissements sur le PRA :

  • 16 ont donné un avis
  • 2 n’ont pas souhaité de consultation
  • 1 en attente du résultat de l’expertise en cours (DSI)
  • Mayotte pas encore concerné pour le moment car report du dé confinement.

 

Point RH :

  • Effectifs très proche du plafond d’ETPT (99% du plafond)
  • Ré ouverture des recrutements dès le mois d’avril
  • Les compétences placement : il y a un risque d’augmentation des volumes de portefeuilles.
  • Les compétences GDD nécessaires en agence : pour l’instant l’impact sur l’activité GDD reste limité, mais dans les prochaines semaines il est possible qu’il soit nécessaire  de mobiliser plus de ressources GDD (heures sup, doubles compétences, formation à mettre en place).

 

La DG réaffirme que le PRA qui est à l’étude, concerne la période de mai et juin dans un premier temps.

 

Dialogue social :

  • Point prévu sur COVID au prochain CSEC
  • Des CSEC et CSE extraordinaires sont prévus fin mai et fin juin
  • Les représentants de proximité : la direction propose d’augmenter de 2 heures le forfait mensuel des RP (18 à 20 heures).
  • Les GO/NO GO : ils doivent être transmis aux IRP.

 

La nouvelle organisation :

  • Le nombre d’agents maximum sur site n’est pas un objectif à atteindre.
  • Il n’y a pas d’objectif de retour de tous les agents fin juin 
  • le Télétravail reste une priorité.
  • Le go/no go n’aura lieu qu’une fois ensuite, tous les jours, une check liste à vérifier
  • Sur les plages ESI, il est préconisé de diminuer d’un ESI dans la matinée pour donner du temps de nettoyage entre chaque DE.
  • Sur les 850 agences, un peu de moins de 2000 rendez-vous pour les 3 jours de la semaine prochaine.
  • Rdv collectifs : à ce stade, personne ne sait quand pourront reprendre les rdv collectifs quand la direction estimera que cela sera le moment, le CSEC sera informé.
  • Concernant les trop perçus : aucune décision de reprise n’est actée ; des hypothèses de travail sont faites avec l’Etat et l’Unedic
  • MRS : pas de reprise encore
  • CRE : pas de reprise encore, au départ  il s’agira de redynamisation

 

Le volet sanitaire

  • La règle veut que ce soit l’usager qui nettoie la borne PILA après utilisation.
  • Le rôle du collègue à ce poste est de lui rappeler de le faire ; si le DE refuse, très exceptionnellement, c’est le collègue qui le fait.
  • Les collègues auront à ce poste comme fonction, un accompagnement oral de l’utilisation du matériel.
  • Un million de masques jetables ont été envoyés sur les établissements afin de tenir sur les premières semaines, à la suite les masques lavables seront  fournis.
  • Visière, montée en charge du nombre pour que chaque agent soit doté d’une visière personnelle.
  • Pas d’accueil à l’extérieur des locaux, sur le trottoir et les parkings, l’accueil se fera toujours au visio-guichet. Si exceptionnellement, besoin d’accueil à l’extérieur, alors cela doit se faire avec un membre de l’ELD. Possibilité de faire appel à un vigile.

 

VOTE SUR LE PLAN DE REPRISE D’ACTIVITE DE POLE EMPLOI

  • POUR : CFE-CGC, SNAP, CFDT (moins1)
  • CONTRE : CGT, FO, SNU, STC
  • NPPV : 1 CFDT

 

Explication de vote CFE-CGC ICI

 

Télécharger le Plan de Reprise d'Activité de Pôle emploi ICI

 

Compte-rendu du CSEC du 15 avril 2020

Publié le par CFE-CGC Métiers de l'Emploi

Ouverture de la séance à 13h00 pour notre premier CSEC en Visio.

 

  1. Approbation du Procès Verbal du CSEC d’installation en date du 5 mars 2020

Aucune remarque particulière sur le fond par les OS. Le vote est favorable à la

 

Explication de vote CFE-CGC Métiers de l’Emploi

Par son vote négatif, lCFE-CGC Métiers de l’emploi a décidé de ne pas approuver ce procès-verbal d'installation de notre CSE-Central.

 

Oh pas d'ambiguïté pour autant !… Il ne s'agit pas pour nous de revenir au dernier moment sur le contenu ou la forme du texte qui nous est soumis, alors même que nous avons indiqué ne pas avoir de remarque à son sujet.

Clairement, comme pour tenter d’effacer un mauvais rêve, cette désapprobation est un geste symbolique à la hauteur de notre amertume et de notre inquiétude résolue pour l’avenir de l’instance et de cette mandature.

 

Quatre mois après nos élections professionnelles, cette séance d’installation était pourtant attendue… Certes, nous étions sans illusions compte tenu de la composition prévisible pour ce CSE-Central.

Mais la séance dépassa tout ce que nous pouvions redouter ! Et pendant ce long après-midi, nous avons pu méditer sur cet aphorisme prêté à André LAIGNEL : « vous avez juridiquement tort car vous êtes politiquement minoritaire » !

 

Dès le début de la séance, la déclaration de politique commune aux OS formant le « Cartel du non » (CGT, CGT-FO, SNU-FSU et STC) donna le ton avec un programme politique très clair : s’opposer à toutes les politiques mises en place tant à l’interne qu’à l’externe.

Pour un peu, on se serait cru dans un meeting politique ; tout y était : la voix forte et assurée du tribun, les mots cinglants dissuadant toute opinion discordante et l’affirmation d’un pacte de gestion ne laissant aucune place à la discussion et encore moins au compromis !

Bref, du « grand art » servi par quelques apprentis commissaires politiques tenant parfois des propos laissant poindre un état d’esprit revanchard et méprisant !

 

La séquence dédiée aux élections et désignations fut de la même veine, avec une touche supplémentaire de mascarade vaudevillesque, au terme de laquelle une chape de plomb est tombée sur l’instance et ses commissions, désormais au service exclusif d’une stratégie hégémonique d’opposition.

 

Un temps fort fut atteint avec un échange portant sur la clé de répartition (entre OS) à adopter pour les membres des commissions : l’idée de se conformer au résultat des dernières élections professionnelles fut écartée sans l’ombre d’une explication par le « Front du refus ». Bel exemple de démocratie sociale !

 

Comment ne pas penser, en participant à ce Comité Social et Economique Central surréaliste, à Winston CHURCHILL lorsqu’il évoquait dans une diatribe sublime, « Un Comité : un groupe de personnes incapables de faire quoi que ce soit par elles-mêmes qui décident collectivement que rien ne peut être fait ! ». Nous y sommes !

 

Pour toutes ces raisons, l’idée même d’approuver le Procès Verbal de cette séance nous est inconcevable, tant il évoque une page sombre de notre démocratie interne.

 

Pour autant, la CFE-CGC Métiers de l’emploi continuera, avec résolution, à jouer son rôle au sein de l’instance, tout en veillant à ne pas renier ses valeurs de partage et d’écoute et sans se soumettre au diktat de ce qui ressemble à un « Tribunal révolutionnaire » !

Elle ne se privera pas de dénoncer, autant que de besoin, les menées aventuristes de cette nouvelle majorité et de ses composantes.

CHURCHILL  encore le disait : « Le succès n’est pas final, l’échec n’est pas fatal, c’est le courage de continuer qui compte ». Nous ne nous déroberons pas, d’autant moins que nous sommes pleinement conscients que pour l’essentiel les décisions à venir restent et resteront à l’échelon de la branche. A bon entendeur, salut !

Télécharger la déclaration ICI

 

Le SNU-FSU, la CFT-FO, la CGT et le STC ont fait une déclaration politique et demandent une modification de l’ODJ, réclamant une acceptation majoritaire des élus.

Le SNAP lit également une déclaration dans laquelle il demande l’octroi d’une prime aux salariés de Pôle emploi afin de récompenser l’investissement des salariés dans cette crise sanitaire qu’est le COVID-19.

 

  1. Election du trésorier CSEC

 

Candidature de Monsieur Pierre ATHENOUR, CGT au poste de trésorier du CSEC.

Vote : 10 abstentions, 14 Pour

 

  1. Election des 4 derniers membres de la CSSCT

 

  • Election de monsieur Philippe L’ESPRIT pour la CFE-CGC Métiers de l’emploi : 14 abstentions (CGT, CGT-FO, SNU, STC), 10 Pour (CFE-CGC, SNAP, CFDT), 0 Contre.
  • Election de monsieur Alexandre SERGENT pour la CFDT : 14 abstentions, 10 Pour, 0 Contre.
  • Election de madame Laurence THIREAU pour le SNAP : 14 abstentions, 10 Pour, 0 Contre.
  • Election de monsieur Gilles BLANCHARD pour la CFDT : 14 abstentions, 10 Pour, 0 Contre.

 

  1. Point COVID 19

 

Délibération par la délégation des élus SNU, CGT, CGT-FO et STC pour une demande de CSEC extraordinaire spécifique COVID dans le cadre de la réorganisation, la sécurité, la santé et les conditions de travail au sein de Pôle emploi.

 

Le DGARH explique qu’un CSEC Extraordinaire sur le Plan de déconfinement sera convoqué et qu’il est tout à fait favorable à la mise en place de la CSSCT pour travailler sur le sujet et éclairé le CSEC sur le plan de déconfinement.

 

Pôle emploi a eu pour objectif de garantir la sécurité sanitaire des agents tout en assurant nos missions. Jean-Yves CRIBIER explique que  la direction a décliné le plus fidèlement possible l’ensemble des consignes et recommandations données par le gouvernement.

Depuis le 25 février et la gestion des agents revenant de zones à risque (collègues invités à rester à domicile pour 14 jours avec maintien de salaire), un lien avec les régions et leur correspondant de crise s’est mis en œuvre. Une transmission des consignes DG aux établissements a été réalisée pour les agents infectés, mise en place des relations avec les ARS, installation de la cellule nationale de crise comme en région, déploiement d’une communication sur les gestes barrières à respecter.

 

Début mars, avec le stade II de l’épidémie, mesures prises pour isoler les collègues travaillant et vivant dans les clusters ; annulation des réunions et formations internes ; le 5 mars s’est tenu un CSEC avec proposition d’audio DGARH et DSC-Secrétaires CSEC et CSSCTC.

 

Engagement de travaux préparatoires en vue du passage en stade III : notamment le déploiement de PC portable pour permettre le télétravail aux agents.

Suite au confinement décidé : décision de recentrer les activités de PE à celles étant essentielles ; annulation des prestations et ateliers ; l’accueil sur flux a ainsi été limité aux situations urgentes uniquement, puis fin totalement de l’accueil du public.

Développement d’une communication DG, DGARH et proposition de guides sur le télétravail et le management à distance en cas de crise.

 

Passage de 6.000 à 29.000 télétravailleurs entre les 16 mars et le 15 avril ;

Les activités en agence sont limitées : dispatching et scan des courriers, mobilisation de ressources complémentaires sur site lorsque le nombre de télétravailleur est insuffisant pour assurer les activités prioritaires : ce sont 2.083 agents en moyenne sur les 1.200 implantations de PE qui travaillent encore en agence.

 

La DG a décidé de la prise en charge des frais de déplacements des agents travaillant sur site et qui utilisent exceptionnellement leur véhicule personnel dans le contexte actuel ; renforcement de la ligne d’écoute.

Jusqu’au 6 avril, une visio est organisée  quotidiennement entre la DG et les DR ; puis 2 à 3 actuellement.

 

Continuité des mesures décidées par la DG jusqu’à nouvel ordre.

 

Depuis une dizaine de jour, début de travaux pour penser le déconfinement avec l’attente des éléments de l’Etat quant à la notion de déconfinement progressif. Le CSEC sera évidemment informé de ce premier niveau d’organisation à partir du 11 mai. JY Cribier avance que des adaptations seront très certainement réalisées au fur et à mesure.

 

Au niveau des grands projets, le CRI et le Pack de démarrage sont reportés à 2021 ; la DG explique qu’il est prévu de revisiter nos orientations stratégiques, la crise sanitaire provoquera très certainement une crise économique et une augmentation du chômage ; les objectifs fixés à Pôle emploi par la Convention tri-partite vont être inévitablement revus.

 

Le DGA RH nous livre quelques chiffres au 10 avril :

 

  • 60 agents dépistés COVID 19
  • 1.250 agents à risque élevé
  • 1.648 agents en arrêt pour garde d’enfant
  • 3.410 en congé, moyenne sur la semaine
  • 5.097 agents en absence rémunéré
  • 27.207 agents télétravaillant (+ 26 % avec la semaine précédente, 21.000 la semaine précédente)
  • 2.083 agents travaillant sur site (2800 la semaine précédente)

 

Au niveau de notre activité :

 

  • - 12 % de demandes d’allocation
  • Stock d’allocation d’environ 30.000 (inférieur à l’année dernière la même date)
  • 91,7% des dossiers sont traités dans les temps (-1,5% à la même période l’année dernière)
  • ESI, activité essentielle depuis fin mars : rattrapage réalisé à ce jour
  • - 9 % de mails rentrants
  • + de mails sortants
  • Délai traitement moyen des mails de 8 heures
  • + 110 % d’appel 3949 sur la semaine dernière, avec 89 % de performance et 92 % sur le 39 95
  • - 74 % d’offres recueillies
  • Mise en place de la plateforme mobilisation pour l’emploi : mise en avant d’offres stratégiques (près de 13.000 offres d’emploi proposées à la semaine dernière)

 

Sur l’actualisation de DE, avec clôture au 16 avril, midi :

 

Le taux à ce jour de 0,5 et 2 % en plus du taux moyen mensuel suite à la mobilisation de nos agents. Décision d’élargir les appels vers les allocataires ASS et ARE. Le mois prochain, ces mêmes actions seront très certainement reproduites.

 

 

Intervention de la CFE-CGC Métiers de l’Emploi.

 

La CFE-CGC reconnaît que personne ne s’attendait à une telle crise sanitaire ; pour nous, la priorité était d’abord de mettre en place la sécurité des agents, puis de continuer à assurer nos activités.

 

Les agents de Pôle Emploi ont été particulièrement au  rendez-vous pour maintenir nos services aux usagers, malgré quelquefois de réelles craintes.

Mais demain, que prévoyez-vous ? Quels scénarios de dé-confinement ? Certes, nous attendons les précisions du gouvernement qui sont nécessaires, en revanche nous souhaitons que l’ensemble des représentants du personnel, du CSEC aux représentants de proximité soient pleinement mobilisés.

La CFE-CGC attire aussi votre attention sur la reprise du travail post-confinement avec notamment l’accompagnement des agents pour réintégrer leur poste de travail alors que le virus est encore là. Cet accompagnement psychologique des équipes sera essentiel pour la CFE-CGC, dès aujourd’hui nous souhaitons que ce sujet soit un axe de travail à envisager.

 

Le DGA RH reconnaît comme la CFE-CGC la grande capacité d’adaptation des agents et leur réel engagement ; sur les scénarios envisagés de déconfinement, il précise qu’ils sont multiples, d’abord en fonction des métiers et des lieux de travail mais avec la même dorsale : la question sanitaire. Le retour en agence ne pourra se faire qu’avec toutes les garanties de sécurité sanitaire, incluant des adaptations à l’accueil des sites, comme par exemple des vitres en plexiglass, dispositif déjà en réflexion au sein des groupes de travail DG. Ce plan de déconfinement sera très certainement limité à quelques semaines. Il convient que les représentants de proximité peuvent avoir effectivement toute leur place, comme l’a proposé la CFE-CGC.

 

Le sujet de la prime est examiné actuellement ; dans le cadre de la loi, Pôle emploi pourrait en-effet la mettre en œuvre mais quelle gestion ? Pour qui ? Etc…La décision n’est pas arrêtée à ce jour.

 

En parallèle,  il faut créer les conditions d’un échange entre ELD et leurs agents pour réfléchir sur leur déconfinement.

Tout cela demande de la souplesse de l’agilité pour préparer ces étapes pour le DGARH.

 

Il reconnaît une certaine forme de désarroi, avec des situations de solitude ; la DG tire des enseignements des premières semaines : plus on communique de façon claire au niveau national et directement aux intéressés, plus on évite les risques d’interprétations.

 

Le DGA précise qu’il n’y aura pas d’impact sur le 14ème mois quand autorisation d’absence, garde d’enfants.

 

Concernant les déclenchements de DGI (Danger Grave et Imminent), Dominique BLONDEL précise que certains ont été faits au niveau local : ARA (enquête, levée suite plan d’action), BFC (idem), Centre Val de Loire (idem pour le 1er DGI) mais déclenchement d’un second DGI (désaccord sur le plan d’action, inspecteur du travail saisi), Grand Est (le CSE a refusé de voter sur les mesures proposées pour lever le DGI, incongruité juridique ?? pour madame BLONDEL), Guadeloupe (enquête en cours), Haut de France (désaccord, inspecteur du travail saisi), IDF (désaccord du CSE, inspecteur du travail saisi), Occitanie (désaccord, saisi de l’inspection du travail), PACA (information de l’inspecteur du travail suite à désaccord du CSE).

Un DGI national a été déclenché par les élus de la CGT-FO au CSEC, madame BLONDEL nous informe qu’il a finalement été levé suite à la proposition d’un plan d’action par la DG. Le secrétaire du CSEC fournira aux membres de l’instance le CERFA avec les motifs de cette levée.

 

La CGT-FO déclare que la Direction de Pôle emploi est responsable du décès du collègue d’Ivry sur Seine intervenu début avril suite à sa contamination au COVID-19. Pour elle, la DG a obligé ses salariés à venir sur site malgré la nécessaire décision de confinement.

 

 

Intervention de la CFE-CGC Métiers de l’Emploi.

 

La CFE-CGC a insisté sur le risque fort d’épuisement professionnel de notre ligne managériale et en premier lieu celui de l’encadrement de proximité.

 

La charge mentale et la fatigue physique qui sont celles des ELD nous sont quotidiennement remontées et nous nous inquiétons pour nos collègues sur la durée.

 

Leur réalité est vraiment très complexe, nombre d’entre eux sont présents chaque jour sur site pour assurer les rotations, ils sont aussi à la production en assurant au 39 49 par exemple, ils réorganisent, répondent souvent à des injonctions de leurs N+1, ils participent aux réunions Skype souvent trop longues et trop nombreuses, jusqu’à 5 quelquefois par jour, ils entretiennent une relation de forte de proximité avec leurs agents pour les rassurer et les accompagner au mieux dans un contexte déstabilisant pour certains et même très anxiogène pour d’autres et demain, lorsque le déconfinement arrivera, ils devront arbitrer les demandes de congés, redonner du sens et être vigilants aux risques de défiance et d’oppositions entre les agents quand ils reviendront tous sur site.

 

La CFE-CGC demande au DGARH de passer le message aux directions régionales et territoriales de relâcher cette pression du chiffre, des objectifs et des reportings trop lourds qui leur sont demandés, alors que les ELD priorisent avant tout le maintien d’une performance sociale, cruciale pour maintenir PE opérationnel.

 

 

La séance se termine à 17h58 à la suite d’un incident technique Skype. La suite de l’ordre du jour sera repoussée à un prochain CSEC.

 

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